Pour K.B. Sharp, les tatouages valent mieux qu'un long discours

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K.B. Sharp, Kristen Brooke de son vrai prénom, aime beaucoup de choses : le basket, au point d'en avoir fait sa profession, le football, la France, la tartiflette, Djibril Cissé, la vie... et les tatouages. L'Américaine en a une petite quinzaine, qui en disent long sur sa personnalité et les valeurs qui l'animent. « Je ne crois pas qu'il existe des choses importantes sur moi qui ne sont pas dans mes tatouages, souligne-t-elle. Ils m'expliquent un peu. » Cela nous a donné une idée de portrait original...

 

 

 

  

Pour ses 18 ans, K.B. Sharp s'est offert un cadeau : un tatouage. « A cette époque, tatouages et piercings sont devenus populaire, explique-t-elle. J'aimais voir les gens avec et j'en voulais aussi. » Ce n'était pas une lubie passagère. Kristen Sharp a quatorze tatouages (en plus d'un piercing à la langue) qui définissent une bonne partie de sa personnalité. Présents surtout sur les bras, ils restent relativement discrets. Il y a une vie après le basket, et K.B. la voit dans la justice criminelle, dont elle est diplômée. « Je ne voulais donc pas que ce soit un trop gros truc. »

Dieu, Israël et la France

 

K.B. Sharp nous a d'abord montré la croix sur laquelle se trouvent deux références à des psaumes (1) : « Dieu, protège-moi de mes ennemis » et « je n'ai peur de rien avec Dieu ». De confession catholique, K.B. Sharp explique sur son site Internet (www.kbsharp.com) avoir renforcé sa foi lors de son passage en Israël. La meneuse a joué durant deux saisons là-bas. Elle en est repartie avec ses initiales écrites en hébreux sur son poignet (2). « J'ai adoré Israël », dit-elle avec l'enthousiasme qui la caractérise.

 

K.B. aime Israël, mais sans doute pas avec la même passion que la France, qu'elle a rejointe en 2006. « J'adore la langue française, la nourriture, les gens et les paysages. J'adore l'histoire de la France, avec tous les monuments et l'art. » K.B. Sharp a donc voulu immortaliser cet attrait. Elle arbore sur son (musclé) biceps gauche le drapeau des Etats-Unis entremêlé de celui de la France, les deux plantés dans un cœur (3). « C'est mon tatouage préféré », indique-t-elle. De manière plus originale, on retrouve aussi la France sur son mollet droit. Il y est écrit : « La vie c'est comme ça, ça va et ça vient. » (4) « C'est la première phrase que j'ai apprise en français, quand je suis arrivée à Aix en 2006, sourit-elle. Et elle me plaît. »

 

Leader, endurance, confiance

 

Il arrive toutefois que K.B. fasse des infidélités au français, qu'elle maîtrise parfaitement (au point d'être capable de dire « j'adore » sans rouler les « r », seulement sur demande toutefois). Elle a choisi des caractères japonais pour inscrire des mots-clés : leader (5) parce que « j'aime mener le jeu », endurance (6) car « il faut continuer à vivre même quand tu endures des choses difficiles » et confiance (7) « pour me rappeler que je dois toujours avoir confiance en moi ». Autre symbole : la croix de vie égyptienne (8)... « parce que j'adore la vie ! Je trouve qu'on a beaucoup de chance de vivre ».

 

K.B. Sharp a aussi réservé une place de choix à sa famille, dont elle est très proche. Deux tatouages la représentent : le mot « amour » en japonais entouré des initiales de ses deux frères (dont son jumeau), de ses parents, d'une nièce et d'une grand-mère (9) ainsi qu'un cœur où figurent les initiales de ses autres nièces et de deux de ses grands-parents (10).

 

Les Bearcats dans la peau

 

Enfin, le basket est évidemment présent lui aussi. Le ballon de basket en forme de cœur (encore un !) se passe de commentaire (11). On peut cependant préciser que K.B. Sharp est issue d'une famille de basketteurs et que ce sport a toujours constitué sa principale occupation. Elle faisait partie de l'équipe universitaire de Cincinnati. Elle en a gardé deux souvenirs : l'un sur l'épaule gauche (l'empreinte d'un pas de chat, son tout premier tatouage, 12) et l'autre sur la cheville droite (la mascotte de son université, 13). Tous deux dépeignent un chat imaginaire, le Bearcat, du nom dont sont appelés les joueurs de son ancienne université. « Je suis très attachée à mon université. C'est typiquement américain. »

 

Pour être complet, on peut préciser que K.B. a une étoile sur la hanche... qui recouvre le prénom de son ex-fiancé. « Il m'avait pourtant dit de ne pas faire ce tatouage », se souvient-elle. K.B. envisage de faire un dernier tatouage, qui aura un intérêt exclusivement artistique. Tout ce qui compte pour elle est déjà inscrit.

 

 

 

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