Hérouville veut se stabiliser en Fédérale 3

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Un an après l’avoir quittée, Hérouville est de retour en Fédérale 3. Les Vautours se sont offert une seconde chance à la faveur d’une saison 2013-2014 étincelante en championnat Honneur. Ils retrouvent l’échelon national avec l’ambition de s’y stabiliser. Et sans inquiétude particulière.

 

Peut-être fallait-il passer par là. Quand Hérouville a découvert la Fédérale 3 il y a deux ans, au terme d’une remarquable succession de montées, son aventure au cinquième échelon national a été de courte durée. Une saison, précisément. « Nous avions été pris par surprise en début de saison, se rappelle le président du club Fabrice Royer. Nous avions su nous ressaisir sur la phase retour mais cela n’avait pas suffi. » L’échec n’était pourtant que partiel et ses conséquences sont restées minimes pour le RCH. Contraint de retrouver le niveau régional, il s’est échiné à solidifier les fondations. En Honneur, l’objectif n’était pas seulement de redevenir champion, il était aussi de préparer la suite. « On avait à cœur de conserver un niveau Fédérale 3. C’était notre année de transition qui devait nous permettre de réaccéder sereinement en Fédérale 3. » Aussitôt dit, aussitôt fait. Les rugbymen hérouvillais ont survolé la saison, attisé peut-être quelques regrets quant à l’issue du précédent exercice, mais surtout alimenté une dynamique positive. Elle ne sera pas de trop au moment de retrouver un tout autre niveau de compétition.

 

La Fédérale 3, Hérouville connaît. C’est peut-être son premier atout. Le club de l’agglomération caennaise en a d’autres, à l’image du préparateur physique qui suit désormais ses joueurs – « on a forcé sur la préparation physique » – et plus encore d’un effectif étoffé durant l’intersaison. « On a un peu de chance dans la mesure où on voit arriver des joueurs qui reviennent dans la région pour des raisons professionnelles ou personnelles. Certains ont déjà évolué en Fédérale 3 voire même en Fédérale 2. Ce sont des renforts très intéressants. » Et puisque l’été a été propice à quelques changements, Hérouville a chamboulé son staff avec l’arrivée de Gilles Le Hérissé au poste d’entraîneur. À Flers (Promotion d'Honneur) la saison dernière, il va découvrir un nouvel univers. « Je n'ai pas d'appréhension, dit-il. J'ai fait connaissance avec un groupe de qualité, doté d'éléments très intéressants, et une équipe très sympa humainement. Il y a une grosse cohésion. C'est important quand on joue le maintien. »



Un début de saison compliqué

 

Le maintien, c'est l'ambition clairement affichée. « Un objectif supérieur serait utopique et déraisonnable, tranche Fabrice Royer. Nous voulons montrer qu’un club familial et convivial, des valeurs auxquelles nous sommes fortement attachés, peut exister en Fédérale 3. Le rugby de village a encore sa place en Fédérale 3. Nous ne voulons pas devenir semi-professionnels, bien au contraire. » Certains de ses adversaires le seront. En région parisienne, plus gros comité de France, l’argent est un paramètre incontournable dans la composition des effectifs. « Ce n’est pas notre politique, souligne Fabrice Royer. C’est d’abord une question de principe. On vient à Hérouville pour ses valeurs. Aucun joueur n’est payé et tous, sauf ceux qui sont bénévoles au club, payent leur licence. » Dans une région rugbystiquement pauvre, où seules deux équipes évoluent à l’échelle nationale (Hérouville et L’Aigle, également pensionnaire de Fédérale 3), la concurrence sportive ne se répercute pas (ou peu) sur des aspects financiers. La priorité est ailleurs. « La Normandie doit développer la formation et la détection de jeunes. Il faudrait qu’il existe deux ou trois fois plus d’écoles de rugby. » Celle d’Hérouville tourne à plein régime et alimente des catégories supérieures en voie de consolidation. Les cadets et juniors, peu nombreux ces dernières années, ont étoffé leurs effectifs. Une nécessité pour se stabiliser en Fédérale 3.

 

La saison débutera dimanche 14 septembre par la réception de Marcq-en-Barœul. Hérouville restera à la maison une semaine plus tard pour défier Drancy, relégué de Fédérale 2. La transition sera brutale avec ces deux gros morceaux de la poule. « C'est une bonne chose, estime Gilles Le hérissé. Ça va permettre de nous jauger et de voir dans quels domaines il faudra travailler. Les matchs décisifs seront probablement à la fin des matchs allers et retours contre Évreux, L'Aigle ou encore Armentières. » Avant même les premiers tests, le RCH sait sur quoi il doit encore progresser, « dans la puissance physique », avance son coach. « On a une équipe mobile, joueuse, maintenant il va falloir être capable de répondre présent sur les phases de combat. » Hérouville affrontera samedi à Agon-Coutainville la réserve de Jersey, « une très grosse opposition pour nous caler ». Voilà un an qu'Hérouville prépare son retour en Fédérale 3. De quoi aborder l'échéance avec une confiance mesurée.

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