Mauvaise opération pour la réserve malherbiste

Envoyer Imprimer PDF

Football. Caen B 0 – 1 Grande-Synthe, 18ème journée de CFA 2. L'équipe réserve du Stade Malherbe, pourtant composée de huit professionnels au coup d'envoi, a réalisé une bien mauvaise opération en s'inclinant samedi soir devant Grande-Synthe. Les Caennais ont concédé le seul but de la rencontre sur penalty en deuxième période. Ce n'est pas faut de s'être procurés également un penalty, manqué par Thomas Lemar, n'y d'avoir évolué pendant une heure à onze contre dix. Dans ce contexte, et face à une équipe relégable avant la rencontre, c'est le genre de résultat qui fait tâche...


Les temps sont durs pour l'équipe réserve du Stade Malherbe ! Quelques jours après avoir perdu quatre points sur tapis vert, la faute à la présence d'un joueur suspendu sur la feuille de match de Oissel-Caen, gagné sur le terrain (1-2) le 22 février, la "B" caennaise a subi un nouveau coup dur samedi soir. Cette fois, c'est bien sur le terrain – au demeurant toujours aussi dégradé – que les Caennais ont laissé de précieux points s'envoler. Contre Grande-Synthe, dont la qualité de jeu reflète néanmoins mal le classement, avec un onze de départ blindé de professionnels et une longue supériorité numérique, c'est une contre-performance de taille. Au-delà de l'aspect symbolique, elle est douloureuse sur le plan comptable. Avec 36 points, Caen n'a qu'une longueur d'avance sur le premier relégable... qui affiche un match de moins. Reléguée de CFA, 

prétendante légitime au haut de tableau en début de saison, la réserve caennaise est mal en point. « Je m'attendais à vivre une saison compliquée, mais moins quand même, reconnaît Grégory Proment. C'est usant et frustrant. » Les résultats de l'équipe sont à l'image de l'exercice difficile que traverse le centre de formation du Stade Malherbe dans son ensemble.


Caen avait pourtant une belle opportunité de se relancer face à Grande-Synthe. Thomas Bosmel dans les buts, Alexandre Raineau (dans l'axe) et Aurélien Montaroup en défense, Nicolas Seube et Laurent Agouazi en milieux axiaux, Kim et Mathias Autret sur les côtés, Thomas Lemar en meneur de jeu... il y avait du beau monde sur la pelouse. Non seulement Caen alignait une équipe a priori ultra-compétitive, d'autant plus que son adversaire affichait un bilan de trois victoires seulement avant la rencontre, mais en plus les locaux allaient-ils rapidement bénéficier de la double sanction infligée à Abdeslam Akouzar et son équipe. Le Grand-synthois accrochait Mathias Autret dans la surface et offrait un penalty aux Caennais, tout en recevant un carton rouge en sa qualité de dernier défenseur. Thomas Lemar, contraint d'attendre de longues secondes avant de tirer le coup de pied de réparation, frappait sur le poteau (34'). « Ce penalty nous fait du mal, estime Grégory Proment. Si on le marque, je pense que le match est plié derrière. Malgré tout, on a des opportunités de marquer avant eux, on ne le fait pas. Après leur but, on a aussi eu beaucoup de possibilités. » À onze contre dix, même sans avantage au score, Caen avait toutes les cartes en main pour prendre l'avantage. Mathias Autret, sur corner, n'a pas été loin de le matérialiser (44'). Dominateurs, les Caennais manquaient de mordant face au but pour trouver la faille.


« Ça fait peur, bien sûr »


Seul devant le but, Jordan Blondel, aligné en pointe, manquait sa tête au retour des vestiaires (848'). La frappe de Thomas Lemar, auteur d'un match intéressant malgré son échec sur penalty, était quant à elle captée par Thomas Lacherez (59'). Le gardien nordiste, à la communication pour le moins agressive, poursuivait l'excellent travail entamé en première mi-temps, notamment face à ce même Lemar. Il avait en effet repoussé la première grosse occasion caennaise, un joli coup-franc du Guadeloupéen (19'). Il n'allait pas s'arrêter là puisque Laurent Agouazi butait sur lui juste avant l'heure de jeu (59'). Dominer n'est pas gagner, la tirade est bien connue. Grande-Synthe, performant dans sa projection offensive, n'allait pas avoir besoin d'autant d'occasions que Caen pour faire la différence. La relance d'Alexandre Raineau était contrée par Abdelamik Bellaredj, qui récupérait le ballon, enrhumait sa victime dans la surface et obtenait un penalty logique. Mouly Aboukassem le transformait au milieu de la seconde période (68'). Les affaires se corsaient pour Caen, d'autant que le manque de réalisme local restait frappant. Quand les attaquants malherbistes ne butaient pas sur Thomas Lacherez, comme Kim, Aurélien Montaroup et Sabri Toufiqui, pourtant extrêmement dangereux, les défenseurs grand-synthois se muaient en pompiers de service pour repousser la balle sur leur propre ligne de but. « Il n'y a pas grand-chose à dire. C'est toujours le même problème. On a toujours des occases, on a toujours tout ce qu'il faut, mais on ne marque pas. Le manque d'efficacité a été flagrant aujourd'hui. »


Parmi les maux caennais, l'efficacité figure forcément au premier rang, tant les Normands se sont créés de franches opportunités. Néanmoins, au vu de la composition d'équipe, les quelques dizaines de spectateurs présents étaient en droit d'attendre mieux de ce Stade Malherbe. « Il y a des choses à redire techniquement mais ce n'est pas simple de jouer sur ce terrain, rétorque Grégory Proment. J'ai trouvé que c'était plutôt pas mal vu les conditions. J'ai trouvé quand même qu'il y a eu des phases de jeu intéressantes. Ce qui nous manque, c'est d'être beaucoup plus tueur. On est trop gentil. » Si 

souvent pointé du doigt, l'investissement des professionnels a été salué par l'ancien joueur malherbiste. Pour leur niveau de jeu, en revanche, c'est un autre problème... Patrice Garande, présent comme toujours à domicile, n'a probablement pas vu beaucoup d'éléments susceptibles de bousculer la hiérarchie actuelle en équipe première. « On ne peut pas juger la qualité de jeu sur un terrain comme celui-là », assure Grégory Proment. Pour la réserve caennaise, seul le résultat importe vraiment. Celui-ci provoque une certaine inquiétude. « On rate le coche. Ça fait toujours peur, bien sûr. Cela dit, on ne perd qu'une fois sur les trois derniers mois. Il n'y a rien de catastrophique mais c'est vrai qu'on se rapproche de la zone rouge. Ce qui est plus dérangeant, c'est qu'on s'en rapproche en étant meilleurs que les autres. » Samedi prochain, Caen se rendra à Amiens avec une certaine pression. 

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr