Une piqûre de rappel pour le Stade Malherbe

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Football. Caen 0 – 1 Amiens, match amical. La voilà, la bonne piqûre de rappel ! Le Stade Malherbe a concédé sa première défaite en match de préparation, samedi soir contre Amiens (National). Trop ternes, les Malherbistes se sont inclinés logiquement, même s'ils ont perdu sur un but casquette. À une semaine de la reprise du championnat, il n'y a pourtant pas de quoi s'inquiéter.

 


Nombreux sont les entraîneurs qui louent, surtout après avoir été confrontés à la situation, les vertus d'une défaite en guise de dernier match amical. Malgré la terne prestation réalisée par ses joueurs face à Amiens, Patrice Garande appartient probablement à cette catégorie. Rien de mieux, en effet, qu'un revers pour refroidir quelques ardeurs potentielles et se souvenir que tout reste à faire. Si les Caennais avaient été tentés, bien malgré eux, par un certain excès de confiance, Amiens leur a offert une piqûre de rappel loin d'être inutile. Les précédentes prestations, soldées par quatre victoires dont une aux tirs au but, permettent de relativiser sans peine les conséquences de cette dernière sortie sans la moindre incidence comptable. Pour tirer de réels enseignements sur ce Stade Malherbe version 2014-2015, il faudra encore patienter quelques semaines, voire plus tant les débuts de saison peuvent être trompeurs.


La confrontation face à Amiens a confirmé ce qu'on savait déjà sur le plan du jeu, entre un système très classique et une composition sans grande surprise compte tenu des absences. Le jeu ? Un 4-2-3-1 privilégié dans un premier temps, avant que l'entrée de Thomas Lemar ne le transforme légèrement pour laisser la sentinelle Adéoti seule devant la défense. Quant au choix des hommes, il a été légèrement biaisé par les forfaits d'Emmanuel Imorou en défense et de N'Golo Kanté au milieu de terrain. La titularisation d'Hervé Bazile, préféré notamment à Lenny Nangis et Florian Raspentino sur le côté droit de l'attaque caennaise, n'était pas forcément attendue. On est tenté de penser qu'il en ira différemment contre Évian. Pour le reste, la charnière défensive est celle du moment – en attendant l'arrivée du défenseur central que Patrice Garande espère ? – et elle ne manque pas d'impact entre Damien Da Silva et Jean-Jacques Pierre. Sur les côtés, Dennis Appiah et Jean Calvé n'étaient plus en concurrence, mais titulaires. Le trio axial était composé de Jordan Adéoti, José Saez et Julien Féret un cran au-dessus. Devant, l'indéboulonnable Mathieu Duhamel était encadré de Fodé Koita et Hervé Bazile. En dernier rempart, le choix de Rémy Vercoutre a confirmé que c'était bien lui le gardien numéro 1. Sa prestation, un peu moins.


Peu d'occasions franches


C'est sur une belle boulette de l'ancien lyonnais que Caen a concédé sa première défaite de la saison. À la réception d'une passe en retrait appuyée de José Saez, mais loin de représenter le moindre danger à première vue, Rémy Vercoutre s'est fendu d'un contrôle de l'extérieur du droit pour le moins hasardeux. Mal touché, le ballon a fini sa course au fond des filets, le portier caennais ne parvenant pas à rattraper son erreur d'inattention. Les deux équipes jouaient alors depuis près de vingt minutes et Caen avait jusque là plutôt subi la domination territoriale de son adversaire. Amiens, plus agressif, avait la maîtrise du milieu de terrain. Rien d'étonnant à ce que les premières escarmouches de la rencontre furent à mettre à son crédit. Après un beau mouvement collectif consécutif à une perte de balle de Jordan Adéoti, les Picards avaient mis Rémy Vercoutre à contribution (15'). Leurs adversaires payaient un pressing défensif trop peu performant et un jeu collectif marqué par un déchet technique important. Quand les Malherbistes commençaient à perdre patience et décidaient de sauter les lignes, leur jeu aérien n'était pas plus fructueux. Derrière la ligne de but caennaise, alors que la première mi-temps n'en était qu'à sa moitié, Lenny Nangis s'échauffait déjà. Il allait être rejoint un peu plus tard par Florian Raspentino.


Pendant ces quarante-cinq minutes initiales, le 4-4-2 bien en place d'Amiens n'a guère laissé d'opportunités à des locaux bien intentionnés mais guère dangereux. Il a fallu attendre une tête de Jordan Adéoti peu avant de rentrer aux vestiaires pour voir Caen s'approcher du but adverse (43'). On était plus près du 2-0, avec notamment deux situations chaudes dans la surface caennaise, que du 1-1. L'entrée en jeu de Lenny Nangis et Florian Raspentino à la pause, remplaçant des Hervé Bazile et Fodé Koita pas forcément vus à leur avantage durant le premier acte, et les mots de Patrice Garande n'étaient pas sans effet à la reprise. Plus incisif, plus concentré, le Stade Malherbe prenait enfin la mainmise sur la rencontre. Une reprise de volée signée Julien Féret, à qui il faudra certainement quelques temps encore pour régler les automatismes avec ses partenaires d'attaque (47') et une frappe lointaine mais vicieuse de Mathieu Duhamel (52') matérialisaient la progression bas-normande. Lenny Nangis, toujours en vue dans son registre de feu-follet, délivrait pour sa part un centre dangereux capté en deux temps (62'), avant de manquer de peu le cadre plus tard dans le match (83'). Malgré du mieux, le jeu caennais restait brouillon et Amiens rappelait plusieurs fois à la vigilance (69' et 78'). La dernière occasion était néanmoins caennaise. Florian Raspentino faisait le plus dur côté gauche en se défaisant de ses adversaires avant de manquer cruellement de précision dans la dernière passe. Les Caennais avaient envie de bien faire mais sont souvent restés au stade des bonnes intentions. Samedi prochain, le contexte sera tout autre et le scénario promet d'être également bien différent.

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