Le Stade Malherbe a bien la tête sur les épaules

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Après sept journées de championnat, le Stade Malherbe de Caen caracole à la quatrième place de Ligue 1 avec une seule défaite au compteur et déjà sept points d'avance sur la ligne rouge. Pour un promu, au calendrier de début de saison qui plus est extrêmement périlleux, il s'agit d'un bilan inespéré. Les Malherbistes sont d'ailleurs les premiers à reconnaître qu'ils ne s'attendaient pas à pareille réussite. Mais ils l'accueillent avec sérénité.

Ni fanfaronnade, ni stress, le Stade Malherbe affiche sa tranquillité. La quatrième place qu'il occupe, les exploits réalisés en ouverture de championnat et confirmés ces dernières semaines contre Lorient ou Bordeaux, les douze points pris contre six des sept premiers de la saison passée : tout ceci est accueilli paisiblement. Comme si Caen n'était pas un promu mais une équipe qui fait son trou en Ligue 1. Comme si la relégation en Ligue 2 n'avait été qu'une parenthèse sans incidence, ou l'opportunité de préparer au mieux le futur parmi l'Élite.

 

Après avoir soulevé de légers doutes à l'intersaison, quant à sa profondeur de banc ou sa jeunesse notamment, Caen assure et rassure. Sur un plan purement sportif, l'assise défense sur laquelle il s'appuie inspire à la confiance. Les Malherbistes, souvent vantés les années précédentes pour leurs qualités offensives mais pas toujours à la hauteur quand il s'agissait de préserver leur but, sont dans la continuité de la saison dernière. À la grande différence de la Ligue 2, ils se servent de cette solidité pour procéder – dans la mesure du possible – en contre-attaque. La vitesse de leurs ailiers Romain Hamouma et Yohan Mollo ainsi que les qualités techniques hors du commun de Youssef El Arabi leur permettent d'exploser rapidement en attaque. Il faut cependant espérer que l'équipe ne soit pas dépendante d'un ou deux joueurs pour créer le danger et marquer des buts. Un passage à vide est vite venu.

 

La rengaine de la confirmation

 

L'expérience des cadres, les Seube, Nivet, Leca, Sorbon, Tafforeau ou encore Traoré, n'est pas pour rien dans la sérénité qui émane de cette équipe caennaise. Ils ont connu – pour beaucoup – maintiens, relégations et montées. Ils sont autant de guides dans une équipe à la moyenne d'âge peu élevée mais composée de joueurs habitués à évoluer ensemble depuis un certain temps. Demandez à Arles et ses dix-huit recrues l'importance de la stabilité... Caen montre sa maturité à chacune de ses sorties, exception faite de Brest. « Tous les matchs nous permettent de grandir », soulignait Franck Dumas à l'issue du bon nul obtenu contre Bordeaux.

 

Après cette première phase de la saison réussie, le plus dur est toutefois à venir. D'une part, plus aucun effet de surprise ne fonctionnera. « Peut-être qu'au début on nous a pris de haut, soulève Benjamin Nivet. On va être plus respectés désormais. » Ensuite, Caen affrontera des équipes plus proches de son calibre. Aborder un match avec l'étiquette de favori, quand il faut faire le jeu et déjouer les contres adverses, est probablement moins simple que l'entamer comme outsider. Ce sont pourtant ces matchs en priorité qu'il faudra gagner. Enfin, Caen ne devra pas tomber dans le piège de l'excès de confiance, vite arrivé. « Il va falloir être très costaud et, surtout, garder la tête sur les épaules », prévient Jérémy Sorbon. Mais les Malherbistes, qui s'appuient sur un état d'esprit sain et « une grosse solidarité », dixit Benjamin Nivet, ont les clés pour entretenir leur belle dynamique.

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