Jean-Philippe Paquet à la barre des Drakkars

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Le vote a eu lieu hier matin et n'a pas provoqué de grande surprise. Jean-Philippe Paquet a été élu par ses coéquipiers capitaine du Hockey Club de Caen. Le défenseur canadien est attendu comme un élément-clé du navire caennais pour sa première expérience outre-Atlantique. À 24 ans, ce grand gabarit au caractère posé affiche un beau vécu au Québec.


L'été venu, Jean-Philippe Paquet ne rechigne pas à quelques swings sur les greens de golf, mais la vraie passion de ce solide gaillard (1,88 m pour 85 kg) s'épanouit dans des espaces autrement plus restreints. Jean-Philippe Paquet pratique le hockey sur glace depuis qu'il a six ans et en a fait son métier il y a quelques semaines, remplaçant annoncé d'un certain Tommy Lafontaine au Hockey Club de Caen. Contacté par Strasbourg en 2008, il avait préféré rester au pays pour boucler son cursus scolaire. Diplôme d'histoire en poche, le futur enseignant a franchi le pas après trois années passées en championnat universitaire. « J'avais l'ambition d'aller en Europe à la fin de mes études, explique-t-il. Comme j'ai quelques contacts en France et que j'ai entendu beaucoup de bien sur Caen de la part d'anciens joueurs, j'ai atterri ici. »


Le Hockey Club de Caen n'était pas malheureux de voir arriver un homme capable de stabiliser un secteur mis en difficulté la saison dernière. Car du haut de ses 24 ans, Jean-Philippe Paquet a un vécu qui inspire la confiance. En Ligue de hockey junior majeur du Québec, il a joué 325 matchs en cinq saisons pour un total de 165 points (assistances et buts). Lors de la première de ses trois années universitaires, il a inscrit 21 points en 27 matchs. Le défenseur aime aller de l'avant : cela se voit à ses statistiques. Au-delà des chiffres, un autre fait est susceptible de traduire sa valeur. En 2005, il a été drafté par Pittsburgh, champion de NHL quatre ans plus tard, et fut invité par trois fois en camp d'entraînement. « Il a tapé dans l’œil des dépisteurs, ça veut dire quelque chose, souligne Bertrand Pousse. C'est qu'il a des aptitudes. »


Un défenseur porté vers l'avant


Caen attend beaucoup du natif de Saint-Georges-de-Beauce, « recruté pour être un leader de jeu », d'après Bertrand Pousse, mais aussi de vestiaire. Jean-Philippe Paquet, qui vit en Europe sa première expérience professionnelle, a conscience des responsabilités qui lui incombent mais semble l'appréhender paisiblement. « Je ne me mets pas de pression avec ça, je suis plus excité. J'ai hâte de montrer ce que je sais faire. Mon objectif est d'apporter le plus possible à l'équipe. » Pour le moment, les Drakkars n'ont pas encore vu l'étendu du potentiel de leur Canadien, contraint de passer par une période d'adaptation normale. « Je ne connais pas du tout la Ligue Magnus en-dehors des matchs amicaux que nous avons disputés, rappelle le défenseur. Ici, le jeu est moins physique, plus technique et tactique. Les patinoires sont plus grandes, donc il faut toujours garder un œil derrière soi puisque la surface à surveiller est plus importante. »


Si Jean-Philippe Paquet s'astreint à la vigilance, son caractère le pousse davantage vers l'avant. Le jeune homme est connu pour sa capacité à appuyer les offensives de ses avants. « Je suis un défenseur polyvalent », souligne-t-il. « Il est capable d'être défensif quand c'est nécessaire, précise Bertrand Pousse. Il a des qualités physiques intéressantes et un bon lancer. Il aime imposer son physique, mais il doit s'adapter aux espaces plus grands, qui rendent la tâche plus difficile. » « J'ai eu un peu de mal à me repérer au début, confirme Jean-Philippe Paquet. Maintenant, ça va mieux. » Associé à Numa Besson, autre défenseur au profil offensif, il dit avoir trouvé un bon équilibre.


Un capitaine posé et réservé


Sur la glace, Jean-Philippe Paquet « dégage beaucoup de charisme et de classe », d'après Alexis Gomane. Le vice-capitaine des Drakkars (avec Pierre Bennett) estime que le Canadien « peut être un joueur clé, à la fois dans le jeu mais aussi dans le vestiaire ». Ses partenaires n'en pensent pas moins. Ils l'ont élu capitaine. Ce rôle, auquel il a souvent été habitué dans le passé, Jean-Philippe Paquet entend l'assumer « par l'exemple ». « Je ne suis pas quelqu'un d'extraverti. J'aime bien prendre la parole, mais c'est pour dire des choses de manière posée et positive. » Un mois et demi après son arrivée, il reste en phase d'observation. « Il est assez taiseux mais il observe beaucoup ce qui se passe », indique Alexis Gomane. Mardi, lors du premier match officiel des Drakkars, en Coupe de la Ligue contre Angers, c'est lui qui sera regardé.

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