Pas encore prêts mais victorieux

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Comme ils l'ont reconnu eux-mêmes sans mal, les Malherbistes ont eu chaud contre Valenciennes. Les trois points glanés en ouverture de saison cachent allègrement les difficultés rencontrées dans le jeu, tant dans l'animation offensive que dans la solidité défensive. Malgré quelques bonnes performances individuelles, comme celles de Bulot et bien sûr de Thébaux, Caen n'est pas encore au point. Dans ce contexte, la plus grosse satisfaction est d'avoir réussi à gagner quand même.


Qu'elle soit flamboyante ou poussive, acquise contre un champion de France ou un adversaire plus modeste, une victoire rapportera toujours trois points, et trois points compteront toujours dans la quête d'un objectif déterminé. C'est dans ce constat que peut résider le principal motif de satisfaction des Malherbistes au lendemain de leur succès inaugural sur Valenciennes. Caen s'est bien procuré quelques situations, mais en-dehors du but splendide de Grégory Proment, sa prestation fut bien pâle. Défensivement, le Stade Malherbe n'a pas donné toutes les garanties, contraint trop souvent de s'en remettre à l'excellente prestation d'Alexis Thébaux. Valenciennes s'est retrouvé rapidement en position dangereuse, en passant par les côtés (près de cinquante centre dans le match) ou par l'axe. Offensivement, les mouvements de qualité ont été réduits au strict minimum. Les automatismes ne sont pas encore en place et plusieurs individualités ont déçu. Romain Hamouma n'a pas eu son rendement habituel, Pierre-Alain Frau s'est progressivement éteint et Benjamin Nivet a rarement réussi à se défaire de l'athlétique milieu de terrain valenciennois. « C'était compliqué, a réagi Franck Dumas. On savait que tout ne serait pas parfait mais on a été vite dans le rouge. On a perdu beaucoup trop de ballons. »


Avant même que Caen ne fléchisse physiquement, Valenciennes avait déjà montré de bonnes dispositions. Les Nordistes ont été les premiers à mettre le pied sur le ballon. Les Caennais ont rééquilibré le jeu par la suite mais ont subi la large domination valenciennoise après l'ouverture du score de Grégory Proment, d'une frappe lointaine comme on n'en voit pas assez souvent à Caen. « On a beaucoup subi en deuxième mi-temps, reconnaît Damien Marcq. Valenciennes avait le monopole du ballon. On a beaucoup défendu mais on a bien défendu. On a été solides. » Auteur d'une bonne rentrée, l'ancien boulonnais estime que la victoire caennaise s'est jouée sur « le réalisme dans les deux zones », pas seulement en attaque.


« Pas un match de très grande qualité » (J.-F. Fortin)


Si Caen s'est bien rattrapé des deux points perdus la saison dernière (de 2-0 à la 80ème minute à 2-2 score final), ce ne fut pas sans puiser dans ses réserves. Les Bas-Normands ont souffert physiquement (cela s'est vu notamment dans le replacement) et ont dû s'arracher pour garder leur dû. Avec un seul adversaire de Ligue 1 rencontré en préparation, quand un deuxième avec Lorient était initialement prévu, « il est clair qu'un certain nombre de joueurs n'avaient pas 90 minutes dans les jambes », assure le président Jean-François Fortin. Pour ce dernier, le degré de fatigue a largement influé le déroulement du match. « Les joueurs ont tout donné, mais en donnant tout ils étaient à l'extrême, et je pense que ça a pesé sur la qualité du jeu, expose le Manchois. J'ai trouvé qu'il y avait du dynamisme et de la vitesse pour un premier match, mais beaucoup plus d'ardeur que de qualité. Je n'ai pas trouvé ce match de très grande qualité dans la construction du jeu, que ce soit de la part de Valenciennes comme de la part du Stade Malherbe. »


A l'instar de son entraîneur, voyant dans le résultat final plus « une récompense » des efforts fournis que le respect d'une logique, Jean-François Fortin estime qu'un score de parité aurait « peut-être reflété un peu mieux la rencontre ». Mais comme lui, « satisfait et soulagé » de ce départ, Caen prend les trois points sans se faire prier. Les Malherbistes savent néanmoins que la suite immédiate ne sera pas non plus une partie de plaisir, tant au vu des adversaires (Sochaux, Lille, Rennes) que de leur propre condition. « Il y aura peut-être encore deux ou trois matchs qui seront difficiles physiquement, prévoit Damien Marcq. Mais il y a des copains sur le banc qui sont là. » Et puis le Stade Malherbe a du temps pour travailler. Franck Dumas : « Avec ces trois points, on peut bosser plus tranquillement, et il y a du boulot ! » Samedi, les Caennais iront défier Sochaux chez lui.

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