Le Stade Malherbe dans le flou à Ajaccio

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Football. Ajaccio – Caen, 1ère journée de Ligue 2 (ce soir, 20h30). Présentation. Place aux choses sérieuses ! Après cinq semaines de préparation et quatre matchs amicaux guère rassurants, le Stade Malherbe part à l'assaut de la Ligue 2. Il affrontera ce soir le Gazélec d'Ajaccio, promu en Ligue 2 et demi-finaliste de la Coupe de France la saison dernière. Les Caennais s'attendent à rencontrer une équipe rugueuse mais pas dénuée de qualités pour autant.

 


Sur le papier, la saison de Ligue 2 reprend par un choc des extrêmes entre le Stade Malherbe de Caen et le Gazélec d'Ajaccio. Le premier est relégué de Ligue 1, affiche un budget parmi les cinq plus gros du championnat (15 millions d'euros, soit le cinquième) et ne cache pas ses ambitions de remontée immédiate. Le deuxième évoluait en CFA il y a encore deux ans, dispose du plus petit budget de Ligue 2 (4,5 millions d'euros) et n'aspire à rien d'autre qu'au maintien. Dressé de la sorte, le tableau est pourtant bien réducteur. Face à des Corses surfant sur l'euphorie d'une double montée et auteurs d'un recrutement intelligent à l'intersaison, les Caennais revêtiront un costume de favoris non dépourvu d'interrogations et de doutes.


« Ça m'étonnerait qu'il y ait une seule équipe à 100 % »


Les matchs amicaux, conclus sans victoire ni but marqué en-dehors d'un contre-son-camp, ont laissé leur lot d'incertitudes quant aux capacités actuelles du Stade Malherbe. « Ils ne m'inquiètent pas plus que ça », tempère Patrice Garande. Caen a pourtant subi une préparation compliquée, entre blessures (Agouazi, Leca, Duhamel...), départs longs à se dessiner et arrivées tardives. « On sait qu'il nous faudra du temps pour mettre notre projet en place et que malheureusement on n'en a pas beaucoup, reconnaît son technicien. Toute la préparation a été basée pour être prêt le 27 juillet. On a fait ce qu'il fallait. Tout n'est pas parfait, mais je pense qu'on sera prêt avec les moyens qui seront les nôtres. Est-ce qu'on sera à 100 % ? Je ne pense pas. Mais ça m'étonnerait qu'il y ait une seule équipe à 100 % le premier jour de la saison. »


A défaut de pouvoir s'appuyer sur un collectif rodé et brillant, le Stade Malherbe connaît les valeurs qui devront être les siennes sur l'Île de Beauté. Il faudra démontrer autant de détermination que l'adversaire, ce qui ne s'annonce pas comme une mince affaire. Les Gaziers, restés invaincus durant plusieurs années dans leur stade (le match se jouera à côté, au stade François-Coty de l'ACA), s'inscrivent pleinement dans l'identité du football corse. « On connaît déjà les équipes corses, ce sont des équipes qui rentrent dedans. Ce n'est pas facile de jouer là-bas. J'ai déjà joué à Ajaccio, je connais le contexte », prévient Livio Nabab. La saison dernière, Caen avait ramené un nul de son déplacement à l'AC Ajaccio après que le bus dans lequel ils étaient arrivés ait été accueilli à coups de pierres. « On ne part pas dans l'inconnu parce qu'on a étudié l'adversaire, précise Patrice Garande. On sait que c'est un football fait de combat, d'engagement. »


Le soleil, un facteur important


L'entraîneur caennais refuse néanmoins de réduire les joueurs corses « à des combattants ». Caen ne veut pas tomber dans l'écueil de la sous-estimation, bien que le Gazélec apparaît comme le Petit Poucet du championnat. « On se prépare à jouer contre une très bonne équipe. Elle a quand même quelques certitudes au niveau du jeu. Elle a aussi de la qualité. » Face à cette formation, le Stade Malherbe alignera une équipe sans surprise, proche de celle battue par Le Havre il y a une semaine. Laurent Agouazi, de retour dans le groupe, sera titulaire aux côtés de Nicolas Seube. Raphaël Guerreiro conserve sa place de milieu gauche, Alexandre Cuvillier débutant la partie sur le banc des remplaçants. Romain Poyet sera en pointe de l'attaque caennaise, le couloir droit revenant à Livio Nabab. Autant de joueurs qui vont devoir tenir compte des trente degrés annoncés. « Je suis presque content qu'il ait fait très chaud ici aussi pendant 3-4 jours, confie Patrice Garande. Ça nous permet de voir ce qui nous attend. Il faut s'adapter et pratiquer un football qui corresponde à ça. Indépendamment de l'engagement physique, du rythme, etc., il faut aussi qu'on ait une maîtrise technique car on ne pourra pas courir comme des fous pendant 90 minutes. » Cette maîtrise est précisément ce qui avait fait défaut au Stade Malherbe devant Le Havre. Et c'est ce qui lui permettra – ou non – de retrouver rapidement la Ligue 1. Autant dire que le déplacement à Ajaccio fait figure de bon test en ce sens.

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