France - Belgique : retrouvailles entre copines

Envoyer Imprimer PDF

Au moment où débutera le tournoi des Six Nations, notamment pour la Caennaise Julie Duval, titulaire samedi contre l'Écosse, l'équipe de France des moins de 20 ans défiera la Belgique en match amical. La particularité de cette rencontre, c'est qu'elle opposera trois coéquipières de l'Ovalie Caennaise. La Belge Sytske D'haeseleir devra faire face aux Françaises Annaelle Deshayes et Ophélie Gincourt, qui est aussi sa colocataire !


Pour Sytske D'haeseleir, Annaelle Deshayes et Ophélie Gincourt, le match programmé demain (14h) a démarré bien avant le coup d'envoi. « Bien sûr qu'on se chambre, précise la Belge du trio. J'ai mis des maillots de l'équipe belge à l'entraînement, on s'offre des mouchoirs, etc.. » Le rendez-vous est effectivement particulier, d'autant que les coéquipières/adversaires de l'ancienne footballeuse et judoka connaîtront à cette occasion leur première sélection internationale. Ophélie Gincourt affrontera même celle qui est sa colocataire depuis son arrivée à Caen en début de saison. Et il n'est pas impossible que les deux soient adversaires directes... « J'ai hâte de retrouver Sytske ! Je n'ai pas forcément envie de lui mettre un gros plaquage, plus de l'affronter pour la taquiner. Après, ça reste un match en sélection, donc si je suis contre elle, c'est sûr que je ne lui ferai pas de cadeau. Le retour va être assez marrant pour celles qui gagneront. On pourra se chambrer un peu. On a d'ailleurs fait un petit pari à ce sujet : la perdante devra porter pendant toute une semaine les couleurs de celle qui aura gagné. » Sans compter qu'elle(s) risque(nt) d'en entendre parler longtemps !

D'un point de vue purement sportif, le match revêt en revanche un intérêt relativement limité. Ni les seniors belges, ni les moins de 20 ans françaises ne préparent d'objectif particulier. « Nous ne participons plus aux compétitions internationales cette année, explique Sytske D'haeseleir. Nous n'avons que des matchs amicaux. Pour nous, l'objectif est de reconstruire l'équipe et de continuer sur l'élan du début de saison (deuxièmes du championnat d'Europe Division 2). On espère donner une bonne opposition à la France. » Du côté de la relève française, où se forme l'avenir des Bleues, « ce match va nous permettre de jauger notre niveau », estime Ophélie Gincourt, demie d'ouverture ou centre en club. « C'est un match pour nous faire jouer, et un match qu'on veut toutes gagner. » Ophélie Gincourt et Annaelle Deshayes le débuteront sur le banc, pour leur toute première expérience internationale. Cette première étape en appelle pourtant d'autres, les deux jeunes femmes n'ayant pas l'intention de s'arrêter en si bon chemin...


Sous les yeux d'une autre caennaise


Si Sytske D'haeseleir a débuté le rugby sur le tard, ses camarades caennaises s'y sont mises en revanche dès l'enfance. À 6 ans pour Ophélie Gincourt, que nous avions interviewée en décembre dernier, 8 pour Annaelle Deshayes. « Je joue deuxième ligne et quelques fois pilier, indique la jeune étudiante. J'ai commencé le rugby avec les garçons à Yvetot, puis je suis venue jouer à l'Ovalie quand je suis passée en cadette en intégrant le Cesars. J'ai ensuite fait quelques stages FFR moins de 18 ans. » La première convocation en équipe de France des moins de 20 ans constitue une étape majeure dans sa progression. « Je suis un peu stressée parce que c'est un rêve qui prend forme, commente Annaelle Deshayes. Est-ce que l'équipe de France seniors est dans un coin de ma tête ? Non, car il faut que je bosse encore plus pour arriver à leur niveau et j'en suis loin. » Le rêve bleu, Ophélie Gincourt l'a fait il y a déjà plusieurs années. Cette première concrétisation est « une joie, une fierté de porter ce beau maillot et une envie de me surpasser encore plus pour montrer que cette place est méritée. Je l'accueille aussi en petit clin d’œil pour ma petite étoile là-haut. J'ai une chance, donc il faut que je continue à travailler et faire des efforts pour arriver à me maintenir dans l'équipe. »

À en croire Sytske D'haeseleir, la plus expérimentée du lot du haut de ses 25 ans, l'avenir de ces deux-là est tout tracé. « Je suis très fière de mes coéquipières et je suis persuadée que ce match n'est que le début de leur carrière internationale. Que le meilleur gagne mais, surtout, qu'on s'éclate et qu'on prenne du plaisir ! Et la première qui se prend un cul par l'adversaire paie un Coca Light au prochain entraînement. » En termes de messages, Ophélie Gincourt en a aussi un à faire passer à sa coloc de choc. « En premier, qu'elle n'oublie pas nos caleçons, puis quoi qu'il arrive, qu'elle garde le sourire et la pêche. » Devant leur entraîneur Stéphanie Provost, manager des moins de 20 ans françaises, le trio aura à cœur de briller sur le complexe de Marcoussis. Il sera ensuite temps de débriefer autour d'une bière. « Sur le terrain, Sytske sera une adversaire comme une autre, rappelle Annaelle Deshayes. Mais en dehors, c'est une amie. C'est ça le rugby. »

 

La photo bonus des "coloc de choc" !

 

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr