Un match nul au scénario complètement fou

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Football. Paris 2 – 2 Caen, 25ème journée de Ligue 1. Le Stade Malherbe a décroché un point aux allures de victoires, ce samedi après-midi au Parc des Princes. Menés dès la première minute sur une réalisation acrobatique de Zlatan Ibrahmovic, les Caennais ont couru après le score jusqu'à la 91ème minute d'un match complètement fou. Pas moins de six joueurs se sont blessés au cours de la rencontre, dont quatre Parisiens. Le PSG, qui a longtemps maîtrisé les débats, a terminé le match à neuf.


Quel match ! En matière de scénario un peu fou, voire même complètement dingue, le déplacement du Stade Malherbe au Paris Saint-Germain a fait fort. Tellement fort qu'on se demande par où commencer. Dans un Parc des Princes presque clairsemé, longtemps plongé dans l'ennui, le football est venu se rappeler dans ce qu'il a de plus spectaculaire. Au point de départ, l'incroyable poisse accusée par les Parisiens a servi de détonateur. Cabaye a été le premier à céder sa place sur blessure, pénalisant l'entrejeu parisien après un quart d'heure de jeu. Le début d'une hallucinante série puisque Marquinhos, Aurier et Lucas ont successivement pris la direction du vestiaire par la suite, tous blessés seuls, sans le moindre duel avec un adversaire. Laurent Blanc ayant procédé à son troisième changement dès l'heure de jeu (Matuidi blessé lui aussi ?), Paris s'est d'abord retrouvé à dix, puis à neuf. En dépit de cette nette infériorité numérique, les Parisiens semblaient relativement sûrs de leur fait contre des Malherbistes peu offensifs. Et pourtant...


Reprenons au départ. La 25ème journée de Ligue 1 opposait une équipe caennaise en pleine bourre à une formation parisienne au sommet du classement en cas de victoire. L'affiche avait beau être déséquilibrée sur le papier, elle avait ce côté alléchant que le début de match des locaux n'allait pas tarder à refroidir. Ibrahimovic n'avait besoin que d'une grosse minute de jeu pour placer son pied à quelques centimètres de la tête de Yahia et ouvrir le score de manière relativement acrobatique. L'ouverture de Cabaye vers Aurier était superbe, comme le centre de l'arrière droit (1-0, 2'). Cabaye, auteur d'un début de match canon, ne s'arrêtait pas en si bon chemin. Il contraignait Vercoutre à deux parades majeures en l'espace de quelques minutes (3' et 7'). Le match était alors à sens unique, Caen servant tout juste de faire valoir devant le rouleau compresseur adverse. Sirigu attendait quasiment la moitié de la première mi-temps pour toucher son premier ballon. Dans la foulée, cependant, le gardien italien devait se montrer décisif pour remporter son face à face avec Sala (20') avant une petite partie de billard.


Un 2-0 des plus logiques à la mi-temps


Caen était mieux depuis un certain temps, en particulier depuis la sortie de Cabaye. Car si les Malherbistes sortaient de leur apathie, c'est d'abord parce que les Parisiens le leur permettaient. Les locaux tombaient dans un faux rythme qui n'empêchait pas Lavezzi de briller. Après avoir déposé un coup-franc sur la tête de Silva, de peu non cadrée, l'Argentin doublait le score dans un angle relativement fermé (2-0, 38'). Dans la foulée, il péchait par altruisme en voulant servir Ibrahimovic quand la frappe aurait sûrement été la meilleure option. Sa passe mal ajustée terminait sur les talons du Suédois (39'). Le 2-0 parisien à la mi-temps était des plus logiques tant Paris avait la mainmise sur le jeu. La physionomie n'évoluait pas vraiment au retour des vestiaires, laissant présager une longue deuxième mi-temps. Malgré une tête de Lavezzi sous la barre, obligeant Vercoutre à sortir le ballon d'une claquette, la rencontre manquait singulièrement d'éclat. Caen ne parvenait pas à enflammer les débats.


À vrai dire, on était plus proche du 3-0 (avec Zlatan sur corner ou David Luiz sur coup-franc) que du 2-1, les incursions bas-normandes étant trop timorées pour être dangereuses. La sortie d'Aurier, touché sur une passe anodine, relançait la rencontre. Du moins l'espérait-on dans les rangs caennais (70'). Trois minutes plus tard, Sala frôlait effectivement la transversale, mais Paris avait de quoi rester serein. Sauf que sa malchance n'allait pas s'arrêter là. Lucas se plaignait à son tour des adducteurs et finissait par quitter la pelouse à dix minutes de la fin. Septième blessé de l'après-midi (Koïta et Yahia sont aussi sortis ainsi côté caennais) ! Avec deux joueurs de plus sur le terrain, Caen se devait de reprendre espoir. Pourtant, sa domination territoriale restait stérile. Pas de vraie occasion à se mettre sous la dent jusqu'à une passe peu académique d'Appiah vers Sala dans la surface parisienne. Le joueur prêté par Bordeaux dégainait une reprise de volée au fond des filets et relançait enfin le match (1-2, 89'). Il restait cinq minutes pour pousser les locaux dans leurs derniers retranchements. Benezet s'y employait mais était fauché par Ibrahimovic à l'entrée de la surface. Le coup-franc semblait préposé pour Féret, mais c'est le gaucher Bazile qui se chargeait de le tirer. Le missile laissait Sirigu sur place : 2-2 (91') !


Le Stade Malherbe prend provisoirement cinq points d'avance sur la zone rouge. Il poursuit surtout sa série d'invincibilité à l'issue d'un scénario incroyable. Quatorzièmes, les Malherbistes pourront observer la suite de la 25ème journée avec sérénité. Une chose est sûre, ils se souviendront de leur voyage dans la capitale !

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