Cormelles rêve de D1 et de Malherbe

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Les footballeuses cormelloises, moteurs de la pratique féminine en Basse-Normandie avec Condé-sur-Noireau, ont débuté leur saison par une défaite et un match nul en deuxième division. Maintenues difficilement au printemps dernier, elles ont néanmoins toutes les cartes en main pour franchir un cap dès cette saison. À moyen terme, l'ambition est d'accéder en D1. Cormelles aimerait la concrétiser sous les couleurs du Stade Malherbe.


Avec une défaite et un match nul pour commencer, l'ES Cormelles a lancé timidement sa saison en Deuxième division féminine de football. Opposées à Arras en ouverture, les Cormelloises ont encaissé trois buts dans les vingt premières minutes pour finalement s'incliner 3-1. « On était prêtes sur le plan athlétique mais pas encore opérationnelles dans les enchaînements et le lien entre les lignes », analyse l'entraîneur local Olivier Cahoreau. Le week-end suivant, Cormelles a partiellement rattrapé le faux-pas en déplacement, obtenant le match nul à Bagneux sous des trombes d'eau et sur un terrain fortement dégradé. « On a eu la maîtrise du jeu et on a mené deux fois au score. On encaisse un premier but à la suite d'une erreur, puis un second sur un fait de jeu malheureux, une passe en retrait vers la gardienne freinée par une flaque d'eau et interceptée par une attaquante adverse. Ce sont deux bons points mais on aurait pu en prendre quatre. »


Cormelles vise un peu plus que le maintien


Ces deux matchs ont permis aux recrues Virginie Couillard, la buteuse désignée, et Angèle Inesta de s'illustrer en trouvant rapidement le chemin des filets. Les deux ex-Condéennes (Anne-Sophie Pain complétant le trio) étaient les seules nouvelles alignées au coup d'envoi du premier match. Elles ont partiellement modifié le visage de l'équipe. « Tout le monde connaît les qualités des arrivantes mais elles ont un registre différent de celui auquel on a l'habitude. Il faut qu'on modifie notre façon de jouer offensivement. Ce n'est pas gênant car j'ai un groupe réceptif. On a énormément gagné sur le plan athlétique et mental avec ces filles. »


Sur le pont depuis le début du mois d'août, les Cormelloises ont « besoin de souffler », selon leur coach. Certaines seront au repos ce week-end, le championnat faisant relâche, d'autres disputeront un match amical contre l'AG Caen, samedi (17h), dans le cadre de l'inauguration du terrain synthétique du stade Caen Nord IUT. Dimanche 25 septembre, toutes viseront un premier succès face à Compiègne en championnat. Nettement renforcée à l'intersaison, l'ESC aspire à autre chose qu'un simple maintien, quand bien même ce dernier est l'objectif annoncé. Le haut de tableau est en ligne de mire. D'ici trois ans, l'ambition est de retrouver la D1, où Cormelles a fait un court passage au début du millénaire. Pour y parvenir, les efforts ne se font pas seulement crampons au pied. « On travaille sur l'augmentation de notre budget, car pour perdurer au plus haut niveau il faut de l'argent, constate Olivier Cahoreau. Cet argent, on le trouve où il y a une structure professionnelle. »


Un rapprochement avec le Stade Malherbe souhaité


Celui qui est aussi président du club de Cormelles ne le cache pas : il souhaite un rapprochement avec le Stade Malherbe. « Ça fait trois ans que je suis en relation avec eux. J'ai eu une fin de non-recevoir à chacune de mes propositions. Leur seul objectif, c'est de se stabiliser en Ligue 1, ce que je comprends tout à fait. Mais si une obligation arrive, ils vont devoir se poser la question. » Noël Le Graët, président de la Fédération Française de Football, a en effet annoncé son intention de contraindre chaque club professionnel à « avoir une équipe féminine patronnée sur son district » dans trois ans. Cormelles espère être la structure déjà existante et bien rodée de la création à venir, si celle-ci ne part pas sur des bases vierges. « On a des infrastructures de qualité sur lesquelles on pourrait rester, indique Olivier Cahoreau. On perdrait nos couleurs mais on pourrait partir sur une double appellation entre Cormelles et le SMC. » Le cas s'est produit à l'intersaison entre Saint-Brieuc, pensionnaire de D1 féminine, et l'En Avant Guingamp. Les dirigeants guingampais avaient souligné à cette occasion leur volonté d'anticiper les évolutions réglementaires. « Ils ont eu du nez en absorbant Saint-Brieuc », assure Olivier Cahoreau, dont le souhait est de pouvoir entamer un dialogue avec le Stade Malherbe.

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