Karim Dahak, le nouveau « Sonic » du CBC

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A l'occasion de la reprise de l'entraînement de la N1 du Caen Basket Calvados, Sportacaen est allé à la rencontre de Karim Dahak, meneur de vingt-sept ans arrivé cet été en provenance de Cherbourg. Formé à Évreux et ayant déjà connu le niveau Pro B, ce sympathique nouveau venu ne cache pas ses ambitions.


C'est un nouveau départ avant un possible retour en Pro B ?

Oui, c'est l'objectif du club à moyen-court terme. Je suis venu ici en toute connaissance de cause, je connais le projet du club et forcément, le but, l'intérêt d'évoluer ici, c'est d'un jour jouer en Pro B.

Avant cet été, le CBC s'était déjà intéressé à toi ?

Non, j'ai été deux ans avec Cherbourg et ils ne m'avaient jamais contacté. L'année dernière, Philippe (Da Silva) est arrivé et Boris (Renaux) était encore là donc il n'y avait pas de possibilité pour moi de venir ici. Ils se sont tout simplement intéressés à moi lors de cette intersaison.

Qu'est-ce qui t'as séduit dans le projet du CBC ?

Plusieurs choses : je suis en N2 depuis trois ans et je joue le CBC depuis trois ans, donc j'ai pu voir l'évolution du club, j'ai vu leur projet évoluer à grande vitesse. Donc forcément, c'est un projet intéressant, c'est un club qui se structure de partout, c'est une ville basket, c'est une salle basket, pour avoir joué ici plusieurs fois, c'est vraiment une salle qui vibre basket. Et tout ça fait que c'est forcément intéressant pour un joueur de venir jouer ici et l'opportunité d'évoluer à nouveau en N1, c'est vraiment un gros challenge.

Que penses-tu pouvoir apporter à cette équipe ?

Je pense pouvoir apporter ma vivacité, mon jeu rapide, mes qualités défensives et je peux aussi débloquer quelques situations avec mon tir extérieur.


« Je veux être un plus dès que je rentre sur le terrain ! »


Connaissais-tu déjà la ville de Caen ?

Pas du tout. J'en avais beaucoup de bons échos mais je n'avais jamais eu le temps pour me poser ici ou même visiter.

Quelles sont tes ambitions personnelles pour cette saison ?

Déjà, d'être un très bon relais de Philippe sur le terrain. Je vais sûrement être remplaçant en début de saison et je veux surtout apporter, être un plus pour l'équipe dès que je rentre sur le terrain. Ça sera ça mon objectif premier, tout en apportant une grosse intensité défensive.

Et les ambitions collectives ? Le plus haut possible ?

Voilà ! Tout simplement. On sait que la N1 est un championnat très difficile et très homogène mais en tant que joueurs, nous sommes très compétiteurs. Donc oui, l'objectif sera de faire la meilleure saison possible et de terminer le plus haut possible.

Ces dernières années, tu as beaucoup bougé. Tu aimerais rester ici pour le long terme ?

Oui, forcément. D'une part, étant issu d'Évreux, je ne suis pas très loin de chez moi et c'est pareil pour ma compagne. Sur le long terme, il y a vraiment quelque chose de très intéressant à faire ici.

Connaissais-tu déjà des joueurs ici ?

Philippe avec qui j'ai joué pendant deux ans à Évreux et que je connaissais personnellement très bien, et ensuite, les gars contre qui je joue depuis deux ans, on se connaît sans se connaître, Ian, Camille, Bryson... Fabien qui est de Cherbourg aussi, donc on a été amené à se croiser quelques fois.

Tu prends la succession de Boris Renaux qui était un peu le « chouchou » du Palais des sports. Ça fait une pression supplémentaire ?

Non, ce n'est pas une pression. Je respecte beaucoup ce que Boris a fait ici, il a su s'adapter à un nouveau style de jeu à l'arrivée d'Hervé et je l'ai vraiment trouvé très bon lors de ces deux dernières années. Après, les choses ont fait que j'ai pris sa place mais je ne me mets pas de pression par rapport à ça, moi je suis là pour apporter mon jeu, mes qualités et ça s'arrête là.

Quelle est ta principale qualité humaine ?

