L'ASPTT Caen Volley veut se stabiliser pour mieux grandir

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À quelques points près, l'ASPTT Caen décrochait sa deuxième victoire de la saison, où les deux points d'une défaite 3-2, dimanche dernier face à Rennes. À l'issue d'une rencontre accrochée, les Bas-Normandes sont reparties bredouilles mais convaincues d'avoir toute leur place en Nationale 2. Promues sur tapis vert, elles ont le maintien pour ambition première et toutes les cartes en main pour le décrocher, malgré un début de saison délicat.


L'ASPTT Caen n'aura donc pas attendu pour retrouver la Nationale 2. Après une année de relance à l'échelon inférieur, le club bas-normand a repris place au troisième niveau de la hiérarchie française. La conséquence d'une saison 2013-2014 réussie, conclue à une très belle deuxième place, mais pas seulement. Les volleyeuses caennaises ont aussi dû leur promotion à une proposition de la Fédération, formulée le 26 juin dernier, après les difficultés financières subies par d'autres structures. Il a fallu quelques jours de réflexion aux dirigeants, entraîneurs et joueuses avant d'accepter la main tendue par les instances fédérales. Le souvenir de l'expérience cauchemardesque vécue seulement deux ans plus tôt à ce niveau de compétition était encore frais dans les mémoires. En parallèle, les contraintes induites par ce changement de division laissaient certaines dubitatives. « Les joueuses étaient d'accord pour monter en Nationale 2, mais en continuant de s'entraîner comme en Nationale 3 », explique le coach caennais Morgan Poutrain. Concrètement, les Postières n'ont que deux séances hebdomadaires, quand toutes leurs adversaires en ont au moins une de plus. « Niort (leader de la poule, ndlr) n'a quasiment que des joueuses semi-professionnelles », précise l'ancien hérouvillais à titre de comparaison. Caen évolue dans d'autres sphères... et nourrit d'autres ambitions.


Comme bon nombre de promus, l'ASPTT a le maintien en ligne de mire. Et malgré une seule victoire sur les six premières journées de championnat, il semble plutôt bien engagé. À vrai dire, avant même l'entame des hostilités, le forfait général du CS Léo Lagrange de Nantes sonnait comme une très bonne nouvelle. Il n'y aurait plus deux relégués dans cette poule D de Nationale 2, mais un seul. Et pour l'instant, le ticket semble réservé à Saint-Cyr. La lanterne rouge du classement affiche un bilan provisoire de cinq défaites, toutes concédées sur le score sans appel de 3 à 0. « Plus on laissera d'équipes derrière nous, mieux ce sera, commente Morgan Poutrain. Mais on ne se trompe pas d'objectif et on ne regarde pas vraiment le classement pour l'instant. Avec deux équipes exemptes à chaque journée, cela rend sa lecture plus difficile. Ce qui nous importe, c'est d'avoir six points de plus que Saint-Cyr à la fin des matchs allers. » Pour l'instant, le bénéfice caennais s'établit à trois longueurs, fruits du succès décroché à La Rochelle. Le 7 décembre, à Saint-Cyr, il s'agira de le doubler. Sauf en cas d'exploit entre temps face au centre de formation de Nantes dimanche prochain ou contre le Plessis-Robinson deux semaines après. « Les deux matchs qui arrivent s'annoncent compliqués. L'objectif sera d'être bien pour Saint-Cyr. Il ne faudra surtout pas perdre. » Si on se fit au début de saison et à ses vérités encore parcellaires, le maintien se jouera essentiellement sous forme de matchs aller-retour entre l'avant-dernier et le dernier du classement actuel. À moins que Caen n'arrive à s'extirper de cette zone dangereuse...


Un début de saison perturbé


Les résultats bruts des Calvadosiennes ne plaident pas forcément en faveur de cette thèse. Caen, on l'a vu, a déjà perdu cinq matchs cette saison. Seulement, tant le contexte que la physionomie des rencontres incitent à dépasser le cadre des faits chiffrés. Ou à les détailler un peu plus. Dimanche dernier, Caen a perdu deux sets de deux points (27-29 et 24-26) contre Rennes. À l'arrivée, son revers 3-1 n'a pas eu la moindre incidence en termes comptables... mais a eu le mérite de montrer que les PTT n'étaient pas loin du compte. « Ça s'est joué à pas grand-chose, d'où les regrets et la déception à l'arrivée. On aurait pu repartir avec trois points ou deux points, finalement on en a eu aucun. C'est quelque chose dont on doit se servir pour apprendre. » Contre Rennes, Morgan Poutrain alignait son sixième six de départ différent en autant de rencontres. Les problèmes d'effectif ont rythmé le début de saison de sa formation. Entre absences diverses et variées, licences enregistrées tardivement, petites et grandes blessures, il a fallu composer avec un certain nombre de péripéties pour le moins handicapantes. L'ASPTT Caen a surtout perdu sa capitaine Violaine Jessen, victime d'une rupture des ligaments croisés du genou au tout début du mois. « Elle devait arrêter et elle avait finalement accepté de reprendre... On a une joueuse majeure en moins mais celles qui l'ont remplacé ont bien fait le boulot. On a plus de solutions maintenant qu'on tourne avec dix joueuses. » C'était autrement plus périlleux quand il s'agissait d'aligner des réservistes, habituées à un championnat Pré-National au niveau de jeu incomparable.


Caen a récupéré des blessées mais aussi sa dernière recrue, l'Américaine Darshaya Mustacchio. Arrivée sur le tard, cette centrale passée par Lyon (N2), Romans (N2) et Joué-lès-Tours (N3) a disputé les deux derniers matchs de sa nouvelle formation. « Elle avait atterri avant son premier match. C'était nettement mieux lors du deuxième. Elle apporte son expérience et son gabarit, même si elle n'est pas encore au point physiquement. » À l'image de ce recrutement, Caen a dû renouveler partiellement son équipe durant l'intersaison, notamment suite aux départs de Wiem Abdelhamid, Marie Cazot, Maroua Mallek et Sophie Mesnage. La Roumaine Ana Iozu, compagne du hockeyeur Roberto Gliga, Aurélie Lamé et Clara Le Duff sont arrivées. Le staff s'est également étoffé avec Benoît Stevens. « L'équipe sera compétitive, estime Morgan Poutrain. Il y a eu une appréhension suite au précédent que le club a connu en N2, mais on ne regarde plus derrière. On n'est pas inquiet. Les filles bossent bien à l'entraînement, maintenant il faut que ça se répercute en match. » Ce fut le cas à La Rochelle, le 12 octobre, quand les Caennaises ont débloqué leur compteur (1-3). Mais dans un championnat où les adversaires sont « beaucoup plus réguliers, commettent moins d'erreurs et sont un peu plus physiques », le moindre relâchement coûte cher. Caen l'a bien intégré, reste maintenant à passer le cap pour atteindre la première étape vers la stabilisation du club en Nationale 2.

 

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