Florian Raspentino, atouts vitesse et percussion

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Le Stade Malherbe partira demain en stage avec huit recrues. Le dernier arrivant a paraphé aujourd'hui un contrat de trois ans en faveur du club promu en Ligue 1. Florian Raspantino, 25 ans, viendra apporter ses qualités de percussion sur le front de l'attaque caennaise. Il avait été prêté à Bastia par Marseille la saison dernière.


Alain Caveglia et Xavier Gravelaine peuvent partir en vacances avec le sentiment du devoir accompli : ils ont mené à bien le recrutement souhaité par Patrice Garande. « Il est paré », estime Xavier Gravelaine. Avec un gardien, deux défenseurs, un milieu défensif, deux milieux offensifs et deux attaquants, le Stade Malherbe s'est renforcé en profondeur sur toutes les lignes. « On ne va pas dans l'inconnu parce que je pense qu'on a recruté des bons mecs, avance Alain Caveglia. Dans la continuité des arrivées de Xavier (Gravelaine) et de Nasser (Larguet), on part vraiment sur un nouveau projet. Sa finalité, on la connaît. C'est pérenniser le club en Ligue 1. » Dans ce but, un ou deux joueurs sont encore espérés par Patrice Garande. Sans doute pas dans les semaines à venir.


À Caen, on n'hésite pas à parler de « nouvelle ère ». Une chose est sûre, un nouvel élan se manifeste autour du club. Les centaines de personnes présentes aux guichets du stade d'Ornano pour obtenir leur abonnement, certaines arrivées dès 6h45 ce matin, le confirment. Il y a six mois, nul n'aurait pu imaginer cet engouement. « On pose les premières pierres », précise Xavier Gravelaine. L'arrivée de Florian Respentino en est une parmi les autres. Ce joueur offensif aux faux airs de Fayçal Fajr a quelques points communs avec ceux qui l'ont précédé dans les bureaux du Stade Malherbe, comme un parcours atypique et de l'envie à revendre.


Dans le « loft » de l'OM


Florian Raspentino s'est révélé sur le tard faute d'être passé par un centre de formation. Le foot, c'est à l'AS Gignac, près de Marseille, que ce natif de Marignane l'a appris. Le droitier s'est ensuite engagé dans le club de sa ville natale, en CFA, avant de briller dans la même division du côté d'Agde. Ses 17 buts lui ont ouvert les portes de la Jonelière le temps d'un essai. Le test s'est révélé concluant et Florian Raspentino a signé son premier contrat professionnel – d'un an – en juin 2011. « Le fait de ne pas être passé par un centre peut aider mentalement. Je suis quelqu'un qui ne lâche pas. » Ses sept buts en une saison avec le FC Nantes ont fait mieux que confirmer la belle impression initialement dégagée. Caen, déjà, avait repéré cet élément « capable d'apporter beaucoup de vitesse et de percussion », selon les dires d'Alain Caveglia.


C'est pourtant vers Marseille, son « club de cœur », que s'est orienté le jeune homme à l'issue de l'exercice 2011-2012. Changement de décor... et de statut. En Provence, Florian Raspentino joue très peu et finit par être prêté au Stade Brestois en janvier 2013. Il y dispute pas moins de dix-neuf rencontres, pour quatre buts inscrits. Mais à son retour à l'OM, c'est un second prêt qui l'attend, cette fois au SC Bastia. Vingt-quatre matchs, six buts et trois passes décisives plus tard, au long de la saison dernière, il reste peu désiré à Marseille. Marcelo Bielsa, nouvel entraîneur du club, fait savoir qu'il ne compte pas sur lui. « Le coach a décidé d'écarter plusieurs joueurs et je faisais partie de ce loft », dit-il. Il n'était pas de la reprise de l'entraînement le 20 juin, ce qui ne l'a pas empêché de s'entretenir physiquement.


Un joueur polyvalent


À première vue, l'épisode marseillais ressemble à un échec pour Florian Raspentino. Lui voit les choses différemment. « Je ne regrette pas d'avoir signé à Marseille. Je n'ai pas eu trop ma chance. Néanmoins, les prêts m'ont permis de découvrir la Ligue 1. Et ce sont eux qui m'ont permis de signer à Caen. » Le milieu offensif, qui se perçoit davantage comme un attaquant axial, avait le choix entre le Stade Malherbe et Évian. Il a privilégié la Normandie avec l'ambition de « retrouver du temps de jeu et d'apporter à l'équipe ». Pour obtenir ses services alors qu'il lui restait deux ans de contrat, Caen a dû se résoudre à un « tout petit transfert ». De quel ordre ? « C'est bien en-dessous de 400 000 euros, indique Xavier Gravelaine. Les deux clubs, et en particulier les deux présidents, entretiennent de très bonnes relations. »


A priori, Florian Raspentino est amené à évoluer à un poste de milieu ou ailier droit. « L'axe est une priorité, dit-il, mais les côtés ne me dérangent pas. À Bastia j'avais commencé sur un côté pour finir dans l'axe. Pourquoi pas faire pareil ici... Une saison est longue. De toute façon, je n'arrive pas dans la peau d'un titulaire. Je vais tout faire pour jouer. » La huitième recrue du Stade Malherbe, dont la mère habite du côté de Barfleur, a participé à son premier entraînement cet après-midi. À en croire les résultats de ses tests physiques, il aura vite rattrapé le petit retard du début de semaine.  

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