Le Stade Malherbe au rebond contre Laval

Envoyer Imprimer PDF

Football. Laval – Caen, 8ème journée de Ligue 2 (ce soir, 18h45). Pour n'avoir pris qu'un point sur six possibles lors de ses deux derniers matchs, le Stade Malherbe aborde son déplacement à Laval pourvu d'une légère pression. Les Malherbistes doivent s'imposer face au quatorzième de Ligue 2 pour éviter que le doute ne s'empare d'eux. Pour leur entraîneur Patrice Garande, la clé réside dans la capacité à produire les mêmes efforts qu'en début de saison.

 

 

 

Le déplacement à Laval. Le Stade Malherbe avait connu un seul vrai faux-pas avant de recevoir Le Mans et il avait parfaitement réagi dans la foulée, enchaînant trois victoires consécutives. Un mois après la défaite subie à Niort, Caen est confronté à la même nécessité de rebondir. Sa défaite face au Mans, deux semaines après un nul plutôt décevant à Sedan, l'a relégué au septième rang du classement. Pour recoller au trio de tête, désormais formé par Dijon, Monaco et Nantes, les Malherbistes doivent renouer avec la victoire à Laval.

Patrice Garande évoque l'importance de la rencontre : « On ne peut pas en prendre plus, donc oui, l'objectif sera les trois points (sourire). Comme d'habitude. Il faut très vite repartir sur une dynamique positive. Quand on gagne des matchs, on est dans cette dynamique positive avec tout ce qui va avec : un peu de chance quelques fois, un peu de réussite. Si par malheur on ne fait pas un résultat, la spirale négative vient très vite. Il faut faire attention et tout faire pour obtenir un résultat à Laval. Les joueurs sont bien conscients de ça, il y a eu une bonne adhésion cette semaine, mais ça ne suffit pas. Bien s'entraîner la semaine, c'est une normalité. Les supporters sont contents de ce qu'ils ont vu contre Le Mans. Moi, ça ne me suffit pas. Les joueurs entendent "on joue bien, c'est bien, etc.". Je m'en fous de ça. Ce que je veux, c'est gagner les matchs. Il faut que les joueurs retrouvent ce qu'ils avaient avant, quand la seule chose qui les intéressait était de gagner. Il n'y a que ça qui compte, avec nos principes et nos qualités. Pour la première fois dans la préparation du match, j'ai très peu parlé de l'adversaire. On s'est plutôt occupé de nous. On a besoin, en ce moment, de se concentrer davantage sur tous les petits détails, tous les petits manques qui font qu'on reste sur un nul et une défaite. »


Les carences actuelles. Si le Stade Malherbe n'a pris qu'un point sur ses deux dernières rencontres, il ne le doit pas au hasard ou à la malchance. Malgré une domination toujours très nette contre Sedan et Le Mans, Caen n'a pas ajouté exactement les mêmes ingrédients que lors de ses précédentes sorties, aux yeux de Patrice Garande.

Quels constats l'entraîneur caennais a-t-il observés ? « Un tout petit peu moins d'agressivité, un tout petit peu moins de solidarité, un tout petit peu moins de générosité dans les efforts et les contre-efforts. La réussite qu'on a eue sur certains matchs, on allait la provoquer. Contre Le Mans, on ne l'a pas eue. On a essayé d'en parler et de corriger ça. Ça se traduit aussi par l'exigence au quotidien, par des petits comportements qui sont inconscients. J'ai dit aux joueurs que je considérais que c'était normal ce qui se passait actuellement. Depuis le début de saison, je leur ai beaucoup demandé. On a changé des choses. J'essaie de leur inculquer tous les jours cette exigence, cet esprit de compétition. Ils ont adhéré. Au bout d'un moment, quand on a des résultats, quand on est installé, on fait un tout petit peu moins d'efforts. On est puni tout de suite. Il ne faut pas oublier non plus tout ce qui va bien. On n'est pas dans une situation alarmante et je n'ai pas d'inquiétude. »


Les quatre buts encaissés en deux matchs. Les faits sont impitoyables : Caen a encaissé deux fois plus de buts en deux matchs (quatre) que lors des cinq journées précédentes. Les absences de Nicolas Seube, qui sera de retour à Laval, et de Laurent Agouazi y sont certainement pour beaucoup, mais elles ne justifient pas un moins bien collectif dans la protection de sa cage.

Patrice Garande différencie les difficultés défensives des points exprimés au préalable. « Ce sont des choses différentes. Contre Le Mans, on doit faire au minimum 0-0 si on n'a pas de réussite. On n'a pas le droit de prendre les deux buts qu'on a pris. Certains vont analyser ces buts comme des erreurs individuelles, mais ce n'est pas ma vision des choses. On a eu des manques par rapport à nos principes défensifs, sur les couvertures notamment. Si on avait pris ces deux buts-là à la sortie du stage, j'aurais compris. Pas là. Ça fait aussi partie des choses qu'on a travaillées. »


Les retours et arrivées dans le groupe. Entre les retours de Nicolas Seube et Laurent Agouazi et les arrivées de Lenny Nangis et Kandia Traoré, le groupe caennais a été modifié de manière conséquente pour ce déplacement à Laval. Yanick M'Boné, Alexandre Raineau, Neeskens Kebano et Romain Poyet en font les frais. Ils iront glaner du temps de jeu samedi en CFA. La reconstitution du milieu de terrain défensif type s'annonce comme une bonne bouffée d'oxygène pour Caen.

Pour leur entraîneur, les quatre entrants vont ou peuvent avoir un rôle important à jouer. « Nico va nous apporter tout ce qui est pressing et générosité, parce que c'est sa marque de fabrique. Laurent Agouazi, par son expérience, va parler aux joueurs, orienter le jeu. Il est indispensable à notre équipe, c'est un peu son métronome, aussi bien sur le plan offensif que sur le plan défensif. Je pense qu'il va stabiliser tout ça. Je n'ai pas oublié tout ce qu'il a apporté depuis le début. Il est pour beaucoup dans les résultats qu'on a eus au départ. Je compte beaucoup sur Nico et lui pour amener une correction à tous les petits manques évoqués. On a fait un gros travail avec Lenny depuis son opération. Il mérite d'être dans le groupe et il peut apporter, que ce soit à droite ou à gauche. Il a plein d'envie et de fraîcheur. Ce n'est pas négligeable aujourd'hui. Kandia a un comportement irréprochable depuis qu'il est revenu dans le groupe et il marque beaucoup de buts à l'entraînement. Si on peut lui reprocher son manque d'efficacité, on ne peut pas lui reprocher le fait de se battre et d'apporter quelque chose à l'équipe. Personne n'est éliminé du groupe. J'emmène les joueurs qui peuvent nous faire gagner des matchs. »

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr