Ils sont très grands ces petits !

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L'équipe de France des moins de 19 ans est devenue championne d'Europe au stade Michel d'Ornano, ce vendredi soir ! Les « Petits Français » sont venus à bout du grandissime favori de la compétition, la terrible « Rojita » espagnole, impériale jusqu'alors. Ils sont parvenus à renverser une situation fortement compromise. Totalement asphyxiés en première mi-temps, incapables de soutenir la comparaison, ils sont apparus transcendés au retour des vestiaires. Ils ont alors rattrapé leur but de retard puis pris un avantage décisif en fin de match, portés par un public aux anges.

 

Le stade d'Ornano a abrité un grand moment de football, vendredi soir. Certes, ses acteurs n'avaient que 19 ans. Rares sont ceux qui évoluent dans l'équipe première des clubs qu'ils fréquentent, clubs qui figurent cependant parmi les meilleurs de leur pays respectif et d'Europe. Mais ce qu'ont réalisé les Français en ce 30 juillet 2010 restera longtemps gravé dans la mémoire des Bas-Normands, à commencer par les 20 000 et quelques présents dans l'habituelle antre du Stade Malherbe.


La France a retrouvé la lumière et la saveur d'un titre. Après le sacre des filles (les U19 féminines sont elles aussi devenues championnes d'Europe cet été), les garçons ont ajouté leur nom au palmarès européen. Mais ce ne fut pas sans mal. Les Bleuets ont montré deux visages bien différents contre l'Espagne. C'est heureusement le deuxième qui a triomphé.


À la mi-temps, la France pouvait même s'estimer heureuse de n'être menée que d'un but. Elle n'avait quasiment pas existé pendant 45 minutes. Dans tous les bons coups, Canales faisait terriblement souffrir les joueurs locaux (10', 11'), aidé à l'envie par ses petits copains, les Pacheco (12') et autre Rodrigo. Ce dernier ouvrait la marque après un peu plus d'un quart d'heure de jeu. Profitant d'une énième perte de balle française au milieu de terrain, Pacheco le lançait dans la profondeuret l'attaquant du Real concrétisait à l'entrée de la surface (0-1, 17'). La France était cantonnée à un rôle de spectatrice tant l'Espagne se révélait infaillible dans la circulation du ballon. La Rojita délivrait une imparable leçon de football alternant jeu court jeu long, changements d'ailes, mouvement, disponibilité... Mais il manquait le plus important aux Ibériques : des buts. Et même des occasions. Car après un premier quart d'heure de tous les dangers, ils se contentèrent de gérer leur mince avantage une fois celui-ci acquis.


Si bien qu'après 45 minutes de jeu, la France, groggy mais en vie, n'avait jamais qu'un but à rattraper. Les Bleuets ne l'ont pas oublié quand, revenus en avance sur la pelouse, ils se sont parlés, en cercle, bras dessus bras dessous. Un déclic cette petite réunion ? Possible, car l'équipe de France en sortit presque méconnaissable. Certes, elle frôla le KO dès l'entame de la deuxième période quand son gardien, Diallo, rata son contrôle sur une passe en retrait trop appuyée et que Canales manqua d'en profiter (48'). Mais deux minutes après ce sacré avertissement, Sunu s'arrachait pour récupérer de la tête le dégagement de son gardien, transmettait le ballon du même coup à l'entrant de la mi-temps, Tafer, qui lui remettait idéalement dans la course. Sunu, le joueur d'Arsenal, concrétisait l'occasion en lobant le portier espagnol (1-1, 50').


Le rythme, enlevé, n'avait plus rien à voir avec celui, relativement plat, de la première période. Si Diallo devait rester plus que vigilant (52', 60'), la France était à son avantage. Plus agressifs, plus hauts dans leur pressing, plus adroits aussi dans leur jeu, les Tricolores dominaient les débats, plongeant les Espagnols dans une situation qu'ils ne connaissent guère. Inquiétante à plusieurs reprises auparavant, la France devint plus que dangereuse à l'approche des prolongations. Alex devait ainsi sortir d'un arrêt réflex la frappe de Tafer (79'). Le gardien espagnol s'interposait à nouveau sur une chevauchée solitaire de Kakuta, mais ce dernier parvenait à récupérer le ballon pour le transmettre idéalement à Lacazette au deuxième poteau. Le Lyonnais, joker de luxe de l'équipe de France, n'avait plus qu'à faire entrer dans le but le ballon de la tête (2-1, 85', photo). La France gérait bien son tardif avantage et pouvait même prétendre à un troisième but quand Tafer se retrouva en bonne position mais fut repris par un défenseur (88'). L'essentiel n'était pas là. L'équipe de France est championne d'Europe des moins de 19 ans, deux ans après s'être inclinée chez les U17 contre ces mêmes Espagnols. Chapeau !

 

 


Yannis Tafer à la lutte avec Marc Batra.


Clément Grenier (au centre)

Francis Smerecki

Galerie photos et réactions à suivre.

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