Cette fois, il n'y aura pas de rattrapage

Envoyer Imprimer PDF
Football. Valenciennes – Caen, 38ème journée de Ligue 1 (ce soir, 21h). Le Stade Malherbe ne peut plus reculer. Sa vraie finale, celle qui ne laissera pas de seconde chance, celle qui déterminera le sort d'une saison entière, c'est ce soir qu'il la jouera. À Valenciennes, sur une terre où ils n'ont jamais gagné, les Caennais devront prendre trois points pour être sûrs de se maintenir en Ligue 1. Sinon, ils dépendront des résultats de leurs concurrents directs.


Comme en 2005, 2006, 2007, 2009 et 2011, le Stade Malherbe jouera ce soir une saison entière sur 90 minutes seulement. Trois fois le dénouement s'est révélé négatif : Caen est descendu en Ligue 2 (deux fois) ou n'a pas réussi à atteindre la Ligue 1. L'année dernière, l'issue s'est révélée beaucoup plus positive avec un nul libérateur contre Marseille. Pour les joueurs, cette sorte de tradition dont chacun se passerait bien est à considérer comme un atout au moment de remettre le couvert face à Valenciennes. Pour leur entraîneur, l'expérience est un vain mot s'il n'est pas accompagné d'actes. « C'est toujours ce que tu mets à l'intérieur qui fait la différence. Ce n'est pas parce que tu as vécu des choses que ça va se passer naturellement. C'est toujours l'investissement. S'il y en a quelques qui ne se bougent pas le cul, ça peut être très compliqué. Si tout le monde se bouge le cul, ça peut être sympa. »


L'attitude. Dans la lutte acharnée pour le maintien, c'est ce paramètre qui fait la différence. Pour sauver sa peau, il n'est plus question de talent mais de courage, de détermination, de solidarité. « Prenez vos responsabilités », assène Franck Dumas à ses joueurs. « Depuis des années, mon rôle est de protéger les joueurs, et je le ferai jusqu'au bout, mais à un moment donné il faut prendre ses responsabilités », insiste le technicien caennais, citant une anecdote datant de sa première saison en D1 avec le Stade Malherbe. « Il fallait qu'on gagne les trois derniers matchs pour espérer se maintenir. Robert Nouzaret faisait la causerie, ça se passait très bien, et tout d'un coup un monsieur, Graham Rix, a expliqué qu'on n'avait aucun problème avec Robert, bien au contraire, mais que maintenant c'était nous. Soit on décidait de se battre, soit on décidait de mourir. Il avait raison. Robert nous a regardés, il est sorti du vestiaire et on a parlé entre nous. » Caen avait empoché les trois victoires requises et s'était maintenu en élite. « Quand je dis que les joueurs doivent mettre leur âme et leur coeur sur le terrain, c'est ça. »


« Ne pas se jeter dans la gueule du loup »


Sur le papier, les Caennais connaissent la recette à appliquer mais doivent gérer le facteur stress inhérent à l'enjeu d'une telle rencontre. S'ils ont eu peur contre Sochaux, qu'en sera-t-il à Valenciennes ? Le danger est réel. « La crispation limite l'investissement, estime Franck Dumas. Quand vous commencez à avoir peur, vous n'osez plus faire grand-chose et à l'arrivée vous ne faites rien. Ça peut faire boule de neige et ça peut toucher tout le monde. » L'entraîneur caennais n'a pas changé le point de vue exprimé après Sochaux sur les changements de joueurs à prévoir. « Même à l'entraînement on s'aperçoit de la différence entre les joueurs sur l'envie et sur l'investissement. Il y a une sélection tellement naturelle et logique qu'à l'arrivée, pour faire un groupe, ça en devient facile. » Pierre-Alain Frau, blessé, ne sera pas du déplacement. Romain Hamouma, Thomas Heurtaux, Jerry Van Dam et M'Baye Niang souffrent de petites gènes mais sont aptes à jouer.


Premier non-relégable à l'heure actuelle, Caen sera maintenu s'il gagne. Un nul ou une défaite l'obligera à dépendre des résultats d'Ajaccio (à Toulouse) et de Dijon (à Rennes). « Dans un premier temps, on va s'occuper de nous mais on verra si notre résultat est satisfaisant par rapport aux autres », indique Franck Dumas. Les Caennais pourront éventuellement adapter leur stratégie. Face à une équipe qui se contenterait certainement d'un nul puisqu'elle est « à 90 % sauvée », toujours d'après l'entraîneur malherbiste, Caen préconise la patience. « Il n'y a pas besoin de se jeter dans la gueule du loup. » Contre un adversaire très performant à domicile (33 points pris sur 40) et doté d'un bon potentiel offensif, il faudra d'abord bien défendre pour ensuite profiter des situations de contre-attaque. Comme à chaque déplacement, en somme. Sauf que celui-ci déterminera l'avenir d'une équipe. Au bout, il y aura la Ligue 1 ou la Ligue 2.

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr