Emmanuel Imorou trois ans à Caen

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Avant une nouvelle conférence de presse jeudi, pour commenter l'arrivée de trois nouveaux joueurs, le Stade Malherbe avait convié la presse à la présentation d'Emmanuel Imorou, cet après-midi. Ce latéral gauche âgé de 25 ans, un des meilleurs spécialistes à son poste en Ligue 2, s'est engagé pour trois saisons. « Même si la Ligue 1 était un objectif, c'était aussi un rêve, a-t-il confié. Comme tout joueur, j'ai l'ambition de jouer le plus de matchs possible. »

 

Ses followers sur Twitter – ils sont plus de 4600 – apprécient son sens de l'humour. Ses adversaires aiment un peu moins sa dangereuse pointe de vitesse. Les supporters caennais vont sans doute l'adopter rapidement. Emmanuel Imorou, 25 ans, est la septième recrue du Stade Malherbe. « J'ai pris contact avec lui dès le mois de janvier, précise Alain Caveglia. Ça a mis longtemps à se faire parce qu'on avait la possibilité de recruter soit un latéral droit, soit un latéral gauche. On a finalement opté pour un latéral gauche et Emmanuel était en tête de notre liste à ce poste. » L'ancien clermontois reconnaît que le processus a été « très long et parfois compliqué » mais il souligne aussi sa satisfaction de rejoindre Caen et la Ligue 1. « Je voulais rester en France, tant pour l'aspect sportif, à savoir découvrir la Ligue 1, que pour le côté familial. C'était plus facile pour ma femme et mes enfants. Le fait qu'Alain m'appelle très vite a beaucoup compté. J'ai besoin de ressentir la confiance du club. J'ai envie de prouver que j'ai le niveau Ligue 1 et de rendre cette confiance aux dirigeants caennais. » Ami de Thibault Moulin dans l'effectif clermontois, Emmanuel Imorou a également eu de très bons échos de la part de l'ancien caennais. Tous les voyants étaient au vert pour qu'il laisse de côté les nombreuses sollicitations reçues en Ligue 2, et les quelques contacts qu'il avait avec d'autres formations d'élite. L'arrivée de Damien Da Silva, avec qui il jouait à Clermont, constitue par ailleurs un bonus appréciable. « On ne sera pas forcément associé, précise-t-il néanmoins. Ce n'est pas le plus important. »


Déjà un beau vécu


Le plus important pour l'international béninois est probablement d'obtenir une place majeure dans le « projet à long terme » (A. Caveglia) auquel il est intégré. Caen veut se pérenniser en Ligue 1 et Emmanuel Imorou présente un profil intéressant dans cette optique, par ses qualités – sa patte gauche et sa vitesse en particulier – et son vécu déjà conséquent. Formé à Châteauroux, prêté à Gueugnon durant la saison 2009-2010, il était très courtisé à la sortie de son premier contrat professionnel. Le jeune homme avait jeté son dévolu sur Braga après 63 matchs de Ligue 2. Mais au Portugal, où il s'était engagé pour cinq ans, les choses ont pris une tournure compliquée. « J'y étais allé pour jouer et j'ai commencé comme titulaire, explique-t-il. Malheureusement, j'ai subi deux blessures dont la deuxième m'a tenu éloigné des terrains pendant quatre-cinq mois. J'étais dans une équipe qui tournait, c'était difficile de revenir. Je reste persuadé que j'avais fait le bon choix en allant là-bas. Si c'était à refaire, je le referais. Ça m'a endurci. En plus, j'ai eu du beau temps pendant un an (sourire). » Après un an dans le nord du Portugal et seulement trois matchs de championnat à son actif, Emmanuel Imorou a repris la direction de la France libéré de son contrat. Un retour en 2012 qui a fait le bonheur de Clermont, avec lequel il a disputé 62 matchs de Ligue 2 dont un seul comme remplaçant. Considéré comme un des meilleurs latéraux du championnat à l'issue de sa dernière saison, son avenir l'orientait naturellement vers le niveau supérieur...

Imorou à gauche, Appiah à droite ?


Emmanuel Imorou ne se cache pas en rejoignant son cinquième club professionnel : « tout joueur vient pour jouer », rappelle-t-il. « Je suis ambitieux et je n'avais pas envie de faire une carrière en Ligue 2. C'était le bon moment pour franchir ce palier vers la Ligue 1. Même si c'était un objectif, c'était aussi un rêve. Il devient en quelque sorte réalité, bien que je ne sois pas là pour rêver. Il y a un concours de circonstances qui fait que je sors d'une bonne saison et que j'étais en fin de contrat. J'ai conscience que c'est plus facile pour les clubs de me démarcher. Si je suis bon, je jouerai. Si je ne suis pas bon et qu'il y a meilleur que moi, je ne jouerai pas. J'ai l'ambition de jouer le plus de matchs possible et d'être bon. Je pense avoir les qualités pour être au niveau. » Cette arrivée dans le couloir gauche devrait avoir ses principales répercussions... dans le couloir droit. Pas sûr que Jean Calvé, qui avait débuté la saison 2013-2014 en équipe réserve, conserve sa place de titulaire. Il pourrait bien être supplanté par Dennis Appiah, lequel serait remplacé à gauche par Emmanuel Imorou. Le Stade Malherbe peut déjà voir clair dans la composition de son équipe puisqu'il n'attend plus qu'une dernière recrue, « pour l'instant » du moins. « Le souhait d'Alain (Caveglia) et de Pat' (Garande) était d'avoir 90 à 95 % de l'effectif pour la reprise de l'entraînement, précise Xavier Gravelaine. On a aussi eu la chance que les garçons aillent vite dans leur choix, ce qui nous a permis d'être en avance sur les autres. » La perspective des deux premiers matchs au Mans a incité les Caennais les dirigeants caennais à ne pas perdre de temps, pour disposer d'un groupe aussi prêt que possible début août. Lenny Nangis prolongera aujourd'hui son contrat de deux années supplémentaires. Il n'y aura pas d'autre resignature parmi ses collègues en fin de contrat, comme Laurent Agouazi.


Les Caennais reprendront l'entraînement lundi à la MOS (stade Joseph Déterville) où ils évolueront tant que leur complexe d'entraînement sera à la disposition des Jeux Équestres Mondiaux. 

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