Benoît Costil n'a pas peur des défis

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Benoît Costil a retrouvé le Stade Malherbe avec bonheur, dimanche dernier. Le gardien rennais, arrivé à l'intersaison en provenance de Sedan, a largement contribué au succès des siens. Formé à Caen, où il ne s'est jamais imposé, l'ancien international espoir a rapidement gravi les échelons à force de travail. À 24 ans, il est aujourd'hui titulaire en Ligue 1 comme en coupe d'Europe dans une des meilleures formations françaises.


Benoît Costil a joué un mauvais tour à son club formateur et on se doute que cela n'a pas provoqué en lui beaucoup de remords. En s'étendant de tout son long pour repousser le pénalty de M'Baye Niang puis en multipliant les parades devant son but, le gardien rennais a parfaitement rempli sa mission devant le Stade Malherbe, dimanche dernier. De la même manière qu'il abordait ce match « comme les autres », il n'a pas ressenti de fierté particulière en mettant son ancien club en échec. « Beaucoup de gens m'ont parlé des retrouvailles avec Malherbe, mais au final il n'y avait pas plus de points en jeu. L'unique objectif, c'était la victoire. Et c'est ce que je retiens. »


Le Stade Rennais, qualifié pour l'Europa League et bien parti en Ligue 1, n'était « pas complètement serein » contre Caen et a même craint le « scénario catastrophe » en fin de match, quand il a laissé ses visiteurs remonter à un but après avoir mené 3-0. Mais ce tout début de saison ne manque pas de révéler le potentiel qui l'anime. Dans cette aventure en devenir, Benoît Costil tient un rôle majeur. Arrivé libre de Sedan cet été (sans doute au grand dam de Caen, qui aurait récupéré 20 % de la transaction en cas de revente), il est de tous les rendez-vous en France comme en Europe. L'adaptation à la Ligue 1 est pour l'instant réussie. « Ça se passe plutôt bien, décrit l'intéressé. C'est une grosse étape pour moi. Parfois, j'en ai connu dans le mauvaise sens. Là, c'est dans le bon. C'est une superbe expérience et je prends beaucoup de plaisir à défendre ces couleurs. »


« Je ne suis plus le même qu'à Caen »


En fin de contrat à Sedan, club avec lequel il fut élu meilleur joueur de la saison par les supporters puis meilleur gardien de Ligue 2 par ses pairs, Benoît Costil a franchi un cap majeur en rejoignant Rennes à l'intersaison. Non seulement il retrouvait la Ligue 1 après une première expérience en forme de mauvais souvenir, mais il le faisait en plus dans un gros club du championnat. « J'avais une super opportunité, je ne pouvais que l'affronter, indique-t-il. Fuir ce challenge, ça aurait été avoir peur. Je n'ai pas peur. Ce n'est pas un nouveau départ pour moi, c'est la continuité de mes précédentes saisons en Ligue 2. »


Contacté par plusieurs formations d'élite assez tôt dans la saison, le Caennais pure souche pensait rejoindre un club intermédiaire, histoire de continuer à franchir les étapes une par une. De son côté, le Stade Rennais avait d'autres pistes prioritaires pour remplacer Nicolas Douchez, même s'il gardait un œil sur Benoît Costil depuis bien longtemps. « A la base, je n'étais pas le premier choix, reconnaît l'homme à la cinquantaine de sélections internationales chez les jeunes. Je ne pensais pas spécialement avoir une opportunité comme ça. J'ai profité d'un concours de circonstances pour venir mais je n'étais pas non plus un choix par défaut, car Rennes est un club attractif. » En trois ans, un à Vannes et deux à Sedan, Benoît Costil a joué 103 matchs en Ligue 2, sans compter ceux des coupes. Il s'est aguerri, construit.


« Il faut que les gens sachent que je ne suis plus le même qu'à Caen, souligne celui qui ne fuit jamais ses responsabilités dans l'échec subi en Normandie, sans pour autant oublier celles de ses ex-dirigeants. J'ai grandi, j'ai enchaîné les matchs, les expériences. » Quand certains gardiens explosent dès leur plus jeune âge, Benoît Costil a pris plus de temps. Mais il est aujourd'hui titulaire dans l'un des meilleurs clubs français, avec lequel il a signé pour trois saisons. « Mon ambition, c'est de m'imposer ici, dit-il. Je veux être dans la continuité des gardiens passés ici, comme Petr Cech, Nicolas Douchez et un paquet d'autres. Ils sont toujours repartis plus forts. »

A lire aussi : Benoît Costil a emprunté d'autres chemins, article écrit en avril 2011.

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