Caen sèchement puni par Monaco

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Football. Caen 0 – 3 Monaco, 32ème journée de Ligue 1. Invaincu contre Monaco lors des dix dernières confrontations, jamais battu par plus d'un but en 2015, le Stade Malherbe a fait mentir des statistiques flatteuses, ce vendredi soir. Trop timoré, rarement dangereux, il a subi l'efficacité monégasque dans un stade d'Ornano affichant plein. Si le score est sévère, il n'en reste pas moins révélateur de l'écart aperçu entre les deux équipes.


Avant la réception de Monaco, quart de finaliste de la Ligue des Champions, le Stade Malherbe s'était incliné une seule fois sur le score sans appel de 3-0. C'était le 12 décembre, dans la lignée des revers subis à Guingamp (5-1) et contre Nice (2-3). Caen était au fond du trou et Lyon avait sauté sur l'occasion. Avec quatorze points au compteur, la néo-lanterne rouge semblait glisser irrémédiablement vers la Ligue 2. Cette énième défaite ne constituait qu'une étape de plus vers ce déclin, pensait-on, inéluctable. Quatre mois plus tard, le contexte a tellement changé que la similitude du résultat est loin d'entraîner les mêmes analyses. « On était morts à Noël, n'a pas manqué de rappeler Patrice Garande au micro de BeIN Sport après la rencontre. Être dans ce sprint final pour le maintien, c'est déjà un bonheur. Aujourd'hui, la marche était trop haute pour nous, mais ce n'est pas ce qui va entamer notre confiance. » Dans l'attente désormais des autres résultats de cette 32ème journée, Caen demeure dans une position plutôt confortable du haut de ses 38 points et de sa douzième place.


Les Malherbistes peuvent relativiser l'impact de la lourde défaite concédée face à Monaco. Au moins les regrets sont-ils limités compte tenu de la logique implacable du résultat. « C'est très au-dessus de nous, constate Patrice Garande. C'est la meilleure équipe qu'on ait vue à d'Ornano cette saison. On espérait qu'ils aient la tête à la Juventus, mais ce n'était pas le cas. C'est très fort dans tous les compartiments de jeu, offensivement et défensivement. C'était très compliqué pour nous. J'ai un petit regret, c'est qu'on n'ait pas non plus fait le match qu'il fallait faire. Il y a eu beaucoup trop de déchet sur le plan technique. On l'a payé cash. On n'a pas été capable d'appliquer ce qu'on avait mis en place. » À vrai dire, Caen n'a jamais semblé entrer totalement dans son match. Entre des pertes de balle trop nombreuses et une attitude d'ensemble bien timide, les Caennais ont subi les événements sans être capables de déstabiliser la solide escouade monégasque. En-dehors d'un excellent centre d'Appiah, passé à quelques centimètres de Sala au deuxième poteau (78'), d'un centre vicieux de Féret dévié par Subasic juste au-dessus de sa transversale (82') et d'une frappe de Seube dans la foulée (82'), Caen n'a jamais été véritablement dangereux.


Caen sans réaction


Il a manqué une petite flamme dans le jeu bas-normand, des prises de risque, des initiatives, de la vitesse dans les enchaînements. Un peu d'envie, aussi. Plongé dans un faux-rythme, Caen n'a pas non plus été capable de réagir après l'ouverture du score monégasque à la demi-heure de jeu. Jusqu'alors, les visiteurs dominaient sans être extrêmement inquiétants. Vercoutre avait toutefois dû s'allonger pour repousser une tentative de Silva (22'), et Sala avait été tout heureux de voir sa main dans la surface non signalée sur l'action suivante. L'ASM dominait tranquillement les débats. L'ouverture de Toulalan vers Ferreira Carrasco allait marquer une première rupture. Le Belge s'amusait d'Appiah puis de Seube pour servir parfaitement Martial en retrait. Esseulé près du point de penalty, ce dernier ouvrait le pied et trouvait le poteau rentrant opposé (0-1, 29'). Caen allait encaisser un deuxième but peu après l'heure de jeu par Bernardo Silva. Le Portugais profitait d'une défense caennaise laxiste pour crucifier Vercoutre à la sortie d'un corner joué à deux (0-2, 64'). Le coup de grâce, Caen le recevait dans les dix dernières minutes. Bernardo Silva concrétisait une superbe contre-attaque menée par Martial (0-3, 84').


Impuissants, les Caennais ont attendu la fin du match pour vite se projeter vers le futur. Touché à l'ischio, Felipe Saad est sorti sur blessure, légitimement inquiet. Sûr que le Brésilien ne profitera que moyennement des trois jours de repos accordés à l'équipe, qui ne rejouera que le dimanche 12 avril à Montpellier. « On va se vider la tête, commente l'entraîneur malherbiste. La fatigue se fait plus ressentir sur le plan psychologique que sur le plan physique. On vit une saison compliquée. Les joueurs ont beaucoup donné. Ils ont fait en deux mois ce que certaines équipes font en six mois. Avant ce match, on était la meilleure équipe de la deuxième partie de saison avec Monaco. […] Il n'y a pas matière à s'affoler. Ce sont les équipes qui vont rester sereines qui vont s'en sortir. » En la matière, le Stade Malherbe a démontré qu'il avait de la ressource.

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