Hérouville, la vie vue d'en haut

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Sept matchs, sept victoires : le Volley Club d'Hérouville truste les sommets de Nationale 3 masculine depuis le coup d'envoi de la saison. Les camarades de Benjamin Meuriot, entraîneur-joueur, semblent avoir franchi un cap cette saison après la troisième place décrochée l'an passé. Si la montée n'est pas encore à l'ordre du jour, elle devient plus crédible sortie après sortie.


C'est aussi ça la force d'un leader, trouver les ressources pour s'imposer sans trembler même dans la difficulté. Hérouville n'a pas laissé le moindre set au Havre, dimanche dernier, mais a pourtant couru après le score lors des trois manches disputées. « C'est une équipe qui casse le jeu, qui casse le rythme, explique Rony Thimalon. On a eu du mal à se mettre dedans, à tel point qu'on aurait pu perdre un ou deux sets. Mais à chaque fois, on a su placer le coup d'accélérateur au bon moment. » 25-23, 25-23, 25-21 : ce sont trois points de plus et une première place confortée par la défaite du Vésinet au même moment. Hérouville a désormais quatre longueurs d'avance sur son premier poursuivant. Le premier tiers de la saison est un sans-faute. « On se met en position favorable mais la route est vraiment longue, soutient le taulier de l'équipe. Il ne faut pas non plus oublier qu'on bénéficie d'un calendrier extrêmement favorable puisqu'on a joué cinq fois à domicile jusqu'à présent. » Le constat est loin d'être anodin tant les Hérouvillais sont performants chez eux. Ils n'ont perdu qu'un match de championnat en trois ans et demi dans leur gymnase Huet. Outre ce petit coup de pouce, le VCH bénéficie d'une composition de poule plus homogène que dans le passé. Alors qu'un cador se détachait nettement les années précédentes, le championnat apparaît beaucoup plus ouvert cette année. De quoi faire dire à Rony Thimalon que « c'est la bonne saison ».


La bonne saison pour monter ? Hérouville affiche à ce sujet la plus grande prudence. « En soi, la montée peut être un objectif, avance néanmoins Benjamin Meuriot. On est sur deux belles saisons, ça serait bien si on pouvait les conclure par une accession. Maintenant, ce n'est pas un objectif prioritaire. » L'ambition initiale des Bas-Normands se situait tout de même sur le podium, histoire de confirmer la progression qui était la leur depuis leur remontée de Pré-Nationale il y a deux ans. « On savait que ça se jouerait entre trois équipes, indique Rony Thimalon. On espérait être à la place qui est la nôtre, mais il n'y a rien d'établi. On fera le bilan à la fin des matchs allers. Si on en est alors à 9-0 (neuf victoires, aucune défaite, ndlr), on aura du mal à dire qu'on ne jouera pas la montée. Pour l'instant, on prend les matchs un par un. » Hérouville a quelques raisons de se méfier. Son calendrier, on l'a vu, deviendra plus périlleux sur la phase retour en raison des déplacements qui se succéderont. Par ailleurs, la première partie de saison réserve encore Fontenay-aux-Roses, ambitieux troisième, et Saint-Maur, dangereux cinquième. « On est l'équipe à abattre, rappelle Benjamin Meuriot. Il va falloir se battre à chaque match. » Enfin, un autre paramètre est souligné par les Hérouvillais : la faible profondeur de banc. « On a un effectif de qualité mais peu fourni », commente Rony Thimalon.


Dans ce contexte, l'élimination subie en Coupe de France après une belle bataille face au SCO d'Angers, pensionnaire de Nationale 2, a été perçue comme « un mal pour un bien ». Elle offre quelques week-ends de répit aux Calvadosiens, lesquels ne sont pas épargnés par « pas mal de petits bobos ». « Il y a eu deux départs à l'intersaison, d'où un groupe un peu moins étoffé, complète Benjamin Meuriot. On prie pour ne pas avoir de grosse blessure... » Dimanche, le VCH devra certainement faire sans Adrien Bourdais, victime d'une entorse à la cheville en début de semaine. À l'extérieur, il lui faudra pourtant développer son meilleur jeu pour passer la huitième. Rony Thimalon : « Fontenay était annoncé comme le favori. Avec déjà deux défaites, ils n'ont plus de joker. Ils doivent absolument gagner contre nous. Ça va être compliqué. » La position de leaders des Hérouvillais est cependant une force dans la course à la première place synonyme de montée en Nationale 2. « C'est d'autant plus motivant de ne pas devoir courir derrière quelqu'un, soutient Benjamin Meuriot. C'est rassurant. Mais c'est aussi une pression supplémentaire. » L'équipe hérouvillaise se connaît suffisamment bien depuis maintenant bon nombre d'années pour être en mesure de gérer ce petit stress. La bonne année ?

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