Le Stade Malherbe peut nourrir des regrets

Envoyer Imprimer PDF
Football. SM Caen 0-0 FC Metz, 30ème journée de Ligue 1. Score nul et vierge ce samedi soir à d'Ornano entre le Stade Malherbe de Caen et Metz. Malgré une domination importante des Caennais durant une grande partie de la rencontre, ces derniers n'ont su faire la différence face à une assez faible équipe messine. Audacieux d'un côté mais manquant d'efficacité de l'autre, les hommes de Patrice Garande ont montré deux visages très contrastés. La frustration est donc importante, d'autant plus que Toulouse et Evian TG, concurrents directs dans la course au maintien, ont pris trois points respectivement face à Bordeaux et Montpellier.


Malgré deux défaites consécutives à Lorient et face à Bordeaux, le SM Caen réalise une deuxième partie de saison très satisfaisante avec pas moins de sept victoires depuis Janvier. Quatorzième à l'aube de cette rencontre, les Caennais avaient l'occasion de prendre le large sur la zone rouge et notamment sur Toulouse, dix-huitième et premier relégable, en cas de succès. Et quoi de mieux qu'une rencontre face au cancre du championnat, qui plus est au fond du gouffre, pour se relancer ? En effet, le Football Club de Metz reste sur trois défaites consécutives face à Saint-Étienne, Rennes et Evian TG. Les hommes d'Albert Cartier n'ont par ailleurs plus remporté un match depuis le 1er novembre dernier, date d'une certaine victoire face à ... Caen au stade Saint-Symphorien (ndlr. 3-2), soit une série de dix-sept matchs sans victoire.

 

Pour cette rencontre, Patrice Garande pouvait compter sur un effectif étoffé où seul Damien Da Silva, suspendu, manquait à l'appel parmi les habituels titulaires (en plus des absences de Yroundu Musavu-King, blessé à la cheville, et José Saez, touché aux adducteurs). Devant Rémi Vercoutre, Alaeddine Yahia (remplaçant Da Silva) et Felipe Saad composaient la charnière centrale, suppléés de Dennis Appiah et Manu Imorou dans les ailes. On retrouvait au milieu de terrain Nicolas Seube aux côtés de N'Golo Kanté et de Julien Féret. Enfin, Emiliano Sala, Thomas Lemar et Hervé Bazile formaient la triplette offensive.


Metz étouffé dans le jeu durant le premier quart d'heure


Dès l'entame, et devant un peu plus de quinze mille spectateurs, les Malherbistes donnaient du rythme au jeu, ne laissaient aucun espace aux Messins pour s'exprimer. N'hésitant pas à envoyer de longs ballons dans la profondeur pour les deux ''flèches'' offensives que sont Hervé Bazile et Thomas Lemar, les Rouges et Bleus mettaient en difficulté les latéraux grenats, dont le manque d'expérience se faisait ressentir. La première occasion franche pour les locaux intervenait après dix minutes de jeu lorsqu'un long ballon en cloche de Felipé Saad était récupéré par Thomas Lemar qui tentait sa chance d'une demi-volée du droit. La frappe du jeune espoir caennais filait juste au-dessus du cadre d'Anthony Mfa. Nouveau coup de chaud sur les cages messines quelques secondes plus tard avec un centre tendu d'Emmanuel Imorou mal dégagé par Sylvain Marchal qui profitait à Hervé Bazile au second poteau. Ce dernier devançait Gaëtan Bussmann et frappait fort mais sa tentative échouait hors du cadre.


