Le Stade Malherbe a confirmé sa supériorité

Envoyer Imprimer PDF
Le Stade Malherbe a assommé encore un peu plus la Ligue 2 en s'imposant logiquement contre Brest, vendredi soir (1-0). « On avait l'occasion de taper un très gros coup, on l'a fait », se réjouit Franck Dumas. Pour augmenter son avance sur le Stade Brestois (sept points) et Arles-Avignon, quatrième (seize points), il s'est appuyé sur ses armes habituelles : une grosse maîtrise collective, une impressionnante solidité défensive et un réalisme offensif déterminant.


Devant un stade comble et face à son dauphin, seule équipe encore capable de le priver du titre avant la rencontre, Caen ne voulait pas se contenter de la victoire face à Brest. « On savait que les gens avaient pris les devants, étaient venus en nombre pour nous soutenir, relate Franck Dumas. On avait un petit truc à faire avec eux. Les joueurs avaient un devoir de résultat mais aussi d'engagement. Ce qui m'intéressait, c'était d'avoir cette maîtrise sur le match. Et je pense qu'on l'a eue. »


Le Stade Malherbe a fait « un match plein » contre Brest, selon son entraîneur, et les spectateurs ont eu droit à une partie ouverte et plaisante. Certes, les Caennais ne se sont pas procurés énormément d'opportunités tout au long des 90 minutes de jeu. Steeve Elana, qui ne pouvait pas faire grand chose sur la frappe victorieuse de Kandia Traoré, a eu peu d'interventions à effectuer. Mais Caen a affiché toute sa suprématie face à une équipe qui l'avait battu au match aller. Défensivement, les Malherbistes n'ont quasiment jamais été inquiétés. Grégory Leca a récupéré d'innombrables ballons, notamment en première mi-temps. Grégory Proment, en fin de contrat cet été, est allé au charbon pour couper beaucoup d'attaques adverses. Nicolas Seube s'est montré égal à lui-même, irréprochable. Si Thomas Heurtaux n'est pas toujours aussi tranchant qu'il l'a été pendant la majeure partie de la saison, cela fait tout de même un sacré axe à vocation défensive ! Parallèlement, Caen a pu développer son football contre une équipe refusant de fermer le jeu. « Pour faire un bon match, il faut deux bonnes équipes, souligne Greg Leca. C'était le cas ce soir. On est mieux dans le jeu et dans les jambes en ce moment. On a récupéré du passage difficile de l'hiver. On est tombé sur une bonne équipe de Brest, qui a fait jeu égal, mais on a su montrer des qualités autres que les leurs, marquer un but au moment important puis rester solidaires et costauds défensivement. »


Dans sa lancée du match de Vannes, Caen a fait ce qu'il fallait contre un adversaire d'un tout autre calibre, que Franck Dumas a tenu à féliciter en conférence de presse. Il s'est appuyé sur sa solidité défensive, son réalisme, ses valeurs collectives et ses talents individuels à l'image de Benjamin Nivet, auteur de sa onzième passe décisive, ou de Youssef El Arabi, qui a reçu son troisième trophée de joueur du mois avant le match. « On a été ambitieux, malins et performants sur les attaques de Brest », se félicite Franck Dumas.


Le stade d'Ornano et son public ont retrouvé la saveur des soirées de Ligue 1, vendredi soir. Il y a eu du monde, puisque les tribunes ont battu leur record d'affluence de la saison (avec 19 481 personnes, il y avait 3 000 spectateurs de plus que contre Le Havre), des chants et même une ola. Franck Dumas, qui a regretté en cours de saison le faible soutien du public caennais, a tenu à saluer la présence et les encouragements des nombreux supporters. « Cette victoire leur appartient aussi », estime-t-il. Peut-être pourront-ils fêter officiellement la montée en Ligue 1 dans un peu plus de deux semaines, lors de la réception de Nîmes.

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr