Hérouville (B) incertain, Saint-Lô (B) et Bayeux passent !

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Après le succès flérien sur le synthétique de l'ASPTT Caen (lire l'article), le premier constat qui peut être dressé est qu'il faisait bon se déplacer ce week-end à l'occasion des quarts de finale de la coupe de Basse-Normandie. On est également en droit de penser qu'il ne faisait pas bon être favori avant-coup. Car si Bayeux a su éviter le piège tendu par les Coutainvillais, force est de constater que les outsiders se sont taillé la part belle. Saint Lô (B) s'est permis d'aller mater le futur champion de DSR Vire, pendant que la réserve hérouvillaise venait à bout de Deauville après un match renversant. Sauf qu'une réserve posée par Deauville pourrait offrir le billet pour le dernier carré à la troupe d'Antoine Husson.




SC Hérouville (B) - AS Trouville Deauville 5 – 5 (Hérouville 4-3 tab)


Hérouville au terme d'un match fou


Si côté deauvillais la coupe de Basse-Normandie représentait le dernier moyen de sauver la frustration d'une fin de saison sans enjeu en championnat, Hérouville, malgré deux divisions à rendre aux visiteurs du jour, avait également placé de solides espoirs sur cette compétition. La lecture de la feuille de match de son équipe fanion en CFA2 à Saint-Lô (seuls onze joueurs ont fait le déplacement dans la Manche) était suffisamment parlante pour démontrer l'intérêt placé par les banlieusards caennais en cette compétition.

On peut appeler ça un match de dingues, comme on en voit rarement ! Le petit prenait le match à bras le corps et Yoann Gustarimac lançait les hostilités sans attendre (1-0, 5'). Et si Léo Trégoat relançait son équipe pour l'égalisation au quart d'heure, deux garçons allaient se mettre en évidence et faire parler la poudre. Dimitri Flauss tout d'abord qui dégainait tout d'abord par deux fois après la demi-heure de jeu (30', 40') pour donner un double avantage inattendu aux joueurs de Mohamed Tarchoun (3-1). Mais dans le camp deauvillais, quand il s'agit de secouer les filets, on fait appel à un Dimitri Milon qui marche sur l'eau depuis son retour de blessure en janvier. Et ça tombe bien pour Antoine Husson, le goléador de la côte fleurie était bien présent sur la pelouse de Prestavoine. Il permettait notamment à Deauville de regagner les vestiaires sur une note moins salée en réduisant la marque (3-2, 40').

Hors de question pour « Dimigol » de se refroidir pendant ces quinze minutes de repos et les locaux n'allaient pas tarder à l'apprendre à leurs dépens. A peine le temps de réenclencher les machines que Deauville était revenu à égalité par Milon (3-3, 49') avant que l'ancien malherbiste n'y aille de son triplé pour donner un premier avantage à Chotin et aux siens (3-4, 62'). Et à match de dingue, scénario de dingues puisque les Hérouvillais allaient mettre moins de cinq minutes, grâce à deux réalisations en deux minutes de Tarchoun (66') et Azdad (67') pour faire de nouveau tanguer le navire deauvillais (5-4). Mais quitte à être fou, autant que ce match le soit complètement, et alors que Tarchoun et consorts pensaient s'être définitivement ouvert les portes du dernier carré régional, Léo Trégoat ne trouvait pas mieux que de passer par là et ajouter un peu de piment supplémentaire, en égalisant à cinq minutes du coup de sifflet (5-5, 85').

Cette fois-ci le compte était bon et la décision allait se faire au bout d'une séance de tirs aux buts qu'Hérouville abordait avec davantage de maîtrise. Deauville avait laissé passer sa chance et va connaître une longue fin de saison. Hérouville, petit poucet de l'épreuve, peut se prendre à rêver. Attention, une réserve posée par le club deauvillais pourrait inverser l'ordre établi sur le terrain. Ça semble bien parti pour. Affaire à suivre …


* Une réserve ayant été posée par Deauville, le sort du quart de finale entre Hérouville (B) et Deauville pourrait être inversé. Il semblerait en effet que cette réserve ait de grandes chances d'aboutir. Le cas échéant c'est l'AST Deauville qui rejoindrait les demi-finales.




AF Vire (B) - FC Saint Lô (B) 1 - 2


Vire puni sur ses terres


Logiquement favoris au coup d'envoi si l'on se fie à leur écrasante domination en championnat qui leur assure avant même la fin de la saison un aller-simple pour la DH, les Virois ont piqué du nez sur leur stade Pierre Comte. Cyril Mocques et sa troupe avaient évidemment fait de cette coupe un objectif de fin de saison, en mesure de rendre magnifique un exercice déjà particulièrement abouti.

