Laurent Agouazi, la sentinelle du Stade Malherbe

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Le Stade Malherbe disputera demain son troisième et avant-dernier match de préparation face à Valenciennes. À Vire (18h), Laurent Agouazi sera aligné devant la défense, dans un rôle de « sentinelle » qu'il affectionne particulièrement. L'international algérien, pressenti pour prendre la succession de Jérémy Sorbon dans le rôle de capitaine, restera un élément-clé du dispositif caennais cette saison.


Nouveau schéma de jeu, nouveaux joueurs, nouvelle hiérarchie. Le milieu de terrain axial du Stade Malherbe affichera assurément quelques nouveautés la saison prochaine. Dans son fonctionnement, déjà, puisqu'il n'y aura plus qu'une sentinelle devant la défense et deux joueurs à vocation plus offensive un cran au-dessus. Dans sa composition, ensuite, puisque Jérôme Rothen sera titulaire, que N'Golo Kanté sera amené à jouer un rôle important à ses côtés et que Thomas Lemar aura probablement son mot à dire. Du trio titulaire de la saison dernière, Fayçal Fajr et Nicolas Seube, qui pourrait trouver une reconversion côté gauche de la défense si celle-ci ne donne pas plus de garanties, sont clairement menacés. Un seul homme semble incontournable : Laurent Agouazi.


« Élevé à cette sauce »


L'international algérien, qui sort d'une saison contrastée entre des débuts réussis, une longue blessure et un retour à la compétition délicat lors des ultimes rencontres, est un cadre sur le terrain comme en-dehors. Il compense son manque de vitesse par la qualité de ses choix et la précision de son jeu. Désormais seul devant la charnière centrale, il apprécie le nouveau rôle qui lui est confié. « J'ai souvent joué dans ce schéma et j'ai toujours pris énormément de plaisir parce que je suis au coeur du jeu. Ma saison la plus réussie, je l'ai faite ainsi à Istres. On a aussi évolué de cette manière sur certains matchs à l'extérieur, l'année dernière. Après, le plus important reste toujours l'animation du système. » Laurent Agouazi a la maîtrise technique, l'expérience et la sérénité suffisantes pour être ce pion central.


Son positionnement, son vécu et son caractère font de l'ancien messin un leader naturel de l'effectif caennais, le relais privilégié entre le staff et ses partenaires. « J'ai le même rôle que l'an passé, précise-t-il. J'ai été élevé à cette sauce, auprès de Grégory Proment à Metz ou d'Olivier Kapo à Boulogne. J'ai toujours eu des responsabilités dans les différents clubs où je suis passé. J'aime conseiller, même s'il ne faut pas non plus tomber dans l'excès. » Vice-capitaine la saison dernière, capitaine la semaine dernière face au Havre, Laurent Agouazi fait figure de candidat légitime au brassard après le départ de Jérémy Sorbon. « C'est toujours flatteur », avance-t-il sans dévoiler s'il est ou non l'heureux élu. « Ça peut être lui, Jérôme (Rothen), Jean-Jacques (Pierre) ou Nico (Seube), expose Patrice Garande. Je donnerai le nom au groupe avant le match contre Reims. » L'entraîneur caennais a d'ores et déjà fait son choix.


« Un peu plus dans le vif du sujet »


Demain soir, Laurent Agouazi et Jérôme Rothen joueront ensemble pour la première fois et seront tous deux titulaires. Si Patrice Garande ne brouille pas les pistes, on pourrait avoir une sérieuse indication quant à l'identité du futur capitaine caennais. L'essentiel sera néanmoins ailleurs, dans le contenu que proposera le Stade Malherbe face Valenciennes. « Plus on se rapproche du 2 août et plus il faut qu'on soit prêts individuellement et collectivement, rappelle-t-il. C'est un match important mais qui reste dans le cadre de la préparation. Il faudra gommer les erreurs commises contre Le Havre. Il y aura plus de rythme. » Entrés cette semaine dans une nouvelle phase de leur préparation, moins éreintante physiquement, les Caennais auront un peu plus de fraîcheur pour défier une formation de Ligue 1. « On va être un peu plus dans le vif du sujet. On aura plus de jambes. »


La prévision vaut en particulier pour lui-même. Dimanche dernier, Laurent Agouazi n'avait qu'une semaine d'entraînement derrière lui quand il a disputé une mi-temps du Trophée des Normands. « J'étais très fatigué », reconnaît-il. Le natif de Haute-Marne avait enchaîné les dures séances de foncier, sans que cela ne lui pèse trop. « Ça fait du bien de souffrir parce que c'est dans ces moments-là qu'on travaille le plus. C'est important d'avoir une bonne caisse pour toute la saison. Et puis, la difficulté permet de créer un groupe, elle favorise la solidarité. » Tout pour plaire au numéro 5 caennais, en somme.

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