Les Stapsiens caennais champions de France !

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Six ans après avoir décroché le titre de champion d'Europe, l'UFR Staps de l'université de Caen est de retour en haut de l'affiche ! Les étudiants caennais sont devenus champions de France, jeudi dernier à Montbéliard. Ils ont conclu une superbe saison par un succès 4-1 sur Bordeaux en finale de la compétition (4-1). La victoire d'une équipe de copains.


Les Stapsiens caennais sont de retour ! Après une période faste entre 2005 et 2008 (deux titres français et un titre européen) mais plus de difficultés par la suite, ils ont ajouté une ligne au palmarès de leur faculté. Caen a glané le titre de Nationale 2, l'équivalent de la deuxième division, lors des phases finales disputées la semaine dernière à Monbéliard. Les voilà donc champions de France et promus en élite. « La différence de niveau est mince, explique l'entraîneur caennais Christian Hestin, professeur de foot à l'université. Les équipes peuvent varier beaucoup d'une année sur l'autre. » Pour Caen, ce trophée est avant tout la consécration d'un long cheminement entamé peu après la rentrée par un match « entre les possibles et les probables ». Le test, qui oppose les nouveaux aux anciens, a valeur de sélection avant d'attaquer le premier tour du championnat de France. « Je mets l'accent sur la dynamique de groupe, quitte à ne pas retenir systématiquement toutes les meilleures individualités, explique Christian Hestin, par ailleurs accompagné de Damien Della Santa au cours de l'année. La fac, c'est le dernier moment où on peut jouer avec les copains. L'état d'esprit est différent de ce qu'on peut retrouver en club. Il y a une très forte cohésion dans l'équipe. De mon côté, j'associe beaucoup les étudiants dans les décisions, qu'il s'agisse du choix des équipiers ou des choix tactiques. On ne fonctionne pas comme dans un club. C'est surtout festif. »


Quatre joueurs de CFA 2


Des copains, oui, mais des bons footballeurs avant tout. « C'est un niveau DH », indique Simon Renouf, qui évolue pour sa part en DSR avec Équeurdreville. Les meilleurs – Clément Lumé (Hérouville), Thomas Vancaeyezeele (Hérouville), Aurélien Thoris (Caen B), Tony Lambard (Saint-Lô) – évoluent en CFA 2. Caen disposait donc d'une équipe solide au moment d'aborder la première phase de la saison. Le championnat interrégional a confirmé sa force de frappe, dans la continuité d'une entrée en matière tonitruante (6-2 contre Le Mans). En dépit d'une défaite 1-0 face à Brest, les Caennais ont terminé premiers de leur poule à la faveur d'une dernière victoire 4-2 sur Nantes. « On a vu qu'on avait un beau potentiel offensif, poursuit Simon Renouf. Au fur et à mesure des matchs, on s'est dit qu'on pouvait faire quelque chose d'intéressant. » Le premier objectif atteint, les huitièmes de finale pouvaient s'annoncer. À Hérouville, mais toujours sur terrain synthétique, l'UFR Staps de Caen est venue à bout de la sélection lilloise (4-2) pour rejoindre les quarts de finale. Le dernier match avant le "final four" opposait les Normands aux Picards d'Amiens, à Quevilly. Là encore, la rencontre s'est soldée sur le score de 4-2. « J'ai huit attaquants dans mon équipe, précise Christian Hestin. C'est du football champagne, le Brésil des années 1970. Il n'y a pas l'obligation de résultat qu'on connaît en club. Ce qui compte, c'est la joie, que je distingue du plaisir parce qu'elle se construit grâce aux efforts fournis. »


Le piège a fonctionné


Les deux années précédentes, Caen n'avait pas réussi à quitter le stade des poules pour un but seulement au goal average. « On avait déjà un bon niveau », souligne Cristian Hestin. Le problème résolu, le billet pour Montbéliard obtenu, Caen pouvait formuler tous les espoirs en prenant la direction du Doubs, mardi 3 juin. Il a pourtant souffert en demi-finale face à Paris 13. « Ça a été notre plus mauvais match de la saison, reconnaît Simon Renouf. Après l'ouverture du score de Tony Lambard, on a pas mal subi. » Les Caennais se sont fait logiquement rejoindre et n'ont pas été malheureux quand les tirs au but se sont annoncés. Avec deux arrêts à son actif dans la séance fatidique, Clément Lumé a fait la différence. « C'est lui qui nous qualifie », estime le milieu de terrain manchois. Au lendemain de ce match accroché, les Caennais avaient rendez-vous avec Bordeaux. Sur le papier, les Girondins étaient plus fort. Pour s'imposer, il allait donc falloir être plus malin. « On leur a tendu un piège, expose Christian Hestin. On a décidé d'évoluer en 4-4-1-1. L'idée était de jouer avec Aurélien Thoris et Tony Lambard, nos joueurs les plus rapides, dès qu'on récupérait le ballon. On a adopté la tactique dite de Guillaume Le Conquérant, une tactique bien normande donc (ceux qui ont quelques connaissances historiques en la matière apprécieront, ndlr). On a reculé pour mieux attaquer. » À la demi-heure de jeu, Caen menait 3-0. Bordeaux n'est jamais revenu. « Ce sont nos valeurs et notre esprit d'équipe qui nous ont permis de gagner », soutient Simon Renouf, désireux également d'associer l'ancien stapsien Quentin Margueritte, disparu l'année dernière, à ce succès collectif. La victoire de l'UFR Staps est celle d'un « groupe de potes ». Elle n'en est que plus belle. 

 

 

 

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