Caen a résisté pendant un set

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Volley. Caen 0 – 3 Pôle France, 9ème journée de Nationale 2 féminine. C'était le choc des extrêmes. Caen, dernier du classement avec huit défaites au compteur, recevait le Pôle France, seule équipe encore invaincue de la poule. En dépit d'un premier set serré, les cadettes ont bouclé l'affaire au plus vite. Sans surprise. L'ASPTT Caen va devoir relever la tête en 2013 pour conserver une petite chance de maintien.


Le miracle n'a pas eu lieu. Les Caennaises s'attendaient à souffrir contre les cadettes du Pôle France et elles n'ont pas signé d'exploit. Prendre une seule manche aurait relevé de la performance pour le dernier de la classe, contre une équipe invaincue mais néanmoins habituée à lâcher quelques points en cours de route (huit victoires en huit matchs mais neuf sets perdus avant le déplacement à Caen). Caen n'y est pas passé si loin. Son premier set a été très bon. « On a montré un très beau visage mais on n'a pas réussi à conclure contre une équipe d'un niveau supérieur », regrette l'entraîneur Gilles Auzou. Les visiteuses ont su faire la différences dans les moments-clés : 23-25. Secouées par la perte de cette première manche, les locales ont totalement lâché prise dans le deuxième set. Le Pôle a pu dérouler sans rencontrer la moindre opposition réelle : 9-25. « Les filles se sont démoralisées, elles sont complètement passées au travers. » Plus accrocheur dans la manche suivante, malgré une mauvaise entame, Caen a fait durer le match sans réel espoir de relancer les débats : 18-25.


Le manque de rigueur caractérisé par quelques fautes fatales en fin de premier set est le reproche majeur que peut adresser Gilles Auzou à ses joueuses. Il y avait un coup à jouer et peut-être le gain de cette manche aurait-il transcendé les Caennaises. Pour le reste, le différentiel de niveau était trop conséquent entre les deux équipes pour nourrir de réels regrets. À moins que ceux-ci ne soient indirects. « Si on avait joué contre Le Plessis comme sur la première manche, on n'aurait eu aucune raison de perdre, souligne le coach caennais. On ne fait pas des vilains matchs contre les meilleures équipes, mais c'est lors des matchs importants qu'on devrait jouer ainsi ! C'est assez incompréhensible qu'on y arrive pas. Je ne pense pas que les joueuses choisissent leurs matchs, d'autant qu'on joue des grands matchs tous les dimanches dans notre position. Les plus faibles, pour le moment, c'est nous. » Gilles Auzou attend de ses joueuses un esprit plus conquérant en 2013, seule manière pour lui d'imaginer relever la tête.


Ce n'est que le 20 janvier qu'il pourra apprécier ou non les progrès mentaux de son équipe. L'ASPTT Caen ne jouera pas avant. Cette longue trêve hivernale va permettre à chacune de se ressourcer chez elles, notamment les étrangères. « J'espère qu'elle va faire du bien au moral et qu'on va revenir en 2013 avec de bonnes intentions et une grosse envie de bien faire. » Avant de partir en vacances, la formation caennaise va se pencher sur sa vie de groupe. « On va mettre de nouvelles choses en place, car quand on perd la vie de groupe est menacée. Les filles sont en train de construire une vie de groupe différente, elles se donnent des obligations. » Dernier du classement avec cinq points de retard sur le premier non-relégable, Caen n'a pas abdiqué et cherche de nouveaux remèdes à ses maux. Il lui reste une demi-saison pour réaliser l'exploit d'un maintien en Nationale 2.

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