Caen n'a pas eu son mot à dire

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Football. Caen 0 – 3 Marseille, quart de finale de la Coupe de la Ligue. Caen aurait pu avoir la meilleure volonté du monde, il n'aurait pas eu le talent nécessaire pour renverser la hiérarchie, ce mardi soir. Les Caennais se sont fait éliminer de la Coupe de la Ligue en toute logique face à une équipe marseillaise pleine de réalisme et de maîtrise. Diminués par de nombreuses blessures et piégés dès la septième minute sur coup-franc, ils n'ont jamais été en mesure de bousculer leur adversaire.

 

Surtout, ne pas prendre de but. Défenseur central de son état, Grégory Leca l'avait martelé la veille du match. Plus longtemps Caen préserverait sa cage inviolée, plus ses chances de qualification grandiraient. C'était une lapalissade qui en disait long sur l'évidente priorité qui devait animer les Caennais. Il n'a pourtant fallu que six minutes à Matthieu Valbuena pour ouvrir le score. Pas dans le jeu, certes, puisque ce fut d'un joli coup-franc qui semblait pourtant à la portée de Thomas Bosmel, mais le résultat était le même. Caen s'est rajouté un deuxième handicap après celui des absences. Car pour ce quart de finale de Coupe de la Ligue, pas un petit rendez-vous, il a d'abord dû s'adapter à un effectif décimé. À la suspension de Thomas Heurtaux et aux blessures du duo offensif Frau - Niang sont venues s'ajouter d'autres défections. Damien Perquis, Frédéric Bulot, Aurélien Montaroup (blessé aux adducteurs à l'échauffement, vraisemblablement out contre Rennes), Jerry Van Dam et Anthony Deroin manquaient à l'appel. Grégory Proment, qui avait comblé une partie des brèches défensives en première mi-temps, est sorti à la pause. Cheville touchée, visiblement. À la décharge des Caennais, cela n'explique pas tout mais pèse lourd dans une situation comme celle-ci.



Sans doute ces soucis avaient-ils conduit Franck Dumas à modifier sa stratégie, en titularisant notamment Fayçal Fajr et Yannick M'Boné. Il y avait de la densité dans l'axe, puisque Nicolas Seube et Grégory Proment s'y trouvaient également, beaucoup plus que sur un côté gauche entièrement réservé à Alexandre Raineau en phase offensive. Au milieu, Caen s'est pourtant fait copieusement dominer, comme dans les autres secteurs de jeu. Dominateur au panneau d'affichage, Marseille le fut aussi sur le terrain, notamment après son premier but. C'est néanmoins en contre-attaque que les Olympiens ont doublé la mise. La sortie hasardeuse de Thomas Bosmel ne résista pas à la justesse technique de Morgan Amalfitano, qui servit impeccablement Loïc Rémy (20'). Livio Nabab tenta d'amorcer la réaction caennaise, sans parvenir à devancer Gennaro Bracigliano (25'), mais Caen transpirait surtout l'impuissance pendant que Marseille se contentait de gérer tranquillement son double avantage. Dans ce registre, les partenaires de Benoît Cheyrou étaient très bons. Ils voyaient d'un bon œil, aussi, les cadeaux que leur laissait Caen par son incapacité à développer un jeu fluide. À l'image d'une frappe lointaine et sans conviction de Fayçal Fajr (28'), les Caennais apparaissaient dépourvus de toute solution. Trop loin de leur adversaire.



Meilleur que lors de ses précédentes sorties, Romain Hamouma aurait pu être le détonateur d'une révolte caennaise dans le dernier quart d'heure de la première mi-temps. En deux minutes, le milieu droit du Stade Malherbe mit sa vitesse et sa percussion à profit pour s'offrir les deux plus grosses occasions caennaises de cette première période. Sans que le gardien marseillais eut à intervenir, cependant. En face, l'OM n'était pas dangereux, en-dehors d'une frappe non-cadrée de Lucho (38'), simplement parce qu'il n'avait plus besoin de l'être. Les Provençaux remirent néanmoins un coup d'accélérateur à l'entame de la deuxième période, pour éliminer tout improbable retournement de situation. Trois minutes après un poteau de Loïc Rémy, Matthieu Valbuena signa tranquillement son doublé (52'). Le Stade Malherbe essaya de sauver l'honneur et aurait pu y parvenir, puisque Romain Hamouma, Lenny Nangis et surtout Fayçal Fajr (poteau) ont réussi à se montrer dangereux. Mais son compteur est resté bloqué à zéro, comme le nombre d'arrêt effectué par Gennaro Bracigliano. Thomas Bosmel, qui a vécu une soirée beaucoup plus pénible, évita en fin de match que la punition ne soit encore plus lourde pour son équipe. Trois buts, c'était suffisant pour un patient encore très loin de la guérison. 

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