S'il n'y avait eu ce contre...

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Le Stade Malherbe a tenu sa ligne de conduite contre Marseille et aurait pu prétendre à mieux qu'une défaite (1-2) s'il n'avait pas encaissé un contre fatal à la suite d'un corner offensif. C'est ce fait de jeu en début de deuxième mi-temps qui a retenu l'attention et provoqué les regrets de Malherbistes pourtant satisfaits de leur prestation d'ensemble.

 

Réactions caennaises issues du site officiel du SM Caen : www.smcaen.fr.

Il y a des choses qui semblent inscrites dans les gènes malherbistes et qu'on finirait presque par considérer avec fatalisme. « C'est comme ça... », serait-on tenté de penser. Caen encaissera toujours des buts évitables – comme beaucoup d'autres équipes néanmoins – sur des coups de pied arrêtés, des erreurs de placement, des pertes de balle, ou des mix de ces éléments variés. Vendredi soir, contre Marseille, il a perdu après une contre-attaque consécutive à un corner offensif. « Prendre ce contre de 80 mètres à domicile, c'est dur », retient Thomas Heurtaux. Son entraîneur était aussi focalisé sur cette action à l'issue du match. « On fait une erreur de débutants alors qu'une stratégie est mise en place. Il y a ceux doivent monter, ceux qui doivent fermer, ceux qui doivent rester. On est tous montés et on prend un contre de 80 mètres. À ce niveau-là, c'est anormal. Normalement, on doit être à quatre contre un dans cette situation, donc pas en danger. On s'est retrouvé à deux contre un. » Après l'interception de Souleymane Diawara, André Ayew a pu remonter le terrain, servir le défenseur central qui avait poursuivi son effort et aller féliciter son frère Jordan, buteur à la finition. « On ne doit jamais prendre un but comme ça », peste encore Benjamin Nivet.


Si le deuxième but encaissé a cristallisé les déceptions, il n'a pas effacé une impression d'ensemble jugée positive par les Caennais. « On a bien cadenassé les Marseillais. C'était notre choix de jouer en contre et de laisser le ballon à Marseille », indique Benjamin Nivet. Prudent, Caen affiche rarement une stratégie pleine d'entrain offensif. Il n'allait pas tenter le diable contre l'OM. En revanche, Franck Dumas a réservé une surprise en titularisant Livio Nabab sur le front de l'attaque, dans un schéma en 4-4-2 dont l'habituel meneur de jeu caennais a (encore) fait les frais. Le pari aurait pu fonctionner. Aligné dès le coup d'envoi d'un match pour la première fois de sa carrière en Ligue 1, le Guadeloupéen a livré une prestation encourageante, en particulier par sa pointe de vitesse. Il a d'ailleurs provoqué le pénalty égalisateur, joliment transformé par un Pierre-Alain Frau plus en retrait dans son positionnement comme dans son rendement. Son activité a toutefois pesé sur la défense marseillaise. Dans un tout autre domaine, Alexandre Raineau a eu bien des difficultés à contenir Morgan Amalfitano notamment. Il n'y est d'ailleurs pas parvenu sur le premier but marseillais. Caen lui cherche un remplaçant qui pourrait être Aurélien Montaroup, ancien rennais actuellement en Biélorussie, d'après Ouest-France.


Franck Dumas veut cinq points avant la trêve


Avant cette contre-attaque fatale, le Stade Malherbe maîtrisait bien sa stratégie. Il tenait bon contre des Olympiens plus physiques que brillants, malgré de bonnes phases de jeu adverses. Marseille avait le ballon (57 % de possession de balle) mais pas tant d'occasions que cela. « En deuxième mi-temps, je pense qu'on en a plus qu'eux », suggère Thomas Heurtaux. Après leur deuxième but, les Marseillais n'ont plus produit grand-chose, mais ils n'en avaient plus nécessairement besoin vu la situation. Caen a eu quelques opportunités franches, du genre qui ne se présentent pas dix fois dans un match contre une équipe comme l'OM. Plus souvent, « il nous a manqué la dernière passe, le dernier bon ballon » (Benjamin Nivet) pour se montrer plus souvent face au but de Steve Mandanda, lequel n'a eu qu'un arrêt à effectuer. Didier Deschamps a néanmoins rendu hommage aux Malherbistes, sur le site officiel de son club. « Ils nous ont mis en difficultés par leur jeu direct ainsi que la vitesse de Nabab et Frau. […] C'est une équipe qui joue, qui fait un bon championnat et ce n'est pas évident de venir gagner ici. »


Après le non-match de Bordeaux, Caen s'est rassuré sur la manière face à l'OM à défaut d'avoir engrangé des points supplémentaires. « Le contenu est bon, soutient Franck Dumas. Il fallait au moins être à la hauteur de l'événement. Ils ont répondu présent. » Les Malherbistes restent dixièmes d'un classement de Ligue 1 scindé en deux. Neuvième, Lorient a quatre points de plus. À l'inverse, six équipes à partir de Caen se tiennent en trois points. Le premier relégable, Nice, reste à cinq longueurs. Cinq points, c'est justement ce qu'exige Franck Dumas avant la trêve. Caen a trois matchs, contre Saint-Etienne, Nancy et Lorient pour les obtenir afin de « continuer à travailler tranquillement et d'être ambitieux dans ce qu'on veut faire ».


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