Après un début de rencontre largement dominé par les Caennais, les Messins commençaient petit à petit à sortir la tête de l'eau et gagnaient de plus en plus de duels, notamment au milieu de terrain. Première alerte sur le but de Rémi Vercoutre à la dix-huitième minute avec un long ballon de Mfa dévié par Ferjani Sarr pour Yeni Ngbakoto dans la surface. Felipe Saad était obligé d'intervenir spectaculairement, et avec autorité, pour avorter l'occasion de but. Réaction immédiate côté malherbiste avec sur l'attaque suivante une mise en retrait de Julien Féret pour N'Golo Kanté qui tentait sa chance du droit mais échouait sur un gardien messin opportuniste. Ce même Kanté était à l'origine d'une nouvelle incursion dans la défense lorraine à la demie-heure de jeu, mais une nouvelle fois, sa frappe était détournée. Score nul à la mi-temps, le Stade Malherbe a dominé les débats en monopolisant le cuir. Mais la formation de Patrice Garande n'a pas franchement réussi à inquiéter la défense messine, sinon par Kanté, auteur de deux frappes cadrées. Dans le dernier quart d'heure, Metz a relevé la tête et a tenté de mettre en difficulté Caen, sans succès. Tout restait à faire entre les deux formations.

 

La transversale pour Thomas Lemar


Le second acte débutait par une forte poussée du Stade Malherbe. Hervé Bazile tout d'abord, qui, en parfait hommage à Diego Maradona, ou Lionel Messi (?), tentait un incroyable rush plein axe. Maîtrisant la balle pendant soixante-dix mètres, l'ailier caennais se faisait reprendre du justesse par Romain Métanire à quelques encablures de la surface de réparation. Le latéral grenat intervenait parfaitement pour dégager son équipe. Puis dans la foulée,c'est Thomas Lemar qui trouvait la barre transversale sur une frappe du gauche à vingt mètres. Caen poussait fort dans ce début de seconde période, Thomas Lemar étant l'élément déterminant des offensives normandes. A l'approche du dernier quart d'heure, la possession était toujours à l'avantage des locaux mais le jeu avait baissé en intensité et ces derniers devenaient moins appliqués, retombant dans leurs travers de l'automne. L'équipe caennaise manquait de lucidité devant le but adverse et gâchait de nombreuses offensives qui pouvaient se transformer en occasions de but. Un déficit d'efficacité frustrant qui procurait quelques frayeurs aux spectateurs de d'Ornano, qui imaginaient un incroyable hold-up messin à dix-minutes du terme lorsqu'une double occasion pour les hommes d'Albert Cartier intervenait. Dennis Appiah s'employait premièrement pour sauver tout près de sa ligne une frappe écrasée d'un défenseur lorrain. Puis dans un second temps, Rémi Vercoutre repoussait une frappe surpuissante d'Ahmed Kashi des vingt mètres ! Frayeur sans conséquence pour les coéquipiers de Nicolas Seube qui retrouvaient un semblant d'opportunisme dans les derniers instants du match. Mais ni Emiliano Sala, ni Fodé Koïta, tout juste entré en jeu, ne parvenaient à concrétiser leurs occasions. Le match s'achevait sur un score nul et vierge.

 

Avec trente-cinq unités au compteur, Caen conserve sa quatorzième place. Les résultats de la soirée sont hélas défavorables aux hommes de Patrice Garande. Toulouse s'est imposé contre Bordeaux, et Evian a triomphé contre Montpellier. Résultat des courses, le SMC ne compte plus que trois longueurs d'avance sur le premier relégable. A huit journées du terme de la saison, le maintien est donc encore loin d'être acquis. Le sprint final, qui débutera après la trêve internationale promet d'être passionnant. Mais en attendant, place au repos et à la récupération pour l'effectif caennais, qui se déplacera dans quinze jours à la Beaujoire, pour y défier le FC Nantes.

 


SM CAEN 0-0 FC METZ

Stade d'Ornano, 15 800 spectateurs

 

Possession (en%) : 56 – 44

Tirs (dont cadrés) : 14 (4) – 9 (2)

Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!
 

Aidez-nous !

Vous souhaitez contribuer à la pérennité et au développement de Sport à Caen ? Aidez-nous !

Contact

Vous souhaitez :

- Écrire des articles ?
Communiquer des informations ?
-
Devenir annonceur ?

Contactez-nous : redaction@sportacaen.fr