Amandine Vaupré a les yeux rivés sur la Coupe du Monde

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Comme trois de ses coéquipières au sein de l'Ovalie Caennaise, Amandine Vaupré dispute actuellement le tournoi des Six Nations avec l'équipe de France féminine de rugby. Mais la troisième ligne aile n'a qu'une idée en tête : remporter la Coupe du Monde, qui débutera le 20 août en Angleterre. Cette compétition doit être le point d'orgue de la courte carrière rugbystique de cette ancienne judokate de haut niveau.


Elle n'attend que ça. Amandine Vaupré, 27 ans, veut être de la Coupe du Monde 2010 à Londres et a bien l'intention de faire de cette saison laborieuse en club (l'Ovalie Caennaise est sixième de D1) la meilleure de sa carrière.

Beau défi pour une joueuse arrivée au rugby il y a à peine six ans après de nombreuses années passées sur les tatamis. « Au départ j'ai fait de la natation de 0 à 6 ans, raconte-t-elle. Mais ma mère ne pouvait plus m'emmener trois fois par semaine à la piscine donc j'ai dû changer de sport. Il y avait un club de judo dans mon village, je m'y suis inscrite. » Amandine Vaupré y a franchi les étapes avec succès, allant même jusqu'à décrocher une cinquième place aux championnats de France de deuxième division. Lassée, pensant qu'elle avait atteint une limite dans sa progression, elle a souhaité se réorienter vers un sport collectif. Le rugby est venu assez naturellement. « Il y a pas mal d'anciennes judokates dans le rugby, décrit-elle. Ce sont deux sports de combat qui ont beaucoup de parallèles. On n'a pas eu besoin de m'apprendre à plaquer par exemple. J'avais aussi la condition physique. Ce qui diffère, c'est surtout la gestuelle avec le ballon, la course et le champ visuel. Mais si je n'avais pas fait de judo auparavant, je n'aurais pas pu atteindre ce niveau de rugby aussi rapidement. »


Première sélection après un an et demi de rugby


Amandine Vaupré rejoint l'Ovalie Caennaise au début de la saison 2004-2005. Six mois plus tard, elle se rompt les ligaments croisés. Quand elle revient à la compétition, Mathilde Tapin subit la même blessure. Le poste de troisième ligne aile est alors vacant. Amandine Vaupré y est replacée. Elle s'y plaît. « C'est un poste où on court beaucoup et où on plaque beaucoup. On est les « faucheuses ». On a un rôle défensif important mais on peut être amené à soutenir les arrières. On est un peu partout, des électrons libres. »

 

 

Les qualités de la stapsienne (comme beaucoup des coéquipières de sa génération, elle a commencé le rugby en fac de sport) ne passent pas inaperçues. En 2006 elle est sélectionnée pour la première fois en équipe de France A (qui représente en fait l'équipe de France espoirs). Elle n'a qu'un an et demi de rugby dans les jambes. Amandine Vaupré débute une carrière internationale qui doit l'emmener jusqu'à la Coupe du Monde 2010 à Londres.


Fin de carrière à Londres ?


Cette compétition, la Caennaise y pense tous les jours, et plus encore pendant ce tournoi des Six Nations durant lequel le rugby occupe toutes ses journées. « Je n'ai pas fait la tournée d'automne contre le Canada car j'étais blessée, explique-t-elle. Or ça peut aller très vite en équipe de France, je me suis posé beaucoup de questions. On est toujours sur un siège éjectable. Préparer la Coupe du Monde, c'est une course contre la montre J'ai mis toutes les chances de mon côté pour pouvoir y participer. » Le rugby féminin, au plus haut niveau soit-il, reste purement amateur. Amandine Vaupré a quitté son temps plein de conseillère départementale de rugby pour rejoindre la Marine. 20 heures par semaine, un boulot pas vraiment passionnant mais qui laisse du temps pour récupérer et préparer au mieux ce qui doit être le point d'orgue de sa carrière. « C'est la compétition la plus prestigieuse. C'est magique de représenter son pays. C'est aussi une fierté personnelle d'être reconnu pour ses qualités. » Amandine Vaupré, qui compte une bonne quinzaine de matchs internationaux à son actif, ne redoute que la blessure. « C'est la hantise de tout sportif car c'est le seul élément que nous ne pouvons pas maîtriser. Une blessure et c'est tout le château de cartes qui s'effondre. »


Après ce rendez-vous anglais, celle qui se serait bien vu prof de sport ou journaliste sportive pense tourner la page rugby, même si la situation compliquée de l'Ovalie Caennaise l'inspire à la réflexion. « Je suis prête à aider le club la saison prochaine, mais pas avec le même investissement. » Une chose est sûre, elle n'en sera pas quitte avec le sport. « Après le rugby, je ferai sans doute du triathlon. J'ai besoin de garder un défi. »

 



 

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