Je dirais le partage, je suis quelqu'un qui aime beaucoup partager. Je ne suis ni égoïste ni solitaire, j'aime beaucoup partager avec les gens.

Et ta principale qualité basket ?

Je dirais ma vitesse.

Ton principal défaut humain ?

(Rires) A la maison, on va dire que je suis un peu maniaque (rires) ! Sinon, je peux être têtu sur certaines choses.

Et défaut « basket » ?

C'est plus dans la tête là. Des fois, je peux me prendre la tête un peu pour rien. Mais ça, c'était surtout vrai quand j'étais un peu plus jeune, maintenant je pense qu'avec la maturité et l'expérience que j'ai acquises en bougeant un peu, ça s'est stabilisé à ce niveau-là.

A côté du basket, quelles sont tes passions, tes loisirs ?

On m'a posé cette question il n'y a pas si longtemps que ça. Je suis quelqu'un qui est beaucoup famille, je partage beaucoup de moments avec ma femme et mon fils. Et puis après, tout ce qui est parents, belle-famille, amis... J'aime beaucoup cet environnement-là. Et sinon, comme tout jeune de mon âge : séries, Playstation, sport à la télé, je suis assez classique.

Fan d'Allen Iverson, un autre fou de vitesse

Comment as-tu commencé le basket ?

Tout simplement à côté de chez moi à Évreux. J'habitais dans le quartier de La Madeleine et j'avais un petit terrain de basket à côté de chez moi. J'y suis allé une fois et j'ai mis un panier, puis en y retournant et en mettant un autre panier, voilà, ça s'est accroché comme ça. L'année suivante, je me suis inscrit en club. Pendant mes années de formation, j'ai eu la chance d'être dans un groupe de jeunes avec lesquels j'ai évolué pendant plusieurs années, ce qui m'a fait aimer le basket, avec un vrai coach formateur en plus. Et de fil en aiguille, j'ai continué là-dedans jusqu'à intégrer Évreux à l'âge de dix-huit ans.

Ton meilleur souvenir basket ?

Toutes ces années de formations avec ce groupe-là, on a vraiment vécu de belles choses et puis on n'était pas qu'entre nous, il y avait aussi les parents derrière qui suivaient. C'était vraiment un cadre très très sympathique et pour des jeunes, c'est inoubliable. Et ensuite, la saison 2009-2010 avec Évreux, avec Philippe qui était là, on fait vraiment une belle saison et humainement, c'était vraiment un beau parcours.

Et ton pire souvenir basket ?

Je dirais ma saison 2011-2012 avec Évreux où je n'ai quasiment pas joué de l'année et puis bien sûr pas mal de défaites qui restent en travers de la gorge, des défaites qui auraient pu changer certaines choses.

Un joueur préféré ?

J'étais très très fan d'Allen Iverson.

D'où la vitesse ?

(Rires) Oui, d'où la vitesse ! Et puis son style de jeu... Pour moi, il a apporté beaucoup en NBA et je pense que ça se ressent encore aujourd'hui au niveau des meneurs-scoreurs qui sont de plus en plus présents. De nos jours, depuis deux/trois ans, j'aime beaucoup le jeu de Stephen Curry côté NBA et, côté européen, j'aime beaucoup Juan Carlos Navarro puis les grands meneurs de l'époque, Bodiroga, Jasikevičius, des grands noms du basket.

Avais-tu déjà été avec le groupe ou cet entraînement constitue-t-il ton premier contact ?

On s'est vu ce matin pour la première fois et j'ai vu Bryson (Pope) hier. On s'est un peu contacté sur Facebook pendant l'été mais sinon, c'est le premier vrai contact avec les gars. J'avais déjà mangé avec Éric et Hervé durant le mois de juin, on s'était rencontré pour parler un peu et faire connaissance.

Cette première séance d'entraînement s'est bien passée ?

Oui, ça s'est bien, c'est bon de retrouver le terrain...

(Étienne Plateau passe par là) Rapidement tu penses quoi d'Étienne Plateau ?

Franchement, c'est un gros
censuré, je préfère ne pas en parler. Je préfère l'éviter (rires).

Un mot de la fin ?

Vivement que la saison démarre ! On a tous envie de faire une grosse saison et de faire vibrer le Palais toute l'année.


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