Les Drakkars relancent la machine

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Hockey/glace. Angers – Caen, 15ème journée de Ligue Magnus (ce soir, 20h35). Deux semaines et demie après son dernier match, une défaite en prolongation contre Chamonix, le Hockey Club de Caen est de retour à la compétition. Les Drakkars attaquent ce soir une série de trois matchs en six jours, prémices du rush auquel ils seront confrontés au mois de janvier. Pas de reprise en douceur puisque Angers pointe au deuxième rang du classement.


Habitués aux rythmes soutenus, les joueurs du Hockey Club de Caen ont eu droit à une coupure inattendue ces dernières semaines. À la trêve internationale – programmée – est venu s'ajouter le report du match retour face à Chamonix. En cause, l'absence des deux gardiens chamois. Caen n'a donc plus joué depuis le vendredi 5 décembre et une défaite rageante face à ces mêmes adversaires chamoniards (6-5 en prolongation). Néanmoins, les Drakkars ne sont pas repartis une seule fois bredouilles de leurs cinq dernières sorties, glanant deux points contre Brest, et un face à Briançon, Amiens, Morzine et, donc Chamonix. Quatre matchs perdus après le temps réglementaire. « On a des regrets mais on ne va pas faire la fine bouche, expose Luc Chauvel. Avant la trêve (début novembre, ndlr), on avait pris un seul point sur les huit premières journées. Il ne faut pas se leurrer, on aura encore des regrets d'ici la fin de saison, mais le but est qu'il y en ait de moins en moins. » Le HCC s'est surtout relancé dans le bas de tableau. Malgré sa dernière place, il ne se situe qu'à deux longueurs de Brest, virtuellement dernier qualifié pour les play-offs. Morzine est entre les deux. « Ce sont nos deux concurrents directs et il faut qu'on arrive à passer devant eux. Cependant, il va falloir aller chercher des points chez tout le monde. Pour l'instant, c'est une bagarre à trois. L'objectif, c'est qu'on devienne un peu plus nombreux dans cette course-là. » Après tout, Lyon (12 points, soit cinq de plus que Caen) et Strasbourg (13 points) ne semblent pas tout à fait à l'abri...


Dans l'immédiat, Caen doit remettre la machine en route. Voilà près de vingt jours que ses joueurs sont privés de compétition. Une longue, très longue coupure à l'échelle du hockey sur glace, qui a nécessité de réviser le programme en profondeur. « Il a d'abord fallu remettre un planning en place car le match de Chamonix a été reporté dans les dernières minutes. On a pris le parti de faire de grosses semaines de travail, des piqûres de rappel sur le plan physique, de manière à être bien sur ce plan en fin de saison, mais aussi à accorder des jours de repos pour s'aérer la tête. » Les Caennais, chose exceptionnelle dans le sport en général et plus encore dans le leur, ont eu droit à trois week-ends consécutifs. Si Luc Chauvel aurait apprécié pouvoir caler un match amical dans l'intervalle, le calendrier de ses adversaires et les restrictions budgétaires ne lui en ont pas permis. Johann Franchequin, le préparateur physique caennais, a donc pu s'en donner à cœur joie. Les Drakkars ont également eu droit à des mises à jour sur le plan tactique. Ils n'ont eu d'autre choix que de s'adapter à la situation. « On savait qu'il y aurait une trêve, elle était prévue dans le calendrier international, rappelle Luc Chauvel. En revanche, le report du match contre Chamonix est quelque chose qu'on ne maîtrise pas. On pourra toujours dit que ça coupe notre dynamique, mais ça ne servira à rien. Le fait de reprendre contre Angers puis Rouen nous permet d'être vite dans le vif du sujet, ce qui est une bonne chose. Les garçons vont devoir être d'autant plus concentrés et impliqués. Au groupe de se transcender avant de se lancer dans un dernier rush en janvier. » Ce n'est qu'à ce prix que Caen pourra combler l’inévitable manque de rythme auquel il va être confronté. « Au même titre qu'Angers, précise l'entraîneur local. La tête prendra le dessus. »


Dans une période « particulière », où tous les autres sportifs sont en vacances (Luc Chauvel a décidé de laisser ses joueurs au repos les 24 et 25 décembre), Caen sait que le retard cumulé en début de saison lui interdit le moindre relâchement. « À chaque match, il faut qu'on se dise qu'on peut ramener des points. On n'a pas un gros matelas, il y a zéro question à se poser. Il ne reste que deux mois de compétition en championnat, il faut sortir chaque fois le meilleur match possible. On doit être de vrais compétiteurs, mettre le patinage, l'envie et un état d'esprit de guerriers. On est dans une opération commando. C'est exaltant. » Ça l'est d'autant plus pour le coach caennais qu'il dispose, depuis les arrivées et les retours de blessure, de possibilités beaucoup plus larges sur le plan personnel. « Le groupe se sent plus fort, et je me sens aussi plus fort avec lui. Je ne suis pas en culotte courte. J'ai un vrai rôle à jouer et surtout de la matière pour le faire, avec quatre blocs. Ça permet d'avoir une vraie dynamique et de garder tout le monde sous pression. » Ce soir, c'est ainsi Quentin Kello qui gardera la cage caennaise, reléguant Michaël Dupont sur le banc. Un choix sportif. « Michaël jouera contre Rouen, où il aura une revanche à prendre. Quentin a les qualités requises sur une petite glace comme celle d'Angers. Il y aura beaucoup de shoots et de deuxièmes arrêts à faire. Et puis, je veux garder cette compétition entre eux. » À Caen désormais, la concurrence n'est pas un vain mot et chaque match doit être l'occasion de faire ses preuves. Sans doute une des raisons pour lesquelles l'équipe a pris un nouveau départ il y a un mois et demi. Une marche en avant qu'il faudra réanimer ce soir. 

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