Le Stade Caennais perd un match frustrant

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Rugby. Caen 3-5 Versailles, 9ème journée, 3ème division Fédérale. Le Stade Caennais avait ce dimanche l’occasion d’enchaîner une deuxième victoire de suite à domicile en cette année 2012. Face à Versailles, formation du haut de tableau, cela s’annonçait difficile. Mais Caen a depuis quelques temps une équipe plus compétitive qu’en début de saison et peut réaliser de belles performances. Pas cette fois, cependant. Les Normands ont échoué pour deux petits points. Ils devront se contenter du bonus défensif. Les chances de maintien s’éloignent…

 

Chaque match va maintenant s’apparenter à une opération survie dans les rangs du Stade Caennais. À sept rencontres de la fin du championnat, les Caennais ont 6 points de retard sur les deux équipes situées juste au-dessus d'eux. Un gouffre…qu’il demeure possible de combler. « Il y a encore des matchs à jouer, confirme Frédéric Cournarie, cependant on vient mourir à chaque fois, de peu mais on meurt quand même… ».

 

Ce match contre Versailles est peut-être encore plus frustrant que les autres. Les Caennais ont mené au score une bonne partie de la rencontre grâce à une pénalité de l’arrière Cahanier (30’). Mais un contre assassin des Versaillais à 15 minutes du terme est venu doucher les espoirs locaux (3 à 5). Les Caennais ne sont pas parvenus à inverser la tendance ensuite : « on s’affole un petit peu, on n’arrive pas à aller rejouer chez l’adversaire, on veux jouer de chez nous.. alors qu’on avait le temps », raconte l’entraîneur déçu : «  C’est dommage parce qu’on fait un match plein ».

 

Un match plein mais entaché de trop d’indiscipline et d’un manque de réalisme. Les Caennais ont pris trop de cartons et n’ont su mettre à profit leur domination en mêlée. Les décisions arbitrales ont semblé, de plus, quelque peu sévères à leur encontre. Fred Cournarie en semble presque résigné : « Les décisions arbitrales font partie du jeu…malheureusement, elles sont souvent à notre désavantage. Je pense qu’il y avait quand même des fautes des deux côtés sauf que d’un côté il y avait des pénalités sans carton et que nous avons accumulé les pénalités avec carton. Et puis, après, on a eu le coup des mêlées simulées à 20 minutes de la fin…. » Des faits de jeu qui n’effacent pas les lacunes caennaises, mais qui tendent à frustrer autant les joueurs que le staff. Peut-être faut-il cependant chercher un peu plus loin les raisons des médiocres résultats caennais.

 

Comment expliquer que ce collectif, qui a fait une fin de saison tonitruante l’an dernier, n’arrive pas à faire des matchs de meilleure qualité cette saison ? Plusieurs facteurs entrent en jeu selon le technicien caennais, et en premier lieu, la refonte des poules à l’inter-saison : « il n’y a pas les mêmes équipes, le rapport vitesse d’exécution n’est plus le même. Ce que nous sommes capables de faire à 10km/h, eux vont le faire à 100. En puissance, on retrouve des équipes à peu près à notre niveau mais elles nous battent en vitesse de déplacement. L’année dernière, on pouvait se rattraper avec des équipes comme Gravenchon ou le Havre mais cette année, ce sont des clubs parisiens, on ne peut plus ». Caen a également perdu un nombre conséquent de joueurs, notamment à des postes clés. Des nouveaux sont arrivés, dont certains tout récemment comme Florian Boyer, joueur prometteur des Landes, qui évolue au poste de centre. Mais Frédéric Cournarie n’a jamais pu travailler avec un collectif stable et le manque de fluidité lors des match en est la preuve : « nous n'arrivons à stabiliser le groupe que maintenant. Il y a beaucoup de joueurs nouveaux par rapport au début de saison, l’équipe est différente et on essaye de trouver du liant. Elle est certainement meilleure qu’en début de saison, mais on a du retard et le niveau général fait qu’on n’a pas la marge qu’on avait l’an dernier. C’est dur de travailler avec des joueurs que tu as depuis quinze jours-trois semaines. Le groupe est intéressant à travailler maintenant, mais c’est un peu tard », souligne-t-il.

 

Avec 2 victoires pour 9 revers et une dernière place au classement, les conditions ne sont pas idéales pour que le groupe évolue sereinement. La confiance est difficile à maintenir dans ce climat. « Le problème est qu’il faut qu’on prenne des points, et là on est en échec. Il y a le paramètre confiance, quand tu ne l’as pas, tu joues avec la peur au ventre…l’équipe est fragile. On va essayer de finir la saison correctement et on tirera les conséquences à la fin », lance l’entraîneur qui connaît tout de même la valeur de son collectif : « Je pense qu’on n’est pas à notre place si on avait démarré avec ce groupe là. Et si on avait eu un buteur en plus, on serait milieu de tableau ». Comme souvent en sport, le Stade Caennais aurait besoin d’un match référence, d’une victoire « déclic » qui enclenche un mouvement positif. Aux joueurs de trouver l’énergie pour vivre cela. Ils ont un week-end de repos avant la reprise de leur championnat et l’accueil d’une formation à leur portée : Saint-Pierre-des-Corps.

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