La marche est haute pour la réserve du Caen TTC

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En s'inclinant 8-2 face à Niort samedi soir, l'équipe réserve du Caen TTC a quasiment enterré ses dernières chances de maintien en Nationale 1. Les Caennais, montés à cet échelon de compétition la saison dernière, pointent au dernier rang du classement avec quatre défaites au compteur. Une descente à l'étage inférieur serait presque la bienvenue.


C'était déjà le match de la quasi dernière chance, mais il n'y a pas eu photo. Le Caen TTC n'a pas été en mesure de rivaliser face à Niort, samedi à la Haie Vigné. « Ça s'est mal passé, regrette Jimmy Devaux. J'ai fait une contre-performance et Simon (Perrot) a perdu contre plus fort. Quand on perd un match, c'est mal engagé. » Les deux leaders de la formation caennaise sont les seuls à s'être imposés cette saison en Nationale 1. Leurs camarades, au profil diamétralement opposé l'un de l'autre, sont à la peine en ce début de saison. Guillaume Martin affiche un zéro pointé, tout comme Dorian Zheng, la petite perle du club. « Dorian est encore un peu tendre, reconnaît Jimmy Devaux. On espérait quand même qu'il serait en mesure de ramener un point de temps en temps. Il n'a pas su saisir sa chance sur des matchs jouables parce qu'il joue avec le frein à main. Il y a pourtant des gars qui ont peur de le jouer. Ça peut vite être un traquenard contre lui. » Ce n'est pas tous les jours qu'on affronte un enfant de douze ans, grand espoir du ping français aux sept heures d'entraînement quotidien (sans compter le travail physique) à Nantes. Caen devra d'ailleurs faire sans son champion de France minime du double lors de ses prochaines sorties. Dorian Zheng, fils de l'ancienne numéro 9 mondiale Yuan Zheng, s'est envolé pour un mois de stage intensif en Chine, où son père est un des entraîneurs les plus réputés du pays.


C'est sans lui que les Caennais se déplaceront chez la lanterne rouge Fouesnant, samedi 22 novembre. Contre une formation très en-deçà de la concurrence, ils auront une belle occasion de « ne pas finir fanny ». Sur le papier, une victoire relancerait même leurs chances de maintien malgré les quatre défaites concédées en autant de rencontre depuis le lancement des hostilités le 20 septembre. « Mathématiquement, on peut encore se sauver. Il faudrait gagner deux matchs et faire un nul sur les trois dernières journées, expose Jimmy Devaux. Mais c'est fini... Ça peut être un mal pour un bien qu'on descende. » Caen n'a pas les armes pour exister à un niveau de compétition qu'il avait rejoint presque à la surprise générale la saison dernière, à l'issue de la première moitié de saison (une saison se divise en deux phases, si bien qu'il est possible de monter ou de descendre en décembre, puis en juin). Il s'y était pourtant maintenu une première fois en 2013-2014, grâce notamment à l'apport d'Admir Duranspahic. Le Franco-Bosniaque, initialement recruté pour évoluer en équipe première, était venu renforcer la réserve suite à l'arrivée en Pro A de Zoltan Fejer-Konnerth. Avec lui, dans un effectif de quatre éléments, la donne se trouvait sensiblement modifiée. La réserve du Caen TTC quelques mois plus tard s’épanouira sûrement davantage un cran plus bas.


Si les Caennais venaient à descendre en Nationale 2, il n'est pas impossible qu'ils y retrouvent... d'autres caennais. L'équipe C du club, promue la saison dernière en Nationale 3, occupe le deuxième rang de sa poule avec trois victoires pour une défaite. Certes, les Bas-Normands ne sont pas favoris dans la course à la montée, mais l'espoir reste permis et le tennis de table fait partie des rares sports à accepter la présence de deux équipes d'un même club au sein d'une même division. Pour l'équipe C, la Nationale 3 est déjà « un tremplin » où les jeunes pousses du club peuvent s'exprimer. Les compteurs seront remis à zéro à la mi-décembre, tant en termes de résultats que de compositions d'équipe. Caen continuera de regarder vers le haut, toujours animé d'une belle dynamique dont l'impulsion se situe tout en haut de la pyramide. L'équipe première du club retrouvera la coupe d'Europe le 21 novembre face aux Italiens de Sterilgarda. Une étape importante pour retrouver à Caen les belles heures du tennis de table.

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