David Caillard : « On est vraiment sur la bonne voie »

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Condamnée par beaucoup à la descente en DSR au long d'une saison extrêmement compliquée, La Maladrerie s'est maintenue in extremis en Division d'Honneur. Incapables de gagner de septembre à avril, concédant une terrible série de quinze matchs sans victoire, les Caennais se sont tirés d'affaire en remportant leur quatre dernières rencontres. Un succès que l'entraîneur David Caillard attribue en premier lieu aux qualités mentales de ses troupes.


Qu'est-ce qui fait votre force en fin de saison pour terminer de manière aussi tonitruante ?

Notre force est d'y avoir toujours cru. On n'a jamais lâché et on a toujours pensé que ça allait arriver. On a toujours fait de bons matchs, on n'a jamais encaissé de grosse défaite, à chaque fois ça se jouait à peu de choses. À un moment, ça allait tourner en notre faveur. C'est arrivé au bon moment.


C'est une saison qui a été dure à vivre moralement ?

On a souffert car on a quand même eu quinze matchs de suite sans victoire durant la saison. C'était dur, évidemment. Mais les gars ont toujours été concentrés. On avait la sensation que les matchs qu'on faisait étaient bons, qu'il y avait le contenu, qu'il y avait l'intensité, qu'il y avait tout ce qu'il fallait pour que ça marche. On n'a jamais lâché même si tout le monde a cru que la MOS descendrait. Nous, les joueurs et le club, avons toujours été positifs.


C'était l'état d'esprit qui vous sauve ?

Les joueurs ont des qualités, mon équipe est assez équilibrée. Après, elle est jeune, c'est peut-être ce qui a fait que c'est venu assez tard. Les gars sont concernés à 200 %, c'est ce qui a fait notre force. J'ai beaucoup de joueurs issus du club, il y a un petit truc en plus qu'ils vont chercher.


Voilà plusieurs années que la MOS se sauve in extremis. Ce doit être pesant...

Moi je suis nouveau, donc j'avais une énergie nouvelle, mais j'ai senti un club fatigué par ces saisons compliquées. Très sincèrement, même si ça paraît vachement culotté, je n'ai jamais été vraiment inquiet cette saison. Même si on était descendus, avec tout ce qui s'est passé de positif cette saison que ce soit dans le club ou à l'intérieur de l'équipe, je pense que la MOS serait restée sur la bonne voie. On va faire en sorte que les saisons à venir soient de moins en moins difficiles. On a bien redressé la barre chez les jeunes. Il faut encore un peu de temps mais on est vraiment sur la bonne voie.


Est-ce un enjeu majeur d'être représenté au plus haut niveau régional ?

Ce ne serait pas une catastrophe de descendre, mais c'est bien que la vitrine d'un club comme la MOS, qui a quand même 425 licenciés, soit représentée au plus haut niveau régional. C'est important pour les joueurs, pour les parents, pour la municipalité.


« Trouver du plaisir dans ce championnat »


Que manque-t-il pour réussir à se stabiliser en DH et ne plus trembler chaque année jusqu'au dernier match ?

C'est difficile d'y répondre. Ce qui manque le plus en ce moment, ce sont des jeunes derrière. Ils ont du mal à pousser. Je vais être obligé de recruter à l'extérieur cette année. C'est normal qu'il y ait un apport extérieur, mais j'aimerais bien que deux ou trois jeunes du club intègrent le groupe chaque année et m'apportent un plus. Il ne faut pas se voiler la face. Aujourd'hui, en Division d'Honneur, certains clubs disposent de budgets importants. Ils ont plus de facilités à recruter les bons joueurs régionaux que nous.


Comment préparez-vous l'avenir ?

Le projet se base sur plusieurs années. On s'est fixé trois-quatre ans avec le club. L'année dernière, il y a eu onze nouveaux éducateurs au club. Cette année, nous avons la chance que tout le monde reste. Sur le long terme, c'est super intéressant. Notre chance, c'est que l'école de foot fonctionne très bien. Elle a bien représenté le club au tournoi Jean-Pingeon, en U11 et U13. Nos U15 montent en Honneur, le plus haut niveau régional, nos U17 montent en PH. Ce qu'on veut, c'est que les jeunes du club évoluent au plus haut niveau régional. À long terme, il y aurait ainsi moins de difficultés pour les équipes séniors du club. Il faut que celles-ci soient alimentées par le club. Notre travail est là. On veut que les U15 restent en DH, que les U17 y accèdent le plus vite possible et que les U19 montent à leur tour au niveau régional. C'est un projet global au club.


Concernant l'équipe séniors, l'objectif sera de passer une saison plus tranquille l'année prochaine ?

Oui. Ça fait pas mal d'années que le club vit ça. Je n'ai pas envie de revivre ça. Ça pompe beaucoup d'énergie. La priorité, c'est que l'équipe première ne lutte pas toute l'année pour son maintien. C'est trop difficile. Vivre une saison plus tranquille avec les mêmes joueurs, puisqu'a priori on garde tout le monde, et quelques apports extérieurs, voilà l'objectif. Il faut que tout le monde se sente bien et puisse profiter. Quand on joue tous les samedis en se disant « il faut se sauver », il manque quelque chose, un peu de plaisir. Jouer toute une saison comme ça, c'est compliqué. Ce qu'on veut, c'est trouver du plaisir à vivre ce championnat sans la peur constante du résultat.

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