Hérouville souffre mais n'abdique pas

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Le Racing Club Hérouvillais a concédé sa onzième défaite de la saison, dimanche dernier face à Houilles (8-31). Le promu bas-normand, à l'ascension fulgurante ces dernières années, file à vive allure vers un retour en Honneur. S'il perd son prochain match contre Sarcelles, la relégation sera actée. Au coeur d'une saison galère en Fédérale 3, Hérouville s'accroche comme il peut et retient avant tout sa réelle progression.


La défaite contre Houilles. C'est dans la défaite, la onzième de la saison, qu'Hérouville a confirmé ses progrès. Battus par Houilles, les promus ont produit une prestation intéressante. Ils ont même mené au score pendant un quart d'heure, après l'essai de Sylvain Pistole en début de match (4'). La résistance hérouvillaise n'a pu empêcher les visiteurs de prendre les devants à la mi-temps (5-14, 40'). Nettement dominés au match aller, les Bas-Normands sont restés cette fois-ci dans les débats jusque dans les ultimes minutes (8-19). Deux essais franciliens, assez logiques au vu de la deuxième mi-temps, ont alors alourdi le score.


L'analyse de Stéphane Guillous, co-entraîneur hérouvillais. « On a fait un peu comme à L'Aigle la semaine précédente, en réalisant une bonne entame de match. Il nous a manqué un peu de lucidité. À vouloir trop bien faire, on s'est précipité alors qu'on dominait. On s'est pris des contre-attaques contre le cours du jeu. Il a suffi de quelques moments de relâchement pour perdre notre avantage. On a pourtant eu deux occasions de marquer après notre premier essai. On les a très mal négociées. Sur l'ensemble du match, on a vu d'énormes progrès. Il nous manquait pourtant quatre titulaires, dont le capitaine et le vice-capitaine. On peut tirer un grand coup de chapeau aux joueurs qui étaient présents, ils ont tout donné. Certains n'avaient qu'un an de rugby derrière eux ! »


Les chances de maintien. Hérouville affiche sept points au compteur, consécutifs à sa victoire contre Versailles, son nul face à Chevreuse et un point de bonus défensif. En treize journées, le bilan est des plus minces. Sarcelles est à neuf points, Versailles, premier non-relégable, à onze. Mathématiquement, les carottes ne sont pas tout à fait cuites pour Caen, puisqu'il reste cinq matchs à jouer. Dans les faits, et bien que le SCH affrontera des équipes de deuxième moitié de tableau à l'exception du leader Drancy (vainqueur 17-69 à l'aller), la mission est impossible. À moins d'un miracle, Hérouville retournera en Honneur la saison prochaine.


L'analyse de Stéphane Guillous. « On ne va pas se voiler la face, ce sera très compliqué de se maintenir. Mathématiquement, on peut prendre vingt-cinq points. Ça serait déjà très bien si on en prenait seize. Si on réitère les prestations qu'on vient de faire, on doit être capables d'accrocher les équipes qu'on recevra (Sarcelles, Evreux et Sucy) sans problème. On se déplacera à Versailles, la seule équipe qu'on a réussi à battre cette saison. Ce ne sera pas évident car elle joue le maintien et semble se relancer. Chaque match est une finale désormais. Le prochain match qu'on perdra nous condamnera à la descente. On ne va pas lâcher les armes sans se battre à fond. Si on peut être relégués en terminant à deux points de l'avant-dernier, ce sera déjà mieux que de finir derniers à quinze points. »


La saison galère. Il suffit de voir qu'Hérouville n'a pris qu'un point de bonus défensif pour comprendre que ses défaites ne sont jamais serrées... au moins sur le plan comptable. Les Hérouvillais ont lancé leur saison par une fessée contre Rouen (5-72). Ils n'ont plus, ensuite, vécu de telle déroute. Mais rares sont les fois où les banlieusards caennais ont pu prétendre à la victoire.


L'analyse de Stéphane Guillous. « C'est une saison galère, notamment avec l'accumulation de blessures qu'on a eue. Notre quinze de départ n'a jamais pu travailler ensemble à l'entraînement. C'est une des raisons pour lesquelles on a pris du retard. Au lieu de travailler les automatismes, on a dû travailler les bases. Dans l'engagement et la défense, on est là. Par contre, on est plus fragiles mentalement que la saison dernière. Les regrets qu'on a, c'est que les scores ne reflètent pas ce qui s'est produit. Ils ont été vraiment lourds par rapport à nos prestations. Toutes les adversaires qu'on a affrontés dernièrement disent qu'ils ne rencontrent pas la même équipe qu'en début de saison. On a montré qu'on n'était vraiment pas loin. N'avoir que sept points au classement, c'est lourd vis-à-vis de notre engagement et des progrès réalisés. »


Les progrès réalisés. Cyrille Bitter et Stéphane Guillous ne sont pas les seuls à penser que leur équipe progresse. Leurs adversaires le disent et les scores parlent d'eux-mêmes. Les écarts sont moins importants que ceux de la phase aller. La raison semble autant tactique que physique.


L'analyse de Stéphane Guillous. « Avec Cyrille, on a revu notre projet de jeu car on s'est rendu compte que celui qu'on avait initialement adopté n'était pas adapté à la Fédérale 3. On avait quitté ce championnat il y a quatre, cinq ans, avant la refonte orchestrée par la fédération. Cette saison, on voit des comportements proches de la Fédérale 2 voire de la Fédérale 1. On a densifié les zones où on avait tendance à se faire percer, surtout dans l'axe. On a aussi fait énormément de physique pendant la trêve. Le souci, c'est la fermeture des terrains. En deux mois, on ne s'est entraîné que trois fois sur notre terrain... Le reste du temps, on était en gymnase et c'était très difficile de travailler collectivement. »

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