Le CBC fait le spectacle avant Noël

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Basket. Caen 80 – 68 Sceaux, 14ème journée de Nationale 2 masculine. Le Caen Basket Calvados a décroché une victoire séduisante, malgré un écart final moins ample que généralement, pour boucler l'année 2014. À l'approche de Noël, les Caennais ont gâté leur public en privilégiant le spectacle. Parfois au détriment de l'efficacité, mais sans jamais se mettre en danger. Avec cinq victoires d'avance sur la troisième place, Caen passera les fêtes au chaud.


La première passe décisive a donné le ton. Le service aveugle, et néanmoins millimétré, de Philippe Da Silva révélait d'entrée de jeu les intentions locales. Caen voulait faire le show et s'y appliquait à merveille en début de match. Très performants défensivement, les Bas-Normands grattaient en outre bon nombre de ballons aussi vite convertis en contre-attaque. Avec Étienne Plateau et Camille Eleka à la conclusion – le duo du match – le CBC s'envolait rapidement (19-8, 6'). Son adresse était au rendez-vous, en particulier à trois points. La fluidité du jeu collectif caennais ouvrait les solutions de tir à distance. « On a abordé le match de la bonne façon, commente Hervé Coudray. On a vu de bonnes intentions, la volonté de courir, de fatiguer l'adversaire, de mettre beaucoup de rythme, de provoquer les pertes de balle... On l'a plutôt bien fait au début. » En revanche, la suite s'est révélée plus compliquée. La faute à des Scéens accrocheurs, capables eux aussi de dégainer derrière la ligne des 6m75, et à des Caennais moins justes sur le front de l'attaque. Le rendement du banc local n'égalait pas celui des titulaires et Caen ne marquait qu'un panier en cinq minutes. Conséquence, son adversaire revenait totalement dans la rencontre (21-20, 12').

 

Sceaux derrière... mais pas loin !


Malgré le tir primé de Boris Renaux, à la conclusion d'une action démontrant que le CBC parvenait encore à développer un jeu très collectif, le manque de réussite au shoot se faisait lourdement ressentir. Les solutions se faisait plus rares et Caen forçait quelque peu le jeu. Il continuait néanmoins de faire la course en tête (26-24, 16'). « On n'a pas toujours été suffisamment sous contrôle, regrette Hervé Coudray. On a perdu plus de ballons que d'habitude. » Étienne Plateau, d'abord seul, ensuite au service de Camille Eleka, remettait Caen dans la bonne direction. Fabien Omont, auteur d'une bonne entrée, alimentait le temps fort caennais en inscrivant cinq points de suite (37-26, 19'). Mais Sceaux limitait la casse et il fallait deux nouveaux points du très présent Camille Eleka pour que Caen rejoigne son vestiaire avec un avantage de neuf longueurs (39-30, 20'). Même si l'écart était loin d'être rédhibitoire, les Bas-Normands apparaissaient plutôt sûrs de leur fait. « On ne s'est pas fait de frayeur grâce à notre bonne entame, estime l'entraîneur caennais. Quand on a retrouvé rigueur et discipline, on a trouvé des paniers faciles. » Seulement, le CBC ne l'a fait que par périodes. À l'entame de la deuxième mi-temps, Sceaux lui a rappelé qu'il ne pouvait pas se relâcher (41-36, 22').

 

La volonté de faire le show


Les locaux, privés de Raphaël Giaïmo blessé mais toujours soutenus par un public nombreux, ne se sont jamais réellement détachés. Quand Camille Eleka haussait encore le ton, en marquant cinq points consécutifs (54-36, 23') ou en claquant un puissant dunk (52-42, 25'), les Franciliens faisaient briller leur adresse extérieure pour rester dans les débats. Caen, néanmoins, développait un jeu des plus plaisants et repassait au-dessus de la barre des dix points d'avance. Un alley-oop de Fabien Omont, sur un service de Philippe Da Silva, concluait la troisième période à +13 pour Caen (64-51, 30'). C'est encore l'ancien cherbourgeois qui éclaircissait la situation, après quelques minutes brouillonnes, bientôt relayé par Guillaume Ramirez (70-55, 34'). Caen avait cependant tendance à baisser de régime sans ses titulaires, à tel point que Sceaux grignotait son retard pour s'installer à sept longueurs (70-63, 36'). Le CBC élargissait alors sa palette, faisant davantage appel à Ian Caskill sous le panier, et reprenait ses aises sans oublier de faire le show. En la matière, Étienne Plateau et surtout Camille Eleka ont montré qu'ils n'avaient pas leur pareil (78-64, 39'). Caen s'impose finalement de douze points. « Les joueurs avaient envie de faire un match sympa et de faire plaisir au public, reconnaît Hervé Coudray. Ça ne s'est passé exactement comme on l’aurait souhaité, notamment à cause de la fatigue, mais le plus important est d'avoir été capable de gagner. » Et si les Cébécistes ont encaissé un peu plus de points qu'à l'accoutumée, c'est parce qu'ils étaient « plus dans le jeu d'attaque que dans le jeu de défense ». Les spectateurs ne vont pas s'en plaindre !

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