Laurent Dufour : « Il faut être patient »

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Mondeville a décroché une victoire importante, samedi soir contre Alençon, en CFA 2 (2-0). Deux buts en fin de match de Sorin et Durdek ont permis aux footballeurs mondevillais de prendre leurs distances avec la zone de relégation pour remonter à la onzième place du classement. Avec un à deux matchs de moins que ses rivaux, Mondeville espère remonter dans la première moitié de tableau et faire mieux que le septième rang obtenu la saison dernière. Laurent Dufour, son entraîneur, fait le point avec nous sur cette saison et, plus globalement, la politique sportive de l'USONM.


Cette victoire contre Alençon a été longue à se dessiner...

Concernant la première mi-temps, je suis un peu déçu de la production des joueurs. Mais on a essayé de rester solides et bien organisés. On marque sur un coup de pied arrêté, qui est souvent l'arme fatale sur des matchs comme celui-là. Ensuite, on a géré pour marquer un beau deuxième but sur une phase de contre. C'est positif. On est content de prendre quatre points, qui nous permettent d'aborder le match suivant avec un peu plus de sérénité. Battre Alençon, quatrième, est une belle performance. On va essayer de conserver cette solidité à Lorient, encore une équipe de tête (leader du groupe, ndlr), et de produire plus de jeu.

Je revoyais un peu la physionomie du match contre Saint-Malo (défaite 1-0 le 6 mars, ndlr). Je me disais que ça se jouerait sur un coup de dès. Et, cette fois, il s'est montré en notre faveur. Les joueurs ont mis beaucoup de volonté sur les coups de pied arrêtés.


Pouvez-vous déjà tirer un premier bilan de ce championnat pour votre équipe ?

Sur le plan comptable, il est difficile de faire un bilan étant donné que nous avons deux matchs de retard. On se situe dans le ventre-mou du championnat, avec la possibilité de regarder un peu plus vers le haut selon les matchs que nous allons produire. Il y a eu un début de saison très compliqué. Derrière, on a enchaîné sur onze matchs sans défaite. La reprise en janvier a été un peu difficile. Là, on est à nouveau en train de repartir sur une bonne dynamique. J'espère qu'on va la faire durer.


Comment expliquez-vous ces hauts et ces bas ?

Les matchs se jouent à peu de choses. Contre Saint-Malo, on domine mais on perd. Aujourd'hui, on ne domine pas forcément mais on gagne. C'est la qualité de certains joueurs, ceux qui doivent nous amener vers le haut, que peut se faire la différence. Pour l'instant, notre place au classement est exacte par rapport à ce qu'on produit.


Quels sont les enjeux de la fin de saison ?

D'assurer le maintien en premier lieu. L'objectif est de prendre les matchs les uns après les autres et d'en gagner le plus possible. Quand on aura joué le même nombre de matchs que les autres, on verra où on se situera. Après, on essaiera de faire mieux que l'année dernière, c'est-à-dire de terminer parmi les sept premiers. Notre objectif initial était de jouer dans le haut de tableau. Il reste possible. Cela dépendra du mois d'avril où on enchaînera beaucoup de matchs.


Les moins de 19 ans multiplient les bons parcours en Gambardella*. On imagine que c'est tout sauf un hasard.

C'est une politique sportive qu'on a mise en place depuis trois-quatre ans. Il y a eu un huitième de finale de Gambardella, un quart, un 32ème. Il faut être patient avec les jeunes. On sait qu'on a des bons jeunes, on les intègre. L'équipe première est composée à 80 % de jeunes issus du club. Maintenant, il faut qu'ils arrivent à maturité, qu'on les fasse progresser, et recruter à côté d'eux des joueurs d'expérience capables de leur faire franchir un palier.


C'est une politique basée sur du long terme ?

Quand on part sur une politique de formation, c'est du long terme. Il faut être patient. On sait que tous les jeunes n'arriveront pas à percer. On essaye de passer des paliers tous les ans. Il y a deux ans, on a terminé huitième, l'année dernière septième. On va essayer de faire mieux cette année et de s'installer durablement dans cette première partie de championnat et, qui sait, un jour, remonter en CFA. On est compétiteurs, on reste ambitieux puisque le club a passé quatre ou cinq ans en CFA. Maintenant, avoir l'ambition, c'est bien, mais on a choisi de conduire une politique un peu plus longue en se basant sur les jeunes du club. Il faut prendre le temps que cette politique porte ses fruits, que les jeunes éclosent et arrivent à maturité pour que d'ici un ou deux ans, ils soient prêts à jouer cette montée en CFA.


* Cette année, ils ont été sortis en 32ème de finale par Bordeaux après avoir battu le Paris-Saint-Germain le tour d'avant. La saison dernière, ils avaient atteints les quarts-de-finale.

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