Noël en Serbie avec... Slobodan Ocokoljic

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Finies les îles ensoleillées ! On reste non loin de la mer pour le troisième épisode des Noël d'ailleurs, mais on prend aujourd'hui la direction des Balkans. C'est là-bas que sont nés le Serbe Slobodan Ocokoljic et la Monténégrine Tamara Stojanovic. Le basketteur du CBC et la handballeuse du CLCH nous racontent un Noël légèrement différent de celui qu'on connaît... en particulier parce qu'il est fêté début janvier.


Noël avec Slobodan Ocokoljic

« Étant orthodoxes, notre calendrier est différent. On fête Noël le 7 janvier. Cette fête est précédée de quarante jours de carême durant lesquels on ne mange pas de viande. Personnellement, je suis exempté compte tenu de mon statut de sportif. Le jour de Noël, la liturgie du matin est très suivie. À Belgrade, la grande cathédrale peut accueillir 2 000 personnes. Il y a une grande dimension religieuse dans notre Noël. Beaucoup de gens sont croyants en Serbie. D'ailleurs, nous avons pas mal de fêtes religieuses dès le mois de décembre, comme la Saint-Nicolas le 19.

On fait la fête à partir du 6 janvier au soir. Le 7, c'est le premier jour où on peut manger de la viande. La veille, on mange du poisson. C'est la tradition. Le jour de Noël, on mange souvent un cochon cuit à la broche. Il y a aussi des feuilles de chou avec de la viande hachée à l'intérieur, du riz et des carottes. On appelle ça la sarma. On mange en famille, mais on va ensuite chez les autres pour manger (encore !), échanger des cadeaux (qui sont surtout pour les enfants), etc. Ça peut être le jour même ou les jours suivants. Par ailleurs, il y a beaucoup de concerts de musique traditionnelle le 7. On va tous là-bas le soir pour danser et boire du vin chaud.

L'esprit de Noël est très présent. Les maisons sont décorées et nous avons évidemment le sapin. On amène également une branche de chêne, symbole du bois utilisé pour réchauffer la grotte au moment de la nativité de Jésus.

Personnellement, je fête les deux Noël. Je pense et j'espère qu'un jour ce sera la même date. À partir du moment où j'ai quitté mon pays pour jouer au basket, je n'ai plus passé Noël chez moi. Mais avec Skype, c'est plus facile de gérer la distance. Et il est arrivé que ma famille ou mes amis viennent me voir pour Noël. Mon souvenir marquant de Noël, c'est le premier que j'ai fait aux États-Unis. J'habitais avec une famille originaire de Serbie. Ils avaient organisé un gros Noël pour moi et mon ami. On avait eu beaucoup de cadeaux, dont des chaussures.

Le 14 janvier, j'inviterai tout le monde chez moi pour la Saint-Basile-le-Grand, le protecteur de la famille. Ce sera un repas traditionnel qui réunira mes coéquipiers et mes amis. Ce sera notre petit Noël après l'heure (ndlr, ce sera aussi la veille de l'anniversaire de Slobodan) ! »


Non loin de la Serbie, au Monténégro, les traditions sont les mêmes. Tamara Stojanovic, handballeuse au CL Colombelles, nous raconte son Noël :

« S'il faut trouver la principale différence entre les fêtes de Noël telles que vous les pratiquez en France et la façon dont elles sont fêtées au Monténégro, c'est qu'il faut avoir à l'esprit que nous sommes orthodoxes. Par conséquent Noël ne se fête pas le 25 décembre mais dès le début de l'année, à savoir les 7, 8 et 9 janvier. Hormis ce facteur qui change malgré tout énormément, Noël au Monténégro reste avant tout une grande fête religieuse. On y célèbre Jésus, tout comme ici et d'un point de vue religieux, il n'y a réellement que la notion de date qui varie. Avec mes amis serbes qui vivent sur Caen, mon statut de sportif ne me permet d'être au pays avec ma famille au moment des fêtes de Noël du fait que la trève sportive est terminée. Mais on a l'habitude de se rendre à la paroisse orthodoxe, qui se situe d'ailleurs à Colombelles (son implantation à Colombelles remonte au temps de la SMN qui avait recours à un certain nombre d'ouvriers issus de Russie et des pays de l'Est, ndlr).

Si j'étais amenée à le célébrer au Monténégro, ça se passerait de manière relativement identique par rapport à ce qui existe en France (hormis la date bien sûr). On peut se rendre sur de grands marchés et participer à des messes et notamment celle du soir du 6 janvier, qui se rapproche de la messe de minuit le 24 décembre en France.

Et il y a bien évidemment le grand rassemblement familial qui commence la veille des trois jours de célébration, le 6 janvier, où nous ne mangeons pas de viande pendant le repas. Par contre, les 7, 8 et 9 janvier, ce sont trois journées de rassemblements autour de repas familiaux au cours desquels absolument rien n'est proscrit… avec forcément la tradition des cadeaux qui vient apporter la joie chez tous les Monténégrins ! »

 

La photo bonus de Slobodan avec le Père Noël. Merci !

 

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