Le Stade Malherbe est en train de tout gâcher

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Le Stade Malherbe n'a plus que deux points d'avance sur la zone de relégation et c'est presque un moindre mal après quatre défaites consécutives. Les Caennais, qu'on pensait à l'abri d'une telle dégringolade après trois premiers mois de compétition intéressants, ont sans doute touché le fond contre Nancy. Après s'être fait cueillir en contre-attaque après deux minutes de jeu, ils sont restés totalement démunis face aux rideaux défensifs adverses.


L'hiver n'est pas encore installé que Malherbe attend déjà le printemps avec impatience. Le trou normand, arrivé plus tardivement que la saison dernière, bat son plein en même temps que la série noire se prolonge. Quand le Stade Malherbe a pris un point en cinq matchs, comme Sochaux, Brest en a pris huit, Dijon et Nancy sept, Nice et Evian six... L'avance prise par les Caennais lors des trois premiers mois de compétition a fondu comme neige au soleil (comparaison mal à propos). « Ça serait idiot de gâcher ce qu'on a fait », s'inquiétait Franck Dumas avant Nancy. Son équipe est en plein dans le scénario redouté. Elle n'est pas à l'abri de terminer la phase aller avec un point de plus seulement que la saison dernière : 19 actuellement, 18 à la trêve 2010-2011. C'était inimaginable il y a un mois et demi, quand Malherbe était tranquillement installé dans la première moitié de tableau et ne laissait presque rien passer contre les équipes mal classées.


En perdant à domicile contre Nancy, les Malherbistes ont pris une claque retentissante. Ils se sont punis tout seuls, en encaissant un nouveau contre invraisemblable de 80 mètres. « On avait essayé de bien préparer ce match dans la semaine, de beaucoup se parler pour mettre les choses au clair, malheureusement on est retombés dans nos travers au bout de deux minutes, peste Grégory Leca. Ça nous tue le match, parce qu'après c'est beaucoup plus difficile contre une équipe comme Nancy qui défend très bien. » Les Caennais ont vite compris leur douleur. Totalement maîtres du ballon en première mi-temps, dans une attaque-défense qu'on a rarement l'occasion de voir au stade d'Ornano, ils ont tout autant manqué de solutions, d'idées, d'enthousiasme. Nancy « n'a fait que subir », comme le regrette quelque peu son coach Jean Fernandez, mais l'ASNL a rarement senti le vent du boulet. « Il y a eu une certaine réaction en première mi-temps, on a essayé de produire du jeu, avance Grégory Leca. Seulement, quand on joue contre ce genre d'équipe, si on n'a pas la qualité technique et les enchaînements rapides pour essayer de trouver les décalages, c'est beaucoup plus difficile. » Caen a fait deux fois plus de passes que son adversaire et en a réussi 200 de plus. Mais chaque prise de risque a généralement débouché sur un ballon perdu.


Jean Fernandez optimiste pour Malherbe


Devant, Pierre-Alain Frau a été invisible (13 ballons joués). Ce n'est pas seulement sa faute, puisqu'un attaquant de pointe a besoin d'être alimenté par ses partenaires, mais cela traduit bien le malaise actuel autour de sa personne. Il est d'ailleurs à nouveau sorti sous les hués du public. Sur les côtés, M'Baye Niang a apporté une percussion intéressante, tandis que Romain Hamouma a alimenté le déchet caennais en perdant vingt ballons. Il est loin du rendement qu'il produisait la saison dernière. Au milieu de terrain, Nicolas Seube s'est battu comme un beau diable, mais lui aussi pioche quelque peu, à l'image de Benjamin Nivet. Enfin, la défense a encore montré beaucoup de fébrilité et Sané s'est régalé de la tête sur le deuxième but encaissé. En somme, toutes les lignes caennaises sont dans le creux de la vague. « Il y a beaucoup de choses à régler », ne peut que constater Grégory Leca. En deuxième période, les Malherbistes ont eu beaucoup plus de difficultés dans la circulation du ballon (c'est dire...) et Nancy s'est aventuré bien plus souvent dans leur camp. À l'arrivée, le gardien lorrain n'a quasiment rien eu à faire, ce qui ne l'a pas empêché de concéder un pénalty après avoir relâché un ballon sans doute trop facile, et Caen s'est incliné logiquement.


Cadres de l'équipe, Jérémy Sorbon et Grégory Leca ont tenté de faire passer un message positif après le match, devant des journalistes que Franck Dumas avait préféré éviter. « J'ai confiance en ce groupe, en tout le monde », a martelé l'ancien messin. « On a déjà connu cette situation et même pire, c'est différent de l'an dernier », a déclaré l'actuel latéral gauche. Finalement, les paroles d'espoir sont venues de Jean Fernandez. « Pour le moment, Caen est un adversaire direct, mais je pense qu'il y a un gros potentiel. Actuellement, ils sont peut-être usés sur le plan physique, parce qu'ils ont besoin de fraîcheur physique avec le football qu'ils ont. En ce moment, ils sont un peu moins bien mais c'est une équipe qui a de la qualité individuelle et collective. À mon avis, ils vont se ressaisir. Je ne pense pas qu'ils joueront le maintien. » Se ressaisir, c'est le mot d'ordre avant un dernier déplacement à Lorient. Les Caennais auront tout intérêt à ne pas partir en vacances sur une cinquième défaite consécutive...


Source des réactions : France Bleu Basse-Normandie.

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