Mondeville mal payé à Angers

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Basket. Angers 87 – 72 Mondeville, 21ème journée de Ligue féminine. Le Top 8 s'est éloigné sans doute définitivement pour l'USO Mondeville, hier soir à Angers. Pourtant dans le match pendant la quasi-totalité des débats, les Mondevillaises ont lâché prise en toute fin de rencontre et concédé une défaite au score très peu révélateur. Romain L'Hermitte ne décolérait pas à l'issue des débats...

 

 

« Je suis hors de moi ! » Romain L’Hermitte n’y est pas allé par quatre chemins pour pointer du doigt ce qui, pour lui, a provoqué la défaite de son équipe à Angers. « L’arbitrage a été scandaleux dans le quatrième quart-temps. Ils nous ont défoncés. C’était une blague ! » L’objet du courroux mondevillais ? Les onze lancers-francs tirés (avec efficacité) par les locales dans les dix dernières minutes. Mondeville n’en a eu qu’un – le seul dont a bénéficié Courtney Hurt sur l’ensemble du match – et ne l’a pas rentré. « Pas une faute n’est sifflée sur Courtney pendant les trois premiers quarts-temps alors qu’il y a faute à chaque fois. En-dehors de ça, l’arbitrage a été plutôt cohérent jusqu’au dernier quart. Seulement, les arbitres n’ont pas assumé les deux passages en force sifflés contre Tobin dans le troisième quart et la quatrième faute de Murphy. Au début du quatrième quart, elle fait une énorme faute qui doit l’éliminer, or les arbitres ne bronchent pas. A la fin, l’écart se fait sur la ligne des lancers-francs. Mais les fautes, je ne sais pas où elles sont ! Les arbitres ont tourné le match. » Avec quinze fautes à son passif, Angers n’a pas été confronté à la même problématique que Mondeville, sanctionné vingt-sept fois. Les Angevins ont marqué vingt points de plus que leurs adversaires au lancer-franc. Et ce malgré l’adresse toujours très élevée des Mondevillaises dans l’exercice (29/34 contre 9/10). « 12/12 pour Amélie Pochet, ce n’est pas possible… »

 

Si la frustration était si grande dans les rangs mondevillais, hier soir, c’est que l’issue de la rencontre aurait pu (dû ?) être tout autre. « Ce match, on doit le gagner de quinze points, assure Romain L’Hermitte. Ce [mardi] soir on était bien au-dessus d’Angers. On a fait un très bon match. La balle bougeait, on a été capable d’alterner entre jeu intérieur et jeu extérieur, on a produit de très bonnes phases. Tout le monde a apporté, notamment Kadia (Mosengo-Masa). » À la fin du premier quart-temps, Mondeville menait de trois points sous l’impulsion du trio Hurt-Sharp-Dijon (20-17). La tendance restait à l’avantage des Mondevillaises au début du deuxième quart après trois lancers-francs de Julie Vanloo (22-30, 14’). Mené de six points à trois minutes de la mi-temps, Angers grignotait son retard et égalisait avant la pause (43-43, 20’). Trop offensives comme bases ? « Ça défendait très dur des deux côtés mais les équipes étaient patientes et trouvaient les bons tirs, ce qui faisait qu’elles étaient adroites. C’était un match plaisant, spectaculaire. »  Des belles actions, des paniers, du suspense, il y avait effectivement tout pour séduire dans cette confrontation. Le troisième quart ne dérogeait pas à la donne. Angers créait son plus gros écart de la rencontre (49-43, 22’), mais Mondeville revenait rapidement. Pauline Krawczyk et Courtney Hurt relançaient les débats (49-50, 25’).


Pour le Top 8, c'est cuit

 

Dès lors, si l’USOM faisait la course en tête, c’était sur un infime écart. A l’amorce des dix dernières minutes, un petit point seulement séparait les deux équipes (59-60, 30’). Le mano a mano ne faiblissait pas dans le dernier quart, du moins dans un premier temps (66-67, 34’). Mondeville déplorait quatre unités de retard au milieu de cette ultime période (71-67, 35’). La suite allait se révéler plus compliquée et Mondeville lâchait totalement prise dans le money time, au point de concéder jusqu’à 17 longueurs de retard avant un dernier panier de Courtney Hurt. « On n’a pas respecté les consignes jusqu’au bout, estime Romain L’Hermitte. Il n’y avait plus de jus, plus de solutions. » Et donc, aux yeux de l’entraîneur mondevillais, un arbitrage très contestable. Reste que le cinq majeur d’Angers a fait de gros dégâts puisqu’i a inscrit 84 des 87 points locaux. Mention spéciale à Rebecca Tobin avec 22 points, 15 rebonds, 7 passes décisives et… 38 d’évaluation. Côté bas-normand, cinq joueuses terminent à dix points et plus (Vanloo, Sharp, Dijon, Krawczyk et Hurt) et un bon 44 % de réussite à trois points est à observer (7/16).



Désormais relégué à deux longueurs de Nantes, surprenant vainqueur de Villeneuve d'Ascq hier, Mondeville peut tirer un trait sur le Top 8 auquel il rêvait encore avant cette 21ème journée. « Il faut qu'on finisse neuvième devant Charleville et Toulouse. Ce serait notre place et ça me ferait plaisir. Le Top 8, c'est trop fort pour nous. Il faut dire ce qu'il est. On a encore une petite étape à franchir pour y ramener le club de Mondeville. » Une nouvelle pose se propose à l'USOM puisque le prochain match, la réception de Bourges, n'aura lieu que le 21 mars. Ensuite, les dates s'enchaîneront, avec cinq rencontres jusqu'au 4 avril. Comme la saison dernière, les vacances seront de bonne heure pour Mondeville.

 

Mondeville : Vanloo 11 (5 passes décisives), Sharp 15, Dijon 10 (5 passes décisives), Millavet 2, Hurt 18 puis Pellerin, Mosengo-Masa 2, Johannes 2, Krawczyk 10, Vucurovic 2.

 

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