Tout avait pourtant commencé le mieux du monde pour les joueurs du président Lécuyer. Dominateurs dès l'entame, ils voyaient leurs efforts récompensés par l'ouverture du score signée Teddy Gaudiche qui expédiait un coup-franc hors de portée de Bregeault (1-0, 28'). Un score que les locaux conservaient aisément jusqu'à la pause, étant même à deux doigts d'aggraver la marque, sans réussite pour autant.

La seconde période allait être à mettre sous le signe de la frustration pour les coéquipiers de Naïli qui peinaient à doubler la mise malgré une évidente domination teintée d'occasions en veux-tu en voilà. Et dans ces cas là, on connaît tous le refrain : ce qui devait arriver arriva. Cambron se trouvait à la retombée d'un corner pour l'égalisation préfectorale (1-1, 60'). Mais il était dit que ce n'était pas la journée de l'opportunisme dans le camp virois et, après avoir manqué de nouvelles opportunités, c'est finalement Coulibaly en toute fin de partie (1-2, 86') qui venait offrir une qualification à mettre sur le compte de l'opportunisme. Vire peut se mordre les doigts de ne pas avoir su concrétiser des moments forts au tableau d'affichage. Le retour dans l'élite régionale restera une bien belle consolation.




FC Agon-Coutainville - FC Bayeux 0 - 4


Plié en dix petites minutes


Tout du match piège ! Trois premiers qualifiés qui arboraient le costume d'outsiders, une équipe d'Agon-Coutainville capable de s'inviter dans le dernier carré comme ç'a été le cas il y a deux saisons avant d'échouer aux portes de la finale face au futur vainqueur courseullais, tous les ingrédients étaient réunis pour éviter aux Bayeusains de pencher vers un optimisme exacerbé.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le discours de Christophe Vingtrois a été plutôt bien enregistré par ses ouailles. Éviter de donner trop de confiance à l'adversaire et se rendre le match le plus facile possible. Dès le premier coup de sifflet, les Marais, Aftis ou Legrand animaient le bal, les Coutainvillais se trouvaient (déjà) sur le reculoir. Un festival d'Aftis, décalage pour Lair qui n'y allait pas par le dos de la cuillère pour ouvrir la marque (0-1, 2'). Pas de place pour le relâchement chez les Calvadosiens qui mettaient une piqûre de rappel et Aftis, virevoltant depuis l'entame, y allait de son exploit personnel et s'ouvrait une seconde brèche (0-2, 8'). « C'est tout de suite plus simple quand on est capable de marquer deux buts au bout de huit minutes, analysait avec satisfaction Christophe Vingtrois. J'attendais une seule chose, qu'on se qualifie. Pour ça, on a bien abordé la rencontre avec vingt minute intéressantes, faites de mouvement et d'agressivité défensive, avant de connaître un léger relâchement en fin de première période. » En face les Manchots venaient de payer cash une première partie de rencontre assez désinvolte, ponctuée de maladresses techniques répétées et dénuée du mordant nécessaire à ce type de rencontre. Bref le schéma était clair, avec une équipe bayeusaine très nettement au-dessus de la mêlée, et il fallait même un Julien Fondraz très inspiré dans ses cages pour éviter aux joueurs de Mesnil Letellier d'avaler la trompette avant la pause.

Le retour aux affaires n'allait pas tarder à faire comprendre au nombreux public local que son équipe favorite aurait bien des difficultés à inverser la tendance. Renaux se chargeait de leur rappeler à la réception d'un nouveau décalage de Lair qui ne laissait aucune chance à l'infortuné Fondraz (0-3, 57'). Malgré une baisse d'intensité notoire sur l'ensemble de la seconde période, les Bayeusains sont néanmoins parvenus à « rendre une copie propre. La deuxième mi-temps a été plus simple, notamment au niveau des transmissions et déplacements. » Un quatrième but au bout du temps réglementaire, le deuxième pour Renaux (0-4) venait crucifier des Coutainvillais quelque peu décevants, qui n'ont jamais semblé montrer un esprit de corps adapté pour faire vaciller une formation opérant deux niveaux au-dessus.

L'aventure continue pour les coéquipiers de Nicolas Vrel. Qui au prochain tour ? « La Manche nous réussit » assène avec malice coach Vingtrois, « alors pourquoi pas Saint-Lô? ». De toute façon, pour faire mieux que l'an dernier, il faudra battre tout le monde.

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