Sandra Dijon : « Mondeville est ma priorité »

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Le soleil normand est si puissant en ce mois d'avril que Sandra Dijon a attrapé un coup de soleil en jardinant dans sa propriété de Suisse Normande. La Martiniquaise se repose sans oublier de vaquer à ses divers occupations depuis la fin de la saison. C'est en toute sérénité qu'elle attend de quoi sera fait son avenir. Bien décidée à poursuivre sa carrière, à 39 ans, elle fait de Mondeville sa priorité. Seulement, les contraintes financières du club bas-normand l'exposent à l'incertitude.


Sandra, quel est le programme depuis la fin de saison ?

Repos, repos ! Je bosse dans mon jardin d'un hectare qui me tient à cœur. On a planté 24 arbres fruitiers entre samedi et dimanche, et le gazon pousse tranquillement. La Suisse Normande est magnifique. C'est super agréable en ce moment. Je m'occupe au maximum, sinon j'ai de quoi péter un câble. Je jardine, je vais me remettre à la peinture, je fais des choses qui me plaisent.

 

Vous retrouvera-t-on sur les terrains de basket la saison prochaine ?

Normalement, je continue un an de plus. C'est un peu compliqué pour le club en ce moment sur le plan financier. J'ai d'autres propositions mais je mets Mondeville en priorité. Il y a une relation humaine assez forte dans ce club. Quand tu travailles dans un club comme ça, tu te sens vraiment bien. Je ne suis pas pressée. J'attends de connaître la décision du club et j'aviserai en conséquence.

 

Est-ce la saison que vous venez de réaliser qui vous convainc de rempiler ?

J'ai fait ma meilleure saison sur les deux dernières années. J'ai encore du carburant sous les baskets et l'envie de jouer. Cette année s'est passée relativement bien, sans blessure. À un certain âge, tu apprends à te gérer. Romain a très bien géré en fin de saison le fait qu'il me fallait plus de récup' que les autres. Ça a fonctionné. À partir de là, pourquoi pas refaire une année supplémentaire.

 

Votre rendement individuel vous a-t-il apporté satisfaction ?

Oui. La preuve en est, c'est qu'à 39 ans on me propose encore des contrats. Il y en a qui pensent qu'à un certain âge, il faudrait passer à autre chose. Mais si l'envie et les capacités sont encore là, il n'y a pas de raison. Pour moi, ce n'est que du bonus. Partager mon expérience, je l'ai fait cette année, et je compte le faire encore l'année prochaine.

 

La décision de continuer une année de plus a-t-elle été prise rapidement ?

Au début, ça devait être ma dernière année. J'ai eu un entretien avec Romain qui m'a fait comprendre qu'il voulait absolument me garder. Il n'a pas fallu beaucoup pour me convaincre. J'ai pris la décision de rester, mais les difficultés financières du club m'incitent à attendre. Je ne suis pas pressée de répondre aux autres propositions. Je sais que c'est un risque, mais il est mesuré puisque de toute façon, je devais arrêter initialement.

 

« J'attendrai jusqu'au dernier moment »

 

Qu'est-ce qui vous motive à continuer le basket année après année ?

J'ai commencé ma carrière à 24 ans. Ça ne fait que quinze ans que je fais du sport à haut niveau. Quinze ans, c'est beaucoup, mais pas tant que ça pour le basket. Outre l'envie de jouer, il y a aussi l'ambiance, tout ce qu'il y autour. Si ça s'était mal passé cette année, j'aurais raccroché les baskets.

 

Sur le plan collectif, cette saison laisse-t-elle une pointe de regret au vu du faible écart vous ayant séparé du Challenge Round ?

Oui, il ne fallait pas grand-chose. La défaite contre le Hainaut nous a coûté cher, or le Hainaut descend cette année. Cette victoire nous a manqué. C'est un peu triste, mais quand on regarde les résultats de l'année dernière, on constate qu'on grignote deux places. Onzièmes l'année dernière, neuvième cette année, septième l'année prochaine (rires). Une équipe ne se construit pas en une saison, il faut du temps. S'il faut tout reconstruite chaque année, tu fais un pas en avant et trois en arrière.

 

Avez-vous une idée de votre calendrier quant à la saison prochaine ?

Pas du tout. J'ai dit à Romain que j'attendrais jusqu'au dernier moment qu'il me dise si le club a les fonds suffisants ou pas pour me garder. Si c'est négatif, je verrai alors quelle décision je prendrai. Soit j'irai ailleurs, soit j'arrêterai. Recommencer quelque chose ailleurs ne me fait pas peur.

 

Et qu'en est-il de votre été ?

Mon calendrier des vacances est assez rempli. Je suis marraine de l'équipe de France féminine de la police nationale. Je vais partir en stage avec elles à Monaco. Je suis également marraine de l'association des Dragon Ladies de Pont d'Ouilly. Ce sont des femmes qui ont eu le cancer et qui rament ensemble sur un bateau. J'irai pagayer de temps en temps avec elles. J'ai un salon début mai dans le cadre de ma boutique Nous les grandes. Ensuite, il faudra que j'aille voir mes fournisseurs. Du 13 au 30 juillet, j'irai en Martinique. À mon retour, je commencerai ma préparation. Après les Antilles, je pense que ça va être un peu compliqué (rires).


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