« On se contente du minimum »

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Le Stade Malherbe ne perd pas mais ne gagne plus. Un mois après leur succès face à Brest, les Caennais ont concédé un quatrième match nul contre Istres, vendredi soir, en développant une prestation de piètre qualité. « Je suis vraiment heureux de ce résultat », a déclaré Franck Dumas, mi-ironique, mi-sincère, conscient que son équipe ne méritait pas mieux face à de valeureux provençaux, dix-huitièmes de Ligue 2.


Le Stade Malherbe a obtenu son dixième match consécutif sans défaite, vendredi soir face à Istres. Série trompeuse qui exige une précision : Caen n'a plus gagné depuis un mois. Les Caennais restent sur quatre matchs nuls et des prestations de pauvre qualité, à l'image de celle développée contre Istres. « Cela fait un moment qu'on n'a pas vu un Malherbe transcendant, reconnaît Grégory Tafforeau. Ce soir (vendredi), ça a encore été poussif. »


Poussif, c'est le moins que l'on puisse dire. Malherbe a rendu une copie bien pâle, très loin de ce qu'il sait faire, très loin aussi de ce qu'exigent son statut de leader et sa volonté affichée de décrocher le titre. « C'est malheureux de montrer un visage comme celui-là quand on a su briller pendant pas mal de mois », concède sans détour Grégory Tafforeau. Le Stade Malherbe a eu une bonne période, consécutive au but de Youssef El Arabi. Pendant quelques minutes, il a mis du mouvement dans son jeu, a montré de l'envie, de l'allant. Et puis il s'est éteint, comme frappé de léthargie. Les Caennais n'ont jamais réussi à imposer leur rythme, leur jeu, leurs qualités. « C'était linéaire, sans temps fort ni temps faible, décrit Grégory Tafforeau. Ça ne suffit pas pour bousculer son adversaire. »


L'ancien capitaine lillois, auteur d'un bon match sur son côté gauche, se demande « si on se fait complètement violence ». Même si l'aspect physique a certainement une responsabilité dans les contre-performances actuelles du Stade Malherbe, la raison principale de ce mauvais passage est ailleurs. « C'est dans les têtes », assure Franck Dumas. L'entraîneur caennais n'a pas voulu « en rajouter » après le savon passé lundi soir, mais il a tout de même transmis son message. « Je veux bien admettre qu'il y ait un relâchement du fait que nos soyons montés. C'est humain. Maintenant, c'est une question de caractère, de volonté individuelle et collective. Il y a un devoir de respecter le maillot que vous portez, les gens qui sont autour et un président qui a toujours tout fait pour les joueurs. Si avec ça on n'arrive pas à avoir un peu d'amour propre, effectivement il vaut mieux lâcher le titre maintenant. » Au yeux de son coach, Caen manque de caractère, de leaders « qui puissent prendre les choses en main, pousser un coup de gueule, faire du placement ».


Contre Istres, Caen n'a jamais réussi à réagir, à se révolter. Les Provençaux, qui luttent pour le maintien, n'ont pas fait de complexe. « On a eu chaud plusieurs fois, rappelle Grégory Tafforeau. Certes, le but est magnifique mais Istres a été récompensé de ses efforts alors que nous nous sommes contentés du minimum. Il faut vite digérer cette montée en Ligue 1 et se repencher vers un autre objectif parce que pour l'instant c'est un finish en roue libre. C'est dommage parce qu'on est en train de gâcher tout ce qu'on a construit. Il restera un match ici, il s'agit de bien finir. En tout cas, on comprend la déception des supporters. » Pour la première fois de la saison, le public caennais, venu en nombre limité, a sifflé son équipe à la fin du match. Il attendra autre chose contre Metz, dès vendredi. À part ça, Caen reste leader de Ligue 2, une place qu'il occupe sans interruption depuis la cinquième journée...


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