Patrice Garande : « Gagner pour valider les matchs allers »

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Le Stade Malherbe disputera ce vendredi soir (18h45) son dernier match de l'année 2012 contre Châteauroux. Après deux sommets face à Monaco et Nantes, les Caennais vont retrouver une équipe de milieu de tableau. « Si les joueurs pensent que ce sera plus facile, ils se trompent », prévient Patrice Garande. L'entraîneur caennais attend une victoire pour rester « en plein dans ce qu'on avait prévu ».


Vous aviez dit après Nantes que la victoire serait impérative contre Châteauroux. Le discours n'a pas dû changer...

La première fois, je leur ai dit que la victoire était impérative. La raison principale, c'est que trois points valideraient la première partie de saison, qui a été, à mon sens, bonne. Ils permettraient de partir à la trêve en étant proche de tout le monde. Si on devait ne pas gagner ce match, on pourrait se retrouver à neuf points de Nantes. Ça ferait beaucoup de retard sur le premier. Avec 33 points, on serait en plein dans ce qu'on avait prévu.


Châteauroux n'est pas une équipe facile à jouer comme en attestent ses matchs nuls.

C'est une équipe qui joue mais qui est aussi très disciplinée à l'extérieur et qui obtient des résultats. On la joue à un moment où elle est moins performante, peut-être un peu émoussée. Didier (Tholot) est là-bas depuis longtemps, il a des principes de jeu qui s'appuient sur un 4-4-2 de base, même s'il est arrivé qu'ils jouent dans un autre système, en 4-1-4-1. Ça ne va pas être un match facile, c'est sûr. C'est aussi la mise en garde que j'ai faite aux joueurs. S'ils pensent que ça va être plus facile que Nantes ou Monaco, ils se trompent. En plus de ça, je crains toujours le dernier avant la trêve. On a tous les vacances en tête.


Vous restez sur un gros match à d'Ornano. On imagine que l'enjeu est de rééditer cette performance réalisée contre Monaco.

Quand on a joué contre Dijon, j'avais dit dans ma causerie qu'il y avait ce qu'on faisait à ce moment-là et ce qu'on était capables de faire. On a montré sur ce match que ce n'était pas terrible (sourire). J'ai dit la même chose aux joueurs avant Monaco : « Entre ce qu'on fait et ce qu'on est capables de faire, il y a une différence incroyable. Vous avez le potentiel pour être parmi les meilleurs et on ne l'exprime pas assez. » Après Monaco, ils ont prouvé à eux-mêmes ce dont ils étaient capables. On doit être comme ça à tous les matchs, au moins au niveau de l'état d'esprit. C'est mon travail au quotidien de leur faire prendre conscience de cette exigence. Ça ne doit pas être une fois comme ça par hasard, parce que c'est Monaco ou parce qu'on a peur de l'adversaire. On aura réussi notre pari et notre objectif quand on sera sûrs qu'à tous les matchs il y aura ça.


D'où vient l'irrégularité de vos derniers résultats ?

Je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup d'irrégularité ces derniers temps. Avant Nantes, on avait perdu une seule fois en huit matchs. Je pense surtout que nos chiffres sont dus aux trois matchs perdus à la maison. Bien sûr, ça pourrait être mieux. À titre de comparaison, je pense qu'on a une meilleure équipe que Nantes. Mais Nantes a cette capacité à jouer les matchs pour prendre des points. Même quand ils ne sont pas bons, ils ont cette agressivité, cet esprit de compétition. Nous, on travaille pour ça. Il faut qu'on ait cette exigence-là au quotidien. Avec la qualité des joueurs, on gagnera plus de matchs. Six défaites, c'est trop, même s'il y a des équipes qui sont montées en perdant dix fois dans une saison. Sur la phase retour, il faut qu'on s'accorde trois défaites maximum.


Est-ce important symboliquement de terminer la phase aller sur le podium ?

Ce qui est important pour moi, c'est d'être dans les cinq premiers quasiment tout le temps. Si on l'est, on sera en mesure de jouer la montée à un moment donné. Il ne faut pas se laisser décrocher. Je n'attache pas beaucoup d'importance au fait d'être sur le podium ou non. L'important, c'est d'être dans le coup et en possibilité de jouer la montée. Plus on sera réguliers et plus on sera dedans.


Comment comptez-vous vous y prendre pour battre Châteauroux ?

Ce qu'il faut, c'est avoir une variété dans le jeu. Quand on n'aura pas le ballon, il faudra être très présent dans la récupération, les harceler les pour les empêcher de jouer. Quand on aura récupéré le ballon, il faudra se projeter très vite vers l'avant. On doit mettre du rythme dans ce qu'on fait, avec des déplacements coordonnés, de l'alternance entre les deux côtés, trouver de la profondeur... S'il n'y a pas d'espace, il faudra s'en créer. Ça passera forcément par une qualité de déplacement et une qualité technique comme on en a eues contre Monaco.



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