Caen encore et toujours à la relance

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Football. Caen – Laval, 20ème journée de Ligue 2 (ce soir, 20h). Le Stade Malherbe accueille Laval avec le désir de se relancer une fois de plus dans un championnat toujours fait de hauts et de bas. Battus par Tours vendredi dernier, les Caennais doivent impérativement s'imposer contre un candidat au maintien pour préserver un espoir de montée. José Saez fera ses débuts sous le maillot rouge et bleu à l'occasion de ce premier match de la phase retour.


En s'inclinant 2-1 contre Tours vendredi dernier, le Stade Malherbe a confirmé début 2014 ce qu'il n'avait que trop laissé apparaître fin 2013 : il ne gagne pas contre les grosses équipes, ni même les moyennes. Les points que les Caennais sont allés cherchés jusqu'à présent, c'est essentiellement face aux petites équipes qui les ont ramenés. La seule contre-performance réalisée contre les équipes du bas de tableau le fut à Nîmes (2-1). Le reste du temps, Caen s'est reposé sur ce réalisme face aux mal-classés (sept victoires en phase aller contre les dix derniers actuels du classement) pour rester autant que possible dans la course à la montée. Laval a été un des premiers à en faire des frais cette saison, quand bien même la victoire caennaise avait accouché dans la douleur (1-2). « On avait eu du mal, se souvient Jean Calvé. Il y a de bon joueurs offensivement. C'est une équipe qui joue, qui prend appui sur un joueur costaud devant (Bekamenga, « un des meilleurs joueurs du championnat dos au but », selon Patrice Garande). On va essayer de bloquer ça au mieux, de leur imposer notre jeu. » Seizième du classement avec un point d'avance sur la zone rouge, Laval se bat pour sauver sa place en Ligue 2. Les Tangos restent sur une défaite douloureuse, dans cette perspective, contre Nîmes (3-1). Les réminiscences d'un début de saison complètement raté (six défaites dont cinq en championnat au mois d'août) ne sont jamais très loin...


Quand Laval prenait l'eau de toutes parts, l'été battait son plein à Caen. La suite, on le sait, s'est écrite bien différemment dans la capitale bas-normande. Si la huitième place actuellement occupée par le Stade Malherbe n'est « pas un constat d'échec », aux dires de Patrice Garande, elle est clairement « insuffisante par rapport à ce qu'on voulait faire ». Les Caennais déplorent six longueurs de retard sur le podium, un chiffre élevé si on l'analyse au travers du nombre d'équipes positionnées entre ce top 3 et Malherbe, résorbable si on s'appuie sur les 57 points qui restent à distribuer. « Malgré une première partie en dents de scie, on n'est pas largués, retient Damien Perquis. On est en position de chasseurs, il va falloir qu'on vise bien. Évidemment que nous croyons encore à la montée. On ne peut pas se permettre de ne pas y croire alors qu'il reste 19 matchs. Il va falloir faire un parcours de champions pour y arriver. » Ce discours volontaire, Caen ne peut que l'entretenir, en occultant les huit défaites concédées sur la phase aller. Sans dévier d'un iota avec le discours qu'il entretenait avant Tours, Patrice Garande assure être « très optimiste ». Pour l'entraîneur caennais, qui estime que douze victoires en phase retour pourraient suffire en vue d'une accession, le temps est compté mais les raisons d'y croire existent.


L'ancien cherbourgeois parle de « prise de conscience » chez ses joueurs, désireux de « passer des paroles à l'acte » après l'échec subi à Tours. « Le changement n'est pas loin. Il manque un petit truc. Si on fait 19 matchs comme celui contre Tours en ajoutant ce petit plus, on pourra espérer monter. On a les moyens d'y arriver. Il faut jouer tous les matchs pour les gagner, pas pour ne pas les perdre. » Ce petit plus évoqué, Caen espère l'avoir trouvé en la personne de José Saez. Le milieu de terrain défensif fraîchement arrivé débutera la rencontre ce soir. Caen ne voit pas en lui un Messie, mais une sorte de chef de guerre. C'est dans son sillage, par son abnégation au combat, que les Malherbistes doivent désormais s'inscrire. « C'est un joueur d'expérience qui a déjà connu des montées, rappelle Jean Calvé. Il peut apporter de la maturité dans le jeu et dans le vestiaire. On espère qu'il saura amener cette petite chose qui nous manque. » La réception de Laval s'apparente presque à une arrivée en douceur, même si les Lavallois vendront chèrement leur peau et sont relativement à l'aise à l'extérieur, où ils peuvent exprimer leur goût pour la contre-attaque. À la mi-saison, Caen est presque déjà en sursis. « La défaite est interdite », reconnaît Jean Calvé. Les Malherbistes ne se projettent pas plus loin, du moins publiquement. « On va commencer par jouer les matchs les uns après les autres », expose Patrice Garande. Advienne que pourra...


À noter que le coup d'envoi de la rencontre sera donné par la jeune basketteuse mondevillaise Julie Vanloo, fan de football (elle a pratiqué ce sport en club) et du FC Bruges.

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