Yohan Mollo, une recrue qui promet

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Le Stade Malherbe a, d'après ses dires, bouclé son recrutement en s'attachant les services de Yohan Mollo. Le milieu gauche, capable également de jouer à droite, son poste de formation, a été prêté pour une saison par Monaco, avec option d'achat. « C'est une immense joie », a confié le jeune homme au site officiel du Stade Malherbe. Yohan Mollo espère relancer une carrière freinée par un faible temps de jeu en 2009-2010.


Le Stade Malherbe peut se réjouir. Il est parti en stage, période clé de la préparation physique, avec un effectif au complet. Seul Rajiv Van La Parra, qui rejoindra la sélection néerlandaise des moins de 19 ans en fin de semaine, manquait à l'appel. En revanche, Yohan Mollo était bien là. Contrairement à ses adversaires, Caen a terminé ses emplettes, affirme-t-il, et paraît s'être attaché de premiers choix.


Le dernier arrivé n'est pas le moins talentueux. Yohan Mollo, 21 ans dans tout juste dix jours, a l'attirail du parfait ailier : rapide, technique, percutant. Autant de qualités qui lui ont permis de faire son trou dans l'effectif monégasque en 2008-2009. La saison précédente, enchaînant les blessures, il n'avait pourtant effectué aucune apparition en CFA, se contentant par la force des choses de quelques matchs avec les 18 ans nationaux (avec toutefois un titre de champion de France à la clé). Mais le 18 octobre 2008, Ricardo lui donne sa chance en lui permettant de disputer la dernière demi-heure du derby de la Côte d'Azur contre Nice. Deux semaines plus tard, il est titulaire sur le côté gauche et signe sa première passe décisive, contre Nancy. Yohan Mollo gardera sa place quasiment tout au long de la saison, profitant de ses bonnes performances mais aussi des blessures de Meriem et Alonso. Dans le même temps, il est appelé en équipe de France espoirs. Il y chante « On va s'aimer » de Gilbert Montagné (la chanson, passage obligé du néo-sélectionné !) et signe une autre passe décisive dès sa première sélection.


De libéro à ailier


Les choses se déroulent à merveille pour le natif de Martigues, alors âgé de seulement 19 ans. « Je suis parti de rien, alors chaque moment, je savoure », dit-il dans Nice Matin. Né dans une cité marseillaise, Yohan Mollo débute le football à 7 ans... à l'OM. À 14 ans, il part pour Aubagne, où il est rapidement repéré par Monaco. Il intègre alors le centre de formation monégasque. L'ancien défenseur fait le spectacle sur son côté droit, s'inspirant de ses deux idoles, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. « Avant, j'étais libéro, je courais à deux à l'heure, raconte-t-il dans un reportage télévisé. Ma technique, c'était "je baisse la tête et je cours". J'enviais mes potes dans le quartier parce que, eux, ils avaient une super technique. »


Yohan Mollo a travaillé pour devenir un joueur à la qualité de dribble reconnue par tous et qui lui a permis de se faire élire meilleur joueur monégasque en février et mars 2009. Mais la saison suivante, qui doit être celle de la confirmation, se révèle celle des déceptions. Un nouvel entraîneur débarque à Monaco, Guy Lacombe, et Yohan Mollo n'entre pas dans ses plans. Celui qui se définit comme « droit, réaliste et travailleur » ne dispute que sept matchs comme titulaire.


« Il y a un esprit très familial ici »


Dès lors, sa décision est faite : il veut quitter Monaco à l'intersaison. Une aubaine pour Caen, pas totalement convaincu par ses deux milieux gauches, Juan-Eduardo Eluchans et Nicolas Florentin, dont il ne prolonge pas les contrats. Jean-François Fortin et son staff aiment le « jeune et prometteur » cousin d'André-Pierre Gignac. Monaco souhaite un transfert définitif, Caen préfère un prêt. Ce sera finalement un prêt avec option d'achat, qui ravit certainement le Stade Malherbe. Yohan Mollo, belle gueule et muscle saillant, n'est pas moins heureux. « J'ai été immédiatement séduit par le discours du coach [caennais], affirme-t-il sur le site officiel du Stade Malherbe. Il m'a dit que si j'étais bon, je jouerais. Pour moi, ç'a été capital, j'ai senti qu'il comptait sur moi. [...] Il y a un esprit très familial ici. Dès le premier jour, ç'a été un vrai coup de coeur. J'ai découvert des personnes gentilles, chaleureuses, accueillantes... » Il reste à espérer que la lune de miel se prolonge sur les terrains !

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