Karim Bouaziz : « Fier d'être là où on est »

Envoyer Imprimer PDF
En remportant 3-0 le derby qui l'opposait à à Deauville samedi dernier, Mondeville a clôt en beauté ses matchs à domicile. Sixième de CFA 2, devant des poursuivants tout proches, l'USONM s'inscrit dans ses objectifs initiaux avant un dernier déplacement délicat à Rennes. Son président, Karim Bouaziz, est satisfait et compte maintenir les différents crédos du club, à commencer par la formation.


Terminer les matchs à domicile par une large victoire, cela ne peut que vous ravir !

Oui, bien sûr. Je tiens à remercier Deauville qui a joué le jeu et à féliciter mon groupe et le staff qui ont fait le nécessaire pour se rendre le match plus facile. La préparation a été faite comme il fallait et je crois qu'on a abordé le match dans les meilleures conditions possibles. Il y avait deux équipes qui voulaient jouer au football, le temps le permettait, donc ça a été un bel après-midi.


Il vous reste un match à disputer dans ce championnat : est-ce vraiment important de faire un résultat à Rennes pour gagner une place ou ne pas en perdre ?

L'idée est de finir au maximum sixième. On essaiera de se donner les moyens d'aller gagner à Rennes ce week-end, même si Rennes reste une très bonne réserve pro où il y a de très bons éléments. C'est une équipe qui descend de CFA et qui va finir dans les quatre premiers. Si on arrivait à accrocher Rennes, comme nous avions pu le faire au match aller où nous avions gagné 3-1, ça serait bien.


Terminer sixième, votre place actuelle, ce serait positif ?

On s'était fixé comme objectif d'être dans les six premiers en début de saison. Ça paraissait un petit peu utopique au départ, mais à l'arrivée on y est. On a peut-être bénéficié des saisons difficiles des réserves de Laval et Vannes, qu'on ne voyait pas finir dans la charrette. Petit cocorico régional, sur les quatre clubs bas-normands qui jouaient dans le groupe H, nous sommes le premier.


Avez-vous le sentiment d'avoir réalisé une saison satisfaisante ?

Oui, c'est une saison satisfaisante, même si on a eu des coups de moins bien. C'est un championnat très relevé, et qui le sera de plus en plus, où des équipes comme Mondeville, avec des budgets assez réduits, auront de plus en plus de mal à se maintenir. Je suis très fier d'être là où on est aujourd'hui, fier d'être président d'un club comme Mondeville.


Il y a un vrai fossé entre vous et les quatre équipes du haut de tableau, celles qui pouvaient prétendre à la montée en CFA ?

Honnêtement, il y a un problème de moyens, c'est tout. Aujourd'hui, on n'a pas de contrat fédéral dans l'équipe. La plupart des équipes mieux classées sont soit des réserves pros, soit des équipes qui disposent de fédéraux dans leur effectif. Elles se donnent les moyens de leurs ambitions. L'ambition de Mondeville, c'est peut-être un jour d'aller en CFA, mais avec notre politique de formation, notre politique de mise en avant des jeunes encadrés par des joueurs d'expérience. Si on arrive à faire ce melting-pot de génération, c'est ainsi qu'on va gagner. Ce ne sera pas facile, c'est sûr, mais l'espoir fait vivre.


Mondeville peut avoir des ambitions élevées sans avoir les mêmes moyens que ses adversaires ?

Sur deux ou trois ans, on peu avoir une équipe, avec un groupe de joueurs qui ne change pas beaucoup, capable d'élever son niveau. Je reste persuadé que, avec le réservoir de jeunes que nous avons, il y a moyen de faire quelque chose.


Surtout que vos U17 montent en National.

La super nouvelle du week-end dernier, c'est en effet que nos U17 A montent en National, nos U17 B montent en DH et nos U17 C montent en PH ! Ces trois équipes terminent championnes de leur groupe. Ces joueurs-là, on se doit de les retrouver en équipe première dans cinq-six ans.


Vous avez une idée d'où pourrait être Mondeville dans cinq ou six ans ?

Dans un premier temps, l'idée est d'essayer de maintenir le club en CFA 2. On va essayer de se donner quelques moyens supplémentaires, avec nos partenaires privés notamment. Nous voulons asseoir notre position de club formateur dans la région, proposer aux jeunes des projets sportifs mais également professionnels. On veut donner le moyen à nos jeunes de faire autre chose que du football. Si on a la possibilité de leur ouvrir un éventail de propositions professionnelles, on aura réussi ce qu'on veut faire. Asseoir notre rôle social a toujours été le but de Mondeville, et je crois qu'il va le devenir de plus en plus.


Et que vous êtes prêt à ce que cela se fasse au détriment de possibles performances sportives ou bien avez-vous l'intention de retrouver le CFA ?

L'idée est de pouvoir allier les deux. Ce n'est jamais facile, bien sûr, mais on aimerait allier le football compétition et le football de masse, tout en pouvant proposer à nos joueurs des projets professionnels, l'accompagnement dans les études, peut-être l'alternance avec des entreprises... On veut leur donner envie de rester à Mondeville, pas seulement à travers le football.


C'est aussi ce qui peut vous permettre d'exister vis-à-vis clubs qui peuvent attirer les joueurs d'abord avec l'argent ?

Tout à fait. C'est la seule ligne de démarcation que nous pouvons avoir. L'argent ne fait pas tout. On peut avoir des générations argentées, mais le jour où le club va moins bien, cette génération fout le camp. Si vous avez une génération qui se sent bien dans le club, elle ne partira pas au moindre coup de sifflet.

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr