Le rêve américain de Maxime Beaussire

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Ça y est ! Il s'est envolé. Samedi dernier, en fin de matinée, c'est depuis l'aéroport de Paris-Orly que Maxime Beaussire a pris la direction de Los Angeles (Californie). Là-bas, le boxeur bas-normand se retrouvera dans un tout autre environnement. Cela pourrait en refroidir plus d'un mais certainement pas lui. En effet, l'ambitieux boxeur de 23 ans rêve toujours plus grand. Après un pari relevé avec succès au Zénith de Caen, Le Conquérant s'attaque désormais aux États-Unis. Si la durée de sa conquête demeure, pour l'instant, indéterminée, le but de cette aventure outre-Atlantique, lui, est clairement défini : continuer d'apprendre et saisir les bonnes opportunités qui se présenteront.


Seize victoires, un statut d'invaincu et une bonne dose de détermination, c'est ce qu'a, entre autre, emporté Maxime Beaussire dans ses bagages. Il est vrai que l'année 2014 ne pouvait pas mieux commencer pour le Caennais auteur d'un « double succès ». Ce dernier fait, bien sûr, référence à sa victoire nette et sans bavure sur le ring du Zénith de Caen, en février dernier, face au Géorgien Ramazi Gogichashvili, mais aussi à la réussite de la soirée en dehors du ring qu'il a lui-même orchestrée. S'en est suivi une brochette de victoires, à commencer par le champion de Belgique Sheldon Moore au mois de mars, Rafael Chiruta en mai et enfin dernièrement Matiouze Royer, en octobre. Ce dernier combat, gagné non sans mal, rappelle que Beaussire est encore un boxeur en pleine progression. Cependant, Maxime, qui a l'habitude de jongler avec la Manche et le Calvados, semblait satisfait de ces dix derniers mois. « Le bilan à tirer de l'année 2014 est plutôt pas mal, surtout avec ce gros succès au Zénith de Caen », résumait Maxime Beaussire, peu avant son départ. « Je manquais un peu d'activité par moments mais, à part ça, j'ai boxé des adversaires très forts. Tout ça est super pour la confiance ». C'est donc relativement serein que le licencié du Boxing Club Saint-Lô s'apprête à franchir un nouveau cap.


« J'y vais sans pression »


Quatre clubs américains sont déjà en discussion avec Maxime Beaussire. Deux directement sur Los Angeles, un autre davantage en altitude et un dernier basé sur Las Vegas (Nevada). Seulement, rien n'est écrit d'avance. « Je vais faire des essais. Si ça se passe bien, je reste. Sinon, je rentre. S'il faut que je rentre au bout de trois semaines, alors je le ferai car je sais que j'ai une structure à Caen, sourit le natif de Saint-Lô, conscient qu'il n'y a aucune urgence. Ce qu'il faut surtout souligner c'est que j'y vais sans pression, sereinement. L'avenir, je n'y pense pas trop. Ça ne me ressemble pas beaucoup mais je vais vivre au jour le jour. » Dans cet esprit assez décomplexé, Maxime Beaussire entend, dans une premier temps, prendre du recul sur sa carrière. Ensuite, commencer à attirer l'attention des personnes les plus influentes. « J'y vais pour engranger de l'expérience et trouver des opportunités. Pour ça, je veux me faire repérer par des promoteurs et des entraîneurs connus et reconnus. Je veux partager l'expérience des grands champions également.» C'est, par conséquent, un programme chargé qui attend Beaussire dans les semaines et les mois à venir. Pour autant, il ne semble pas incompatible de mêler décontraction et sérieux.


Le Conquérant veut écrire l'histoire, à son rythme


Durant cette aventure, au pays de la boxe, Maxime Beaussire sait qu'il rencontrera un certain nombre de difficultés. C'est pour cette raison qu'il ne se donne pas de limite précise dans la durée. « Trouver un promoteur pour financer mes combats prendra peut-être plus de temps », prévoit-il. En tout cas, le jeune calvadosien a pu compter sur des partenaires solides pour financer le début de ce projet. « L'entreprise Christophe Levage m'a spécialement aidé pour le départ. Avec cette somme, je pourrai tenir un bon moment. » Et si le champion bas-normand, tient à remercier tout son entourage, il lui lance par la même occasion une invitation. « J'ai rencontré Serge Langeois (NDLR : directeur du Zénith de Caen) et, si tout se passe bien, mi-septembre prochain, on devrait pouvoir refaire un gala de boxe au Zénith, prévient Beaussire. Ce sera soit pour une défense du championnat de France, soit pour un premier combat intermédiaire comptant pour le championnat d'Europe ». Le Conquérant parti à la conquête de l'ouest ne perd donc pas le nord. En effet, au premier trimestre 2015, Maxime Beaussire envisage de disputer un championnat de France, sur ses terres, en catégorie super-welter ou welter. D'ailleurs, le boxeur de 1 mètre 80 pour 69 kilos lance, ici, un appel explicite : « J'aimerais bien qu'une ville bas-normande se porte candidate pour organiser ce championnat de France. »


Des projets, ce n'est pas ce qu'il manque dans le coin de Maxime Beaussire. Et si l'on va dans ce sens, plusieurs idées en Basse-Normandie lancées par Beaussire ont déjà été pensées. Parmi elles, l'ambition de monter un nouveau club leader, dans la région. Ce genre de projets pourrait bel et bien faire mouche tant Maxime Beaussire a l'air décidé. Mais en attendant cela, voyons ce que l'Oncle Sam lui réserve.

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