L'interview décalée de... Brice Kaho

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Amateur de musique classique, touche à tout cultivé, engagé dans la politique locale, adepte d'un langage châtié, Brice Kaho est aux antipodes des préjugés souvent accolés à sa pratique sportive. « Il faut des atypiques même si on n'est pas toujours compris, nous confiait le milieu de terrain de 34 ans il y a maintenant quelques années. C'est comme sur le terrain : l'idéal est de garder sa nature propre en la conjuguant avec le collectif. » Le joueur d'Hérouville en CFA2, par ailleurs éducateur au club, s'y emploie en ne perdant jamais sa jovialité caractéristique. Il répond cette semaine à notre interview décalée.


Quel est...

 

Ton surnom, et pourquoi ?

Le Dragon. C'est un clin d'oeil à Bruce Lee car j'ai été marqué par les arts martiaux dans mon enfance. Au début, j'étais surnommé le Bison, mais j'ai gagné mes galons ensuite !

 

Ton rêve de gosse ? 

C'était être heureux avec mes amis.

 

Ton rêve fou ?

Je me serais bien vu sauter en parachute, observer la planète en prenant de la hauteur. Mais je ne sais pas si je suis prêt physiquement et mentalement.

 

Ta plus grosse bêtise ?

Il y en a deux qui me viennent à l'esprit. Lors des feux d'artifice du nouvel an en Côte d'Ivoire, je m'amusais avec les bâtons à étincelles. On simulait une bataille avec un ami, sauf que j'ai failli me prendre le bâton dans l’œil et que ça a été très douloureux.

Le deuxième souvenir, c'était au foot. J'étais alors en CFA et je devais jouer un match très important contre Boulogne. Le matin, je m'étais fait tresser les cheveux par une amie. Je croyais que ça durerait une heure ou deux, sauf que ça avait pris six heures ! Quand je suis arrivé au match, mes partenaires étaient déjà à l'échauffement. Tout le monde tombait des nues, forcément. Je devais être titulaire mais je ne suis rentré qu'à la mi-temps.

 

Ton plus grand moment de solitude ? 

On prenait notre douche avec trois-quatre garçons et un coéquipier a dit aux filles qu'elles pouvaient entrer parce qu'il n'y avait plus personne. C'était faux. On n'avait pas l'air fin...

 

Ton plus grand regret ?

Je ne suis pas trop de nature à regretter. Mon plus grand regret, c'est la capacité de l'individu à être méchant envers autrui. On est beaucoup dans la compétition alors que je pense qu'on peut réussir tous ensemble.

 

Ta principale qualité ?

Je suis jovial. J'aime transmettre de l'énergie aux autres. J'ai gardé mon innocence.

 

Ton plus gros défaut ?

Croire qu'on peut rester longtemps innocent...

 

Ton péché mignon ?

Les Normands sont des bons vivants, je suis gourmand !

 

Ton meilleur souvenir ?

Prosaïquement, je dirais la montée en CFA 2 avec Hérouville.

 

Ta plus grande fierté ?

Quand j'aurai 80 balais, je pourrai faire le bilan ! Aujourd'hui, c'est avoir la reconnaissance de mes pairs, m'épanouir dans le foot et pouvoir véhiculer ses valeurs.

 

Ta devise ?

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Il faut sourire à la vie.

 

Ton style de musique préféré ?

J'ai eu une période Lana Del Rey, puis Stromae. En ce moment j'aime bien Happy de Pharell Williams. J'écoute pas mal Bruno Mars aussi.

 

Ton livre de chevet ?

Ironie du sort, pour moi qui suis un peu fan de Marseille, on m'a prêté l'autobiographie de Zlatan. C'est très intéressant. On a tendance à voir le côté strass et paillettes mais il a vécu des moments difficiles qui ont forgé son caractère. J'aime les personnes un peu marginales, pas toujours comprises.

 

Si tu étais...

 

Un(e) autre sportif(ve) ?

Tsonga ou Riner

 

Une femme ? 

Mère Teresa

 

Un animal ? 

Un félin

 

Une ville ?

Pompéi

 

Un pays ? 

La Grèce pour son histoire

 

Une destination touristique ?

Venise

 

Un objet ?

Une feuille de papier

 

Une personnalité? 

Nelson Mandela

 

Mais aussi...

 

Qu'est-ce qui te fait lever le matin ? 

Dans l'idéal, c'est le soleil, mais ça n'arrive pas souvent ! Déjà, mon réveil. Ensuite, mes convictions et mon envie de rendre cette journée meilleure que la précédente.

 

À quelle émission télé aimerais-tu participer ? 

Canal Football Club, ne serait-ce que pour voir Pierre Menes. J'aime bien blablater sur des sujets pointus, a fortiori quand il s'agit de foot.

 

Quelle est la personne la plus connue de ton répertoire ? 

Youssef El Arabi et le maire d'Hérouville (Rodolphe Thomas)

 

Trois personnes avec qui manger ? 

Nelson Mandela, Martin Luther King et Mère Teresa

 

Quels autres sports que le basket te font vibrer ? 

Le basket, le hand, certaines séquences du rugby, le hockey pour son intensité...

 

Un don de la nature que tu aimerais avoir ? 

Apporter le soleil dans le cœur des gens quand ils sont au plus bas.

 

À quoi ressemble une journée ?

Musique, détente, encadrer les ados et pour finir un film le soir.

 

As-tu un rituel d'avant match ?

J'ai des petites manies. Je me masse les jambes, j'écoute de la musique un peu violente, je fais une petite prière pour remercier Dieu de la chance que j'ai de pratiquer ce sport au cas où ce serait mon dernier match.

 

Quel est ton endroit préféré dans la région ?

J'aime bien le jardin des plantes, les espaces verts en général, et la mer. Les Parisiens peuvent nous envier !

 

Dans l'équipe, qui...

 

Est le plus drôle ?

On a beaucoup de phénomènes, c'est pour ça que j'aime mon équipe. Il y a beaucoup de comédiens. Les plus drôles doivent être Lokman (El Aravi) et Uriel (Etari).

 

Fait les blagues les plus nulles ? 

Je ne sais pas, je ne les retiens pas. On est tous marrants !

 

Est le plus grognon ?

Uriel. Samir (Alla) aussi.

 

Passe le plus de temps dans le vestiaire ?

C'est moi !

 

Est le plus bavard ?

Uriel

 

Est le plus fashion ?

Uriel

 

Est le plus chambreur ?

Uriel et Samir

 

Est le chouchou du coach ? 

Ça dépend des semaines selon la prestation de chacun !


Est le moins ponctuel ?

Ça doit être moi, j'ai la palme...


Est le plus technique ?

Il y a beaucoup de techniciens dans mon équipe. Samir, Abdou (Alla), Guillaume (Leliard)... Jérémy Flausse a un jeu très léché, il ne force pas son talent. Il a une précision hors du commun sur ses passes de l'extérieur.

 

Une anecdote ? 

Je me souviens d'un match contre Équeurdreville qu'on avait très bien préparé, au point de partir à l'hôtel la veille. Au final, on s'était fait foudroyé : défaite, deux cartons rouges... Tout s'était passé à l'envers, et ce n'était pourtant pas faute de s'être mis dans les meilleures conditions !

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