De meilleures intentions mais pas de point

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Football. Caen 1 – 2 Marseille, 16ème journée de Ligue 1. Le Stade Malherbe peut nourrir quelques regrets après sa courte défaite devant l'Olympique de Marseille, ce soir. Auteur d'une prestation d'ensemble plutôt correcte, il s'est incliné après avoir encaissé un deuxième but en contre-attaque à l'issue d'un corner. Dans un match engagé et vivant, les Caennais ont tenu tête à leurs visiteurs mais ont péché dans le dernier geste ou l'avant-dernier geste. Ils n'ont plus que quatre points d'avance sur le premier relégable.

 

C'était Marseille, c'était âpre et c'était talentueux par moments. Certes. C'est une défaite ni scandaleuse ni illogique. Certes. Et pourtant, les Caennais auraient pu mettre en échec la formation olympienne s'ils n'avaient pas encaissé un but en conclusion d'une contre attaque de 80 mètres. Les deux équipes étaient à égalité en début de seconde période quand Souleymane Diawara intercepta dans sa surface de réparation un corner caennais – secteur dans lequel les locaux furent d'ailleurs particulièrement défaillants. Le défenseur marseillais amorça un superbe contre, mené à toute vitesse et en supériorité numérique. Jordan Ayew fut à la finition, évitant le retour désespéré de Nicolas Seube (52', 1-2).


Les Caennais pouvaient s'en mordre les doigts, car ils résistaient plutôt bien à leurs prestigieux adversaires jusqu'alors. Percutants sur leurs premières offensives, à l'image d'un Livio Nabab, titularisé pour la première fois de sa carrière en Ligue 1, ils s'affichaient sans complexe face à une formation désireuse de confirmer son net regain de forme. Si l'OM prenait petit à petit la possession du ballon, il ne mettait pas véritablement en danger la solide charnière centrale (Sorbon-Heurtaux). Marseille se procurait sa première occasion après un quart d'heure de jeu. La frayeur vint de son couloir droit – celui d'Alexandre Raineau, clairement pas à son avantage face à Morgan Amalfitano – mais ne put être concrétisée par Jordan Ayew devant le but (17').


Alexandre Raineau en difficulté


Ce n'était que partie remise pour l'ancien lorientais. Après s'être défait du latéral gauche caennais, il décochait une frappe légèrement déviée par Jérémy Sorbon. Le ballon heurtait la transversale et revenait sur André Ayew, serein à la finition (0-1, 21'). Caen réagissait immédiatement. Steve Mandanda relâchait la demi-volée de Romain Hamouma et accrochait Livio Nabab, lequel avait bien suivi l'action. Le pénalty consécutif à la faute était transformé en lucarne et en puissance par Pierre-Alain Frau, positionné sur le terrain derrière l'attaquant de pointe (1-1, 23').


Porté par la vitesse de Livio Nabab, Caen arrivait à trouver quelques espaces dans le camp marseillais. Les bonnes intentions caennaises résistaient rarement, toutefois, aux maladresses techniques. En voulant se projeter rapidement vers l'avant, Caen perdait trop vite le ballon. Les Rouge et Bleu restaient toutefois bien en place et peu inquiétés, même si la domination territoriale était favorable aux visiteurs. La volée de Lucho (32') ou la tête d'Alou Diarra (35') n'étaient pas cadrées.


Une réaction vaine


Le score de parité à la mi-temps avait tout du bon résultat pour les Malherbistes, coupables de ne pas avoir respecté les consignes de placement sur le deuxième but marseillais. Grégory Proment avait l'égalisation dans les pieds cinq minutes plus tard, mais il envoyait le ballon au-dessus de la barre transversale, alors qu'il arrivait lancé face à Steve Mandanda (57'). Devant plus de 20 000 spectateurs, dont beaucoup de « marseillais », les Normands étaient loin de renoncer. Faisant face au combat physique proposé par leurs adversaires, ils parvenaient à s'approcher du but provençal. Romain Hamouma et Frédéric Bulot n'étaient pas pour rien dans ce dynamisme, qui ne trouvait cependant pas de matérialisation.


Marseille reprit le contrôle des opérations au milieu de la deuxième période, quand les Caennais semblaient accuser le coup. Alexis Thébaux dût s'employer devant Morgan Amalfitano et André-Pierre Gignac, qui sortira en larmes un peu plus tard (blessé aux adducteurs). Les Malherbistes jetaient leurs dernières forces dans la bataille en fin de match, faisant circuler quelques frissons dans les rangs marseillais, mais sans solliciter Steve Mandanda. Les Caennais peuvent regretter l'erreur commise sur la contre-attaque fatale. Pour le reste, ils ont fait leur match. Contre Marseille, cela ne suffit pas.

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