Clarisse Costaz : Mondeville, Challes, Sciences-Po...

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Après deux années passées à Mondeville, marquées notamment par une victoire en Challenge Round en 2009, un quart de finale de coupe d'Europe et une quatrième place de Ligue féminine en 2010, Clarisse Costaz évoluera à Challes-les-Eaux la saison prochaine. Avant cela, les vacances sont pour l'instant toutes relatives. La meneuse/arrière a le nez plongé dans les bouquins. Étudiante à Science-Po, elle prépare ses examens.


En fin de contrat à Mondeville, Clarisse Costaz évoluera à Challes-les-Eaux la saison prochaine. Dans un contexte économique difficile, elle s'est engagée pour une saison en faveur de ce club qu'elle décrit comme « stable, sain ». « Il souhaitait me faire signer tôt et en priorité en meneuse. Or ma priorité est également de jouer meneuse, même si ça ne me dérange pas du tout de décaler en 2. C'était un point important. Je me rapproche aussi de ma famille, ce qui n'est pas négligeable. » La native de Bourgoin-Jallieu va retrouver sa région Rhône-Alpes après six années passées dans le « nord », à Calais d'abord, puis Saint-Amand et, enfin, Mondeville.


Clarisse Costaz tourne une nouvelle page en quittant l'USOM. Avec un peu de nostalgie, même si « on est habitué à changer régulièrement de club ». La championne d'Europe espoirs en 2005 s'est « beaucoup plu » en Basse-Normandie. À Mondeville, celle dont la fan « number one » est à chercher du côté de Bourges*, aura connu bien des aventures en l'espace de deux ans. Collectivement, d'abord. Parmi les seules rescapées de l'intersaison 2009, elle a goûté à la fois à la saison ratée de 2008-2009 (« on n'arrivait pas à jouer ensemble et c'était un cercle vicieux ») et à celle beaucoup plus aboutie qui s'est récemment conclue. « On a l'impression qu'il y a eu trois ou quatre saisons en une seule, explique-t-elle. Il y a eu énormément de chamboulements. Ça a été une bonne saison parce qu'on a su gagner des matchs clés quand il le fallait. » De cette année, elle garde en mémoire le parcours en coupe d'Europe. Certes, l'élimination en quart de finale contre Saarlouis a été ressentie comme « un gros coup sur la tête ». Mais, assure Clarisse Costaz, atteindre ce stade de la compétition était « énorme », à l'image de la dernière victoire contre Tarbes en championnat.


« Si Hervé me l'avait demandé, j'aurais joué intérieure ! »


Individuellement, sa dernière saison se sépare aussi en plusieurs parties. La première moitié a été tronquée par une arthroscopie du genou qui lui a fait manquer la préparation et les premiers matchs. « C'est carrément compliqué. Quand tu arrives, le groupe est déjà dans le rythme. Toi, tu dois t'insérer et retrouver le niveau physique et basket. Pour moi, toute la première partie de saison a été consacrée à me remettre en forme. J'ai eu des douleurs au genou assez longtemps. Ça fait peur, c'est long, on n'est pas bien, on ne joue pas bien... Physiquement, j'étais à peu près prête au mois de janvier. »


A ce moment, Clarisse Costaz a dû s'adapter à un nouveau poste. De meneuse, elle est passée arrière. « Elle a été utilisée un peu à toutes les sauces, reconnaît Hervé Coudray. Sa grosse qualité est d'avoir mis l'équipe en avant par rapport à ce qu'elle avait envie de faire. C'est un bon exemple pour beaucoup de joueurs. » « Il fallait que je trouve mon équilibre à un poste où les attentes étaient différentes, indique la joueuse. Mais en même temps, je devais me tenir prête au cas où à jouer au poste 1. C'est enrichissant d'être polyvalent mais cela demande de s'adapter constamment. Mais bon, je suis là pour jouer. Si Hervé m'avait dit de jouer intérieure, j'aurais joué intérieure, comme il en a rigolé à la fin de la saison ! » Lors du dernier match de la saison à domicile, Hervé Coudray avait en effet témoigné son regret de ne pas avoir fait jouer Clarisse Costaz à l'intérieur, clin d'oeil à sa polyvalence.


Tête bien faite


En attendant d'entamer une septième saison en Ligue, avec un mois de retard compte tenu des championnats du Monde qui se tiendront en septembre, Clarisse Costaz n'est pas tout à fait en vacances. Si le corps se repose, la tête, elle, travaille dur. La jeune femme, titulaire d'un DEUG de STAPS, est étudiante à Sciences-Po Paris, dans une promotion réservée aux sportifs de haut niveau. « Je serai plongée dans les bouquins jusqu'à mi-juin car j'ai des exams à préparer. J'ai une montée de stress, du coup je ne fais que bosser ! C'est assez tendu de gérer en même temps le basket et les études. Je fais presque tout par correspondance sauf les deux dernières mois. Il faut vraiment aimer ça ! »


Clarisse Costaz, que la Tarbaise Florence Lepron décrivait comme « ouverte, intelligente et cultivée » en 2005 sur le site basquetebol.org, ne sait pas encore de quoi sera fait l'après-basket. Peut-être se dirigera-t-elle vers le journalisme. En attendant, le sport reste sa priorité. « J'ai eu beaucoup de blessures au genou, je fais attention. Je ne sais pas si je tiendrai aussi longtemps que la moyenne. Mais le basket, j'adore ça. Tant qu'il restera ma première passion, je continuerai. »


* Spéciale dédicace à Marie J. ;-)

Commentaires (2)
  • nelsonguillemette

    Sportacaen.fr, vous devez embaucher Clarisse si elle veut faire du journalisme ! Il faut garder cette perle en Normandie ! ^^

    A bientôt et merci pour cette interview bien enrichissante !

  • admin

    Lol, Nelson. La porte est ouverte ! Clarisse, si tu veux te faire la main sur ce modeste site, n'hésite pas hein